Comprendre ensemble la probabilité conditionnelle, Bayes, la loi
binomiale et l’inférence statistique
La difficulté que tu rencontres est assez classique : tu as appris
plusieurs notions séparément — probabilité marginale, probabilité
conditionnelle, probabilité conjointe, vraisemblance, loi binomiale, a
priori et a posteriori — mais tu ne vois pas encore comment elles
s’articulent.
Nous allons construire un raisonnement unique, en partant de ton
image sur les fake news, puis en faisant le lien avec les hypothèses
statistiques \(H_0\) et \(H_1\), les données et la loi binomiale.
L’idée fondamentale à comprendre est la suivante :
La probabilité conditionnelle décrit une relation entre deux
événements. La règle de Bayes permet d’inverser cette relation pour
actualiser notre connaissance d’une hypothèse à partir des observations.
La loi binomiale peut servir à calculer la vraisemblance de ces
observations.
1. Commençons par comprendre A et B dans ton image
Ton document présente une étude sur les articles de presse et
l’utilisation des points d’exclamation dans leurs titres.
Deux caractéristiques sont étudiées :
- Le statut de l’article : est-il faux ou réel ?
- La présence d’un point d’exclamation dans son titre.
On définit deux événements.
| \(A\) |
L’article comporte un point d’exclamation dans son titre. |
| \(B\) |
L’article est une fake news (article faux). |
| \(B^c\) |
L’article est réel (complément de B). |
Attention : A et B sont des événements, pas encore des hypothèses
statistiques au sens d’un test \(H_0/H_1\).
Ton document fournit deux informations :
\[ P(AB)=0,2667 \]
\[ P(AB^c)=0,0222 \]
Décomposons ces expressions.
1.1 Que signifie P(A|B) ?
Cette notation se lit :
« Probabilité de A sachant B ».
En langage courant :
Quelle est la probabilité qu’un article contienne un point
d’exclamation sachant que nous savons déjà qu’il s’agit d’une fake news
?
La réponse est :
\[ P(AB)=0,2667=26,67\% \]
Cela signifie que parmi les articles faux, environ 26,67 % comportent
un point d’exclamation dans leur titre.
Le dénominateur de notre raisonnement est ici l’ensemble des articles
faux.
\(P(A|B) = \)
\(P(AB)===\)
\(P(B)\)
\(P(AB)\)
P(B)=0,37P(A∩B)=0,16P(A|B) ≈ 0,43A∩B is the part of B where A also
happens
Donner votre avis
1.2 Que signifie P(A|Bᶜ) ?
C’est exactement le même raisonnement, mais cette fois pour les
articles réels.
\[ P(AB^c)=0,0222=2,22\% \]
Cela signifie que parmi les articles réels, seulement 2,22 %
comportent un point d’exclamation dans leur titre.
On peut donc constater une différence importante :
| Article faux |
26,67 % |
| Article réel |
2,22 % |
Les points d’exclamation sont donc beaucoup plus fréquents dans les
titres des articles faux que dans ceux des articles réels.
Mais attention : cela ne signifie pas encore que 26,67 % des articles
comportant un point d’exclamation sont faux.
C’est précisément la distinction que Bayes nous permet de
comprendre.
2. Comprendre les cinq notations : P(A), P(B), P(A|B), P(B|A), P(A ∩
B)
C’est probablement le point le plus important de ton
apprentissage.
Il faut distinguer trois situations.
2.1 La probabilité marginale : P(A) et P(B)
Une probabilité marginale est une probabilité calculée sans tenir
compte de l’autre caractéristique.
Par exemple :
\[ P(A) \]
Signifie :
« Quelle est la probabilité de choisir un article qui comporte un
point d’exclamation, sans tenir compte du fait qu’il soit vrai ou faux ?
»
Et :
\[ P(B) \]
Signifie :
« Quelle est la probabilité de choisir un article qui est une fake
news, sans tenir compte de la présence d’un point d’exclamation ? »
La différence est importante :
- \(P(A)\) concerne la fréquence globale des points
d’exclamation.
- \(P(B)\) concerne la fréquence globale des fake news.
Ces probabilités ne sont pas données dans ton image.
Elles dépendent de la composition de l’ensemble des articles
étudiés.
2.2 La probabilité conditionnelle : P(A|B)
Nous connaissons maintenant le statut de l’article et nous cherchons
à connaître la probabilité de présence d’un point d’exclamation.
\[ P(AB) \]
Nous partons des articles faux et nous examinons combien comportent
un point d’exclamation.
2.3 La probabilité conditionnelle inversée : P(B|A)
C’est une autre question :
« Quelle est la probabilité qu’un article soit faux sachant que son
titre comporte un point d’exclamation ? »
\[ P(BA) \]
Cette fois, nous partons des articles qui comportent un point
d’exclamation et nous cherchons combien sont faux.
Attention à ne pas confondre :
\[ P(AB)P(BA) \]
Dans le premier cas, nous connaissons le statut de l’article et
cherchons la présence du point d’exclamation.
Dans le second cas, nous connaissons la présence du point
d’exclamation et cherchons le statut de l’article.
C’est une inversion du raisonnement, pas une simple inversion de
notation.
2.4 La probabilité conjointe : P(A ∩ B)
La probabilité conjointe signifie que les deux événements se
produisent simultanément.
\[ P(AB) \]
En langage courant :
« Quelle est la probabilité de sélectionner un article qui est faux
ET qui comporte un point d’exclamation ? »
C’est la combinaison des deux caractéristiques.
4. La règle de Bayes : pourquoi avons-nous besoin de P(A), P(B) et
P(B|A) ?
Reprenons notre question :
Un article comporte un point d’exclamation dans son titre. Quelle est
la probabilité qu’il s’agisse d’une fake news ?
Nous cherchons :
\[ P(BA) \]
Nous connaissons cependant les probabilités dans l’autre sens :
- \(P(AB)=0,2667\)
- \(P(AB^c)=0,0222\)
Nous devons donc inverser notre raisonnement.
\(P(A|B) = \)
\(P(AB)==0,68\)
\(P(A)\)
\(P(BA)\)
\(P(BA)\)
\(P(B)\)= 0,25
\(P(BA)\)= 0,17
\(P(BA)\)= 0,08
Donner votre avis
Pour bien comprendre cette formule, examinons le rôle de chacun de
ses éléments :
| \(P(BA)\) |
Probabilité que l’article soit faux sachant qu’il comporte un point
d’exclamation. |
| \(P(AB)\) |
Probabilité qu’un article faux comporte un point d’exclamation. |
| \(P(B)\) |
Probabilité qu’un article choisi soit faux avant de regarder son
titre. |
| \(P(A)\) |
Probabilité globale qu’un article comporte un point
d’exclamation. |
Il reste une question : comment calculer \(P(A)\) ?
4.1 Le rôle de la probabilité marginale dans Bayes
La probabilité marginale \(P(A)\) représente ici la probabilité
globale d’observer un point d’exclamation.
Pour la calculer, nous devons tenir compte des deux catégories
d’articles :
- Les articles faux.
- Les articles réels.
Nous utilisons la loi des probabilités totales :
\[ P(A)=P(AB)P(B)+P(ABc)P(Bc) \]
Pourquoi ?
Parce qu’un article comportant un point d’exclamation peut être soit
faux, soit réel. Ces deux possibilités couvrent l’ensemble des
articles.
Nous additionnons donc les deux probabilités conjointes.
Exemple numérique : valeurs choisies uniquement pour illustrer le
calcul.
Supposons que 20 % des articles de notre population soient faux.
Nous avons alors :
\[ P(B)=0,20 \]
\[ P(B^c)=0,80 \]
Les données de ton image restent inchangées :
\[ P(AB)=0,2667 \]
\[ P(AB^c)=0,0222 \]
Calculons la probabilité marginale :
\[ P(A)=(0,2667,20)+(0,0222,80) \]
\[ P(A)=0,05334+0,01776 \]
\[ \]
Cela signifie que 7,11 % de l’ensemble des articles comportent un
point d’exclamation.
Nous avons maintenant toutes les informations nécessaires.
4.2 Calcul de la probabilité inverse
Nous cherchons :
\[ P(BA) \]
Nous obtenons :
\[ P(BA)= \]
\[ \]
Résultat de l’exemple illustratif
La probabilité qu’un article soit faux sachant que son titre comporte
un point d’exclamation est de 75 %.
Pourquoi ce résultat est-il différent de 26,67 % ?
Parce que les deux pourcentages ne répondent pas à la même
question.
- 26,67 % : proportion de titres avec un point d’exclamation parmi les
articles faux.
- 75 % : proportion d’articles faux parmi ceux dont le titre comporte
un point d’exclamation.
C’est une distinction fondamentale en statistique.
Et surtout, observe le rôle de la probabilité marginale : elle permet
de tenir compte de la fréquence initiale des articles faux dans la
population.
Si seulement 1 % des articles étaient faux, le résultat de Bayes
serait très différent.
5. Maintenant, faisons le lien avec H0, H1 et l’inférence
bayésienne
C’est ici que les notions précédentes prennent tout leur sens pour
tes analyses statistiques.
Jusqu’ici, nous avons parlé de deux événements A et B.
En inférence statistique, nous pouvons remplacer ces événements par
des hypothèses et des données.
Prenons une nouvelle question de recherche.
Question scientifique : une pièce de monnaie est-elle équilibrée
?
Nous formulons deux hypothèses :
- \(H_0\) : la pièce est équilibrée.
- \(H_1\) : la pièce est biaisée.
Nous lançons la pièce 10 fois et observons 9 faces.
Appelons \(D\) les données observées :
\[ D=910 \]
Nous voulons savoir :
Quelle est la probabilité que notre hypothèse soit correcte compte
tenu des données observées ?
En notation bayésienne :
\[ P(H_0D) \]
ou
\[ P(H_1D) \]
Nous retrouvons exactement la logique de Bayes.
5.1 Correspondance entre les concepts
Voici comment les notions que nous avons vues se transposent :
| Événement A ou B |
Hypothèse \(H\) |
| Observation d’un événement |
Données \(D\) |
| \(P(H)\) |
Probabilité a priori |
| \(P(DH)\) |
Vraisemblance (likelihood) |
| \(P(D)\) |
Probabilité marginale des données (evidence) |
| \(P(HD)\) |
Probabilité a posteriori |
La correspondance essentielle est :
\[ \]
Examinons chaque étape.
5.2 Première étape : la probabilité a priori
Avant de lancer la pièce, nous devons attribuer une probabilité à nos
hypothèses.
Par exemple, choisissons :
\[ P(H_0)=0,50 \]
\[ P(H_1)=0,50 \]
Cela signifie que nous attribuons initialement 50 % de probabilité à
chaque hypothèse.
Ces valeurs sont des choix illustratifs, et non des résultats
calculés à partir des observations.
C’est ce que l’on appelle les probabilités a priori.
Elles représentent notre degré de croyance dans les hypothèses avant
d’intégrer les nouvelles données.
5.3 Deuxième étape : les données et la vraisemblance
Nous réalisons l’expérience :
- Nombre de lancers : \(n=10\).
- Nombre de faces : \(y=9\).
- Nombre de piles : \(1\).
Nous cherchons à déterminer si ces données sont compatibles avec
chacune des hypothèses.
Sous \(H_0\), la pièce est équilibrée :
\[ p=0,50 \]
Sous \(H_1\), il faut préciser ce que signifie « biaisée ».
Pour simplifier notre illustration, nous posons :
\[ p=0,90 \]
Cela signifie que, sous notre hypothèse alternative illustrative, la
probabilité d’obtenir face est de 90 % à chaque lancer.
Nous pouvons maintenant calculer :
\[ P(DH_0) \]
et
\[ P(DH_1) \]
Ces probabilités représentent la vraisemblance des données sous
chacune des hypothèses.
Autrement dit :
- Si la pièce est équilibrée, quelle est la probabilité d’obtenir 9
faces sur 10 ?
- Si la pièce a une probabilité de 90 % de tomber sur face, quelle est
la probabilité d’obtenir 9 faces sur 10 ?
C’est exactement le rôle de la likelihood.
5.4 Troisième étape : la probabilité a posteriori
Après avoir observé les données, nous actualisons nos probabilités
initiales.
Nous cherchons :
\[ P(H_0D) \]
et
\[ P(H_1D) \]
La probabilité a posteriori tient compte simultanément :
- De notre connaissance initiale : le prior.
- De la compatibilité des observations avec chaque hypothèse : la
likelihood.
- De la probabilité globale d’obtenir ces observations :
l’évidence.
C’est le mécanisme de mise à jour bayésienne.
6. Quel est le rapport avec la loi binomiale ?
Nous arrivons maintenant à un élément essentiel : comment calculer
concrètement la vraisemblance ?
C’est ici que la loi binomiale intervient.
La loi binomiale permet de calculer la probabilité d’observer un
certain nombre de succès sur un nombre déterminé d’essais indépendants,
lorsque la probabilité de succès reste constante.
Elle s’écrit :
\[ P(Y=y)=py(1-p){n-y} \]
Définissons chaque élément :
| \(n\) |
Nombre d’essais |
10 lancers |
| \(y\) |
Nombre de succès |
9 faces |
| \(p\) |
Probabilité d’un succès à chaque essai |
0,50 ou 0,90 |
| \(1-p\) |
Probabilité d’un échec |
0,50 ou 0,10 |
| \(\) |
Nombre de combinaisons possibles |
Nombre de façons d’obtenir 9 faces parmi 10 lancers |
Le succès est ici défini comme l’obtention de face. Nous aurions pu
choisir pile : c’est simplement une convention.
6.1 Pourquoi la loi binomiale est-elle adaptée ?
Elle repose sur trois conditions :
- Chaque essai est indépendant des autres.
- Chaque essai comporte deux résultats possibles : succès ou
échec.
- La probabilité de succès reste identique à chaque essai.
Ces trois conditions sont celles présentées dans ton cours sur les
distributions discrètes.
04_DistributionsProbabilite_Variables_Discretes.pdf
Dans notre exemple :
- Un lancer ne modifie pas la probabilité du lancer suivant.
- On obtient soit face, soit pile.
- La probabilité de face reste constante sous chaque hypothèse.
La loi binomiale est donc adaptée à cette expérience.
6.2 Calcul de la vraisemblance sous H0
Nous avons :
\[ n=10,y=9,p=0,50 \]
Nous appliquons la formule :
\[ P(DH_0)= (0,5)9(0,5)1 \]
Le coefficient binomial vaut :
\[ ==10 \]
Donc :
\[ P(DH_0)=10,5^9,5 \]
\[ \]
Cela signifie que si la pièce est équilibrée, la probabilité
d’obtenir exactement 9 faces sur 10 est d’environ 0,98 %.
C’est notre première vraisemblance.
6.3 Calcul de la vraisemblance sous H1
Nous avions défini :
\[ p=0,90 \]
Nous conservons les mêmes observations :
\[ n=10,y=9 \]
Nous obtenons :
\[ P(DH_1)= (0,9)9(0,1)1 \]
\[ =10,9^9,1 \]
\[ \]
Cette fois, la probabilité d’observer exactement 9 faces sur 10,
lorsque la probabilité de face est de 90 %, est d’environ 38,74 %.
Comparons :
| \(H_0 : p=0,50\) |
0,98 % |
| \(H_1 : p=0,90\) |
38,74 % |
Les données observées sont beaucoup plus vraisemblables sous
\(H_1\).
C’est exactement ce que nous cherchons à quantifier avec la
vraisemblance.
Visualisation de la vraisemblance
Probabilité d’obtenir exactement 9 faces sur 10 selon les deux
hypothèses.
H0 : p = 0,50
0.98 %
H1 : p = 0,90
38.74 %
Attention à une distinction importante :
La loi binomiale nous donne ici la probabilité des données sous une
hypothèse.
Elle ne nous donne pas directement la probabilité que l’hypothèse
soit vraie.
C’est précisément la raison pour laquelle nous avons besoin de la
règle de Bayes.
8. Le lien entre probabilité marginale et probabilité a priori : une
distinction essentielle
C’est une confusion qu’il faut absolument éviter.
Le terme « marginal » ne signifie pas toujours « a priori ».
Ce sont deux notions différentes.
Dans notre exemple :
- \(P(H_1)\) est la probabilité a priori de l’hypothèse \(H_1\).
- \(P(D)\) est la probabilité marginale des données.
- \(P(H_1D)\) est la probabilité a posteriori de \(H_1\).
Pourquoi appelle-t-on \(P(D)\) une probabilité marginale ?
Parce qu’elle est obtenue en additionnant les probabilités conjointes
associées à toutes les hypothèses possibles.
Autrement dit :
\[ P(D)=_i P(DH_i)P(H_i) \]
C’est une application directe de la loi des probabilités totales.
Il existe donc une continuité entre ce que tu as appris dans ton
cours de probabilités et ce que tu apprends maintenant en statistiques
bayésiennes.
La différence est surtout dans l’objet auquel nous appliquons le
raisonnement :
- En probabilités élémentaires, nous étudions des événements.
- En inférence bayésienne, nous étudions des hypothèses ou des
paramètres à partir de données.
10. Une précision supplémentaire : Bernoulli, binomiale et
Bayes
Ces trois notions sont liées, mais ne désignent pas la même
chose.
| Bernoulli |
Modélise un seul essai avec deux résultats possibles. |
| Binomiale |
Modélise le nombre de succès sur plusieurs essais indépendants. |
| Vraisemblance |
Évalue la compatibilité des données avec une valeur de paramètre ou
une hypothèse. |
| Bayes |
Combine vraisemblance et a priori pour obtenir une probabilité a
posteriori. |
La loi de Bernoulli est un cas particulier de la loi binomiale avec
\(n=1\).
Une ouverture importante pour la suite de ton cours
En statistique bayésienne, nous ne sommes pas obligés de considérer
uniquement deux hypothèses avec des valeurs fixes comme \(p=0,50\) et
\(p=0,90\).
Nous pouvons chercher à estimer directement le paramètre inconnu
\(p\).
Par exemple, nous pouvons envisager toutes les valeurs possibles
:
\[ 0p \]
Nous attribuons alors une distribution a priori à \(p\), et nous
cherchons sa distribution a posteriori après observation des
données.
Pour une variable binomiale, une distribution particulièrement
adaptée est la loi bêta.
On obtient alors le modèle bêta-binomiale :
- Loi bêta : distribution a priori du paramètre \(p\).
- Loi binomiale : modèle de génération des observations.
- Distribution bêta mise à jour : distribution a posteriori de
\(p\).
C’est une étape importante de ton cours, car on passe de la
comparaison de quelques hypothèses discrètes à l’estimation probabiliste
d’un paramètre continu.
13. Vérification de ta compréhension
Je te propose de vérifier que tu arrives maintenant à distinguer les
notions, sans faire de calcul compliqué.
QCM de compréhension
0/5 répondues
Question 1. Nous savons qu’un article est faux. Nous cherchons la
probabilité qu’il contienne un point d’exclamation. Quelle notation
utilisons-nous ?
P(B|A)
P(A|B)
P(A)
P(A ∩ B)
Question 2. Quelle est la différence entre P(A) et P(A|B) ?
Aucune différence
P(A) est une probabilité marginale, P(A|B) est conditionnelle
P(A) est toujours supérieure à P(A|B)
P(A|B) est une probabilité a priori
Question 3. Dans une analyse bayésienne, que représente P(H|D) ?
La vraisemblance
La probabilité a priori
La probabilité a posteriori
La probabilité marginale des données
Question 4. Quel est le rôle de la loi binomiale ?
Calculer directement le prior
Calculer la probabilité d’un nombre de succès sur n essais
Calculer systématiquement la probabilité a posteriori
Mesurer la moyenne d’une variable continue
Question 5. Dans la règle de Bayes, que représente P(D) ?
La probabilité a priori
La vraisemblance
La probabilité marginale des données
La probabilité a posteriori
Corriger mes réponses
Mon conseil pédagogique : ne cherche pas encore à mémoriser toutes
les formules simultanément. Maîtrise d’abord la différence entre
\(P(AB)\) et \(P(BA)\), puis entre \(P(DH)\) et \(P(HD)\). Ce sont les
deux inversions qui structurent tout le raisonnement bayésien.
Une fois cette distinction acquise, la loi binomiale, la
vraisemblance, le prior et le posterior deviennent beaucoup plus faciles
à relier.
3. Comment ces probabilités sont-elles reliées ?
Nous pouvons maintenant rassembler les notions dans un tableau.
Imaginons un tableau de contingence :
Ce tableau est fondamental.
Il permet de visualiser les trois types de probabilités :
Par exemple :
\[ P(AB)= \]
Cela signifie :
On prend la proportion d’articles qui sont simultanément faux et ponctués d’un point d’exclamation, puis on la rapporte à l’ensemble des articles faux.
La relation peut également être réarrangée :
\[ P(AB)=P(AB)P(B) \]
C’est la loi multiplicative des probabilités.
Ces relations figurent dans ton support de cours de probabilités, dans la partie consacrée aux probabilités conjointes, marginales et conditionnelles.
02_Probabilites_temp.pdf