Point intersect dashboard
Mise en place du protocole
Nous avons échantilloné 28 quadrats dans 3 habitats différents (mésique, humide et riverain) entre le 30 juillet et le 7 août. Tous les quadrats sont à l’intérieur d’une zone de ~16km^2. Chaque quadrat a été tiré aléatoirement à partir de polygones décrivant les trois habitats mentionnées. Voici la carte présentant ces polygones ainsi que les quadrats sélectionnés.
Déjà on remarque une belle erreur. Lorsque j’ai tiré aléatoirement ces points, j’ai nommé les quadrats mésiques comme riverain et inversement. Ce faisant, lorsque nous allions sur le terrain échantillonner du mésique, on se retrouvait en fait à un quadrat riverain. Cette erreur m’est passée sous le nez à cause d’un manque de détails dans mes cartes préliminaires.
Est-ce fatal? À discuter. La bordure des habitats riverains est toujours mésique ici, et je n’ai personnellement pas eu l’impression d’échantilloner du riverain à ces sites. La zone tampon autour des ruisseaux est assez large. Ceci dit, lorsque nous allions échantilloner des quadrats dits riverains, ceux-ci n’étais évidemment jamais dans un habitat riverain, donc nous déplacions le quadrat à un endroit qui nous semblait approprié. Ça brise un peu l’aspect aléatoire, mais on s’assurait quand même d’échantillonner du riverain.
Échantillonnage
Pour échantillonner la végétation, nous avons assemblé un quadrat de 100 points (10 lettres, 10 chiffres). Chaque point est défini par l’intersection des fils à pêche. Les fils sont doublés pour standardiser l’angle de la tige d’échantillonnage (elle s’appuie sur l’intersection du haut et du bas).
À chaque intersection, on abaisse la tige et on note chaque groupe avec laquelle elle entre en contact. Les groupes sont pour la plupart des familles de plantes, avec quelques exceptions. Pour les mousses, on a prit ce qui était facilement différenciable : Aulacomnium, Polytriques et Autres mousses. Chez les Salix, on y va à l’espèce, en spécifiant si l’on rencontre du bois ou une partie non-ligneuse (feuille, chaton). D’autres éléments sont notés, comme le contact avec des fèces (lemming brun, variable, oie), avec de la litière (souvent des feuilles de saules), du sol nu (ou croûte cryptogamique) et des plantes mortes mais encore debout (standing dead).
Au départ faire un quadrat prenait ~50 minutes. Toutefois, avec une enregistreuse vocale on tombe à 15-20 minutes avec un 5-10 minutes de retranscription à l’ordinateur une fois au camp. Ça se fait très bien et c’est assez facile de faire les 28 quadrats en quelques jours (3-4 jours-personnes).
Les quadrats sont présentement marqués par deux clous avec du flag. J’avais pensé mettre des piquets de bois à proximité mais le temps m’a manqué.
Données
Les données sont entrées en notant chaque groupe rencontré un à un point un à la suite de l’autre.
Avec un peu de code, on peut transformer tout ça en un jeu de données facile à analyser, où chaque ligne décrit si un groupe est rencontré ou non à un certain point dans un certain quadrat.
Figures
Voici ce qu’on obtient, par habitat, pour les différents groupes. Dans chaque quadrat, j’ai calculé la proportion de points où chaque groupe était rencontré.








