| Secteur | N total | N faible recherche | N accepte entretien |
|---|---|---|---|
| Université/Centre de recherche | 1083 | 106 | 79 |
| Services publics | 261 | 95 | 68 |
| Entreprise: Industrie et production | 260 | 64 | 36 |
| Entreprise: Services | 212 | 92 | 54 |
| Hôpital | 140 | 71 | 45 |
| Secteur privé non lucratif (ex. ONG) | 98 | 43 | 31 |
| Enseignement supérieur hors université | 82 | 53 | 42 |
| Éducation hors enseignement supérieur | 61 | 44 | 32 |
| Autre | 13 | 7 | 3 |
| **Total** | 2210 | 575 | 390 |
Analyse du sous-groupe à faible temps de recherche
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Profil des diplômés à faible temps de recherche
Présentation du sous-groupe
Ce document analyse le sous-groupe des diplômés ULB consacrant 0 à 20 % de leur temps professionnel à la recherche (n = 599). Il poursuit deux objectifs : (1) décrire la composition de ce sous-groupe selon le secteur d’emploi, le domaine doctoral et la raison invoquée pour le faible temps de recherche ; (2) vérifier l’absence de biais de sélection entre l’ensemble du sous-groupe et les répondants ayant accepté d’être contactés pour un entretien qualitatif (Q61_contact_for_interview == 1). Une forte similarité entre les deux distributions serait le signe d’un échantillon d’entretiens représentatif du sous-groupe.
Vue d’ensemble : effectifs par secteur
Représentativité sectorielle de l’échantillon d’entretiens
Le graphique ci-dessous compare la répartition sectorielle des diplômés à faible temps de recherche selon qu’ils ont ou non accepté un entretien. Si la composition sectorielle diffère sensiblement entre les deux groupes, les entretiens risquent de sur- ou sous-représenter certains milieux professionnels, ce qui limiterait la portée des conclusions qualitatives.
Les deux distributions sont à comparer secteur par secteur. Une divergence marquée pour un secteur donné — par exemple, une sur-représentation des diplômés en entreprise parmi les volontaires — indiquerait un biais potentiel dans l’échantillon qualitatif.
Représentativité disciplinaire de l’échantillon d’entretiens
Au-delà du secteur, il est important de vérifier que les trois grandes familles disciplinaires (Sciences Humaines et Sociales, Sciences Exactes et Naturelles, Sciences de la Vie et de la Santé) sont proportionnellement représentées parmi les volontaires aux entretiens. Des déséquilibres disciplinaires pourraient biaiser les récits recueillis, certaines disciplines entretenant des rapports distincts à la recherche.
Si les proportions par domaine restent proches entre les deux groupes, on peut conclure que la disposition à participer aux entretiens ne varie pas systématiquement selon la discipline, ce qui renforce la validité de l’échantillon qualitatif.
Représentativité selon la raison du faible temps de recherche
La raison pour laquelle un diplômé consacre peu de temps à la recherche — contrainte faute de poste plus orienté recherche, ou choix délibéré — est au cœur de la question qualitative. Il est donc particulièrement important de vérifier que les deux profils sont équitablement représentés parmi les volontaires aux entretiens. Un sur-échantillonnage des diplômés « par contrainte » ou « par choix » orienterait les récits recueillis dans une direction spécifique.
Dans l’ensemble du sous-groupe, les diplômés « par contrainte » sont majoritaires, ce qui reflète les difficultés d’insertion dans des postes intégrant davantage de recherche. Si les volontaires aux entretiens reproduisent cette distribution, les témoignages recueillis pourront être analysés en tenant compte du poids réel de chaque profil.
Poids du sous-groupe dans l’échantillon total
Cette section replace le sous-groupe à faible temps de recherche dans l’ensemble de l’échantillon. Pour chaque secteur et chaque domaine doctoral, deux informations sont superposées : le poids du secteur dans l’échantillon total (barre transparente) et la part du secteur dans le sous-groupe à faible temps de recherche, rapportée à l’ensemble de l’échantillon (barre pleine). L’écart entre les deux barres reflète le taux de « faible recherche » propre à ce secteur ou cette discipline.
Concentration du sous-groupe selon le secteur d’emploi
Le graphique révèle dans quels secteurs professionnels la faiblesse du temps de recherche est la plus répandue, en distinguant d’une part le poids du secteur dans l’échantillon et d’autre part sa contribution au sous-groupe étudié. Un secteur dont la barre pleine est proche de la barre transparente présente un taux de faible recherche élevé ; à l’inverse, un secteur où la barre pleine est nettement plus courte concentre des diplômés qui maintiennent une activité de recherche significative.
Les secteurs de l’éducation (hors enseignement supérieur), de l’enseignement supérieur non universitaire et des hôpitaux présentent les taux de faible recherche les plus élevés, souvent supérieurs à 50 %. À l’inverse, le secteur université/centre de recherche — qui représente près de la moitié de l’échantillon — affiche le taux le plus bas (moins de 10 %), ce qui signifie que les diplômés qui y travaillent maintiennent en grande majorité une activité de recherche substantielle. Le secteur des entreprises, tant dans l’industrie que dans les services, se situe dans une position intermédiaire, avec environ un quart à un tiers de diplômés à faible temps de recherche.
Concentration du sous-groupe selon le domaine doctoral
Ce graphique applique la même logique au domaine doctoral. Il permet de déterminer si certaines disciplines produisent structurellement plus de diplômés éloignés de la recherche, indépendamment du secteur dans lequel ils s’insèrent.
Les trois disciplines présentent des profils distincts. Les diplômés en Sciences de la Vie et de la Santé (SVS) et en Sciences Humaines et Sociales (SHS) tendent à afficher des taux de faible recherche plus élevés que ceux en Sciences Exactes et Naturelles (SEN), ce qui peut refléter à la fois des débouchés professionnels différents et des normes disciplinaires distinctes vis-à-vis de la recherche post-doctorale. Ces différences disciplinaires constituent un élément de contexte important pour l’interprétation des entretiens qualitatifs.