Tableaux 1 à 4 du manuscrit. Trois analyses alternatives pour les tableaux 1 à 3 : ajustement sur le sexe, filles seulement, appariement. Échantillon : 425 adolescents hospitalisés.

Le problème posé par le relecteur

Deux groupes : 128 borderline et 297 témoins. Chez les borderline, 120 filles (93,8 %) et 8 garçons. Chez les témoins, 164 filles (55,2 %) et 133 garçons. Un écart peut donc venir du diagnostic, du sexe, ou des deux. Le relecteur demande un appariement sur le sexe, ou l’analyse chez les filles seulement.

Ce mélange concerne les tableaux 1 à 3, qui comparent les groupes sans ajustement. Le tableau 4, lui, prédisait déjà l’évaluation globale du fonctionnement (EGF) en incluant le sexe parmi les covariables. La question porte donc d’abord sur les différences de moyennes et de fréquences, et ensuite sur la stabilité du modèle de sévérité.

Comment les trois analyses alternatives sont faites

Ajustement sur le sexe. Sur les 425 patients, chaque variable est régressée sur deux prédicteurs, le groupe borderline et le sexe, sans interaction. Pour une variable binaire, c’est une régression logistique : la colonne « BPD effect » est l’odds ratio borderline contre témoin à sexe égal, avec son intervalle de confiance à 95 %. Pour un score continu, c’est une régression linéaire : la même colonne est la différence de moyennes, borderline moins témoin, à sexe égal. La colonne « Female effect » est l’effet d’être une fille plutôt qu’un garçon, à groupe égal. Les p-values sont celles du test de Wald. Les 8 garçons borderline et tous les témoins restent dans l’analyse.

Filles seulement. Les comparaisons de l’article sont refaites chez les 120 filles borderline et les 164 filles témoins, avec les mêmes tests : khi-deux de Pearson avec correction de continuité, et test de Welch. Les deux groupes ont le même sexe, donc un écart qui reste ne peut plus venir de là. Toutes les filles témoins sont conservées.

Appariement. Un appariement exact 1:1 sur le sexe, un témoin par cas (plus proche voisin, ordre aléatoire, graine 2026), donne 128 paires : 120 de filles et 8 de garçons. Il écarte 44 filles témoins et 125 garçons témoins. Le seul critère est le sexe, donc chaque fille témoin a la même probabilité d’être tirée, et une autre graine donnerait d’autres paires. Les tests sont appariés : Student pour les scores, McNemar sans correction de continuité pour les variables binaires.

Le seuil reste 5 %, sans correction pour comparaisons multiples, comme dans l’article. Dans les trois analyses alternatives, une p-value surlignée a changé de statut par rapport au tableau d’origine : jaune si elle n’est plus significative, vert si elle le devient. Les chiffres d’origine sont ceux imprimés dans le manuscrit. Les libellés d’items sont raccourcis ; la numérotation est celle du tableau 3. Le tableau 4 incluait déjà le sexe : il est remis tel quel, en une seule image.

Jaune : le seuil 0,05 est perdu Vert : le seuil 0,05 est gagné

Tableaux

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Tableau 1

Article d’origine Ajusté sur le sexe Filles seulement Apparié sur le sexe

Tableau 2

Article d’origine Ajusté sur le sexe Filles seulement Apparié sur le sexe

Tableau 3

Article d’origine Ajusté sur le sexe Filles seulement Apparié sur le sexe

Tableau 4

Une seule version : le sexe était déjà dans le modèle.

Article d’origine

Ce qui bouge

Aucune variable du tableau 1 ne change de seuil. L’abus sexuel reste significativement associé au borderline (OR ajusté 2,12 ; filles 43 % contre 26 %) et le sexe a un effet important (OR 4,08). Le nombre d’hospitalisations reste plus élevé. Négligence, autres abus, âge, durée de séjour et EGF du groupe restent non significatifs. À diagnostic égal, les filles ont un EGF un peu plus haut (+2,4 points).

Intensité et diversité ARFIL restent plus hautes après ajustement et chez les filles (+2,46 et +2,1 pour l’intensité ; diversité p < 0,001). Le sexe ne déplace pas ces scores. L’appariement garde la diversité et fait passer l’intensité à +1,62 (p = 0,148), dans le même sens. Amour/hostilité tient partout. Cohésion/conflit décroche seulement chez les filles (p = 0,0503). Autonomie/contrôle reste plate.

Huit items sur quatorze restent significatifs dans les trois analyses (1, 2, 7, 8, 11, 16, 21, 26). La culpabilisation (10) décroche seulement dans l’appariement. Manque de protection (6) et instabilité (14) décrochent seulement chez les filles. Séduction (15) et soutien (22) décrochent chez les filles et dans l’appariement. La surprotection (5) disparaît partout : c’est un effet de sexe (OR fille 0,52). L’item 30 n’apparaît que dans l’ajustement.

Addiction, boulimie, trouble du développement et trouble de l’attention restent significatifs partout. Le trouble de l’attention chez les filles est 8 contre 0 : le sens est clair, l’OR ajusté est instable. L’anxiété décroche seulement chez les filles (p = 0,104). Dépression et autres troubles de la personnalité deviennent significatifs dans les trois analyses : les filles sont plus souvent dépressives (OR 2,17), et à sexe égal les borderline le sont moins (OR 0,52).