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Santé & Territoires
Cancer du sein en France

Analyse des facteurs géographiques, sociaux et épidémiologiques

Julie JULIEN • Laurine LAY • Mathilde PIERRE • Myriam TAUPIN - Avril 2026

🔬 Introduction

Le cancer du sein représente aujourd’hui l’un des cancers les plus fréquents en France et constitue un enjeu majeur de santé publique.

Dans ce projet, nous cherchons à analyser les principaux facteurs pouvant influencer le cancer du sein en France. Pour cela, nous nous appuyons sur des données statistiques afin de répondre à quatre problématiques essentielles : l’impact de la région de résidence, l’évolution de l’incidence et de la mortalité au cours des 25 dernières années, l’influence du contexte social, ainsi que le rôle du dépistage.

Chaque question est étudiée à l’aide de graphiques permettant de visualiser les tendances, comparer les territoires et mieux comprendre les inégalités observées. Cette approche visuelle facilite l’interprétation des données et met en évidence les facteurs clés liés au cancer du sein.


📊 Evolution sur 30 ans

Interprétation : Entre 1990 et 2020, l’incidence du cancer du sein augmente fortement, passant d’environ 30 000 à plus de 60 000 cas. En revanche, la mortalité progresse beaucoup plus lentement. Cela montre que, malgré plus de cas diagnostiqués, les progrès médicaux permettent de mieux soigner la maladie et de limiter les décès.


💼 Contexte social

Interprétation : Ce graphique montre que plus le niveau de vie est élevé, plus le nombre de cancers du sein détectés est important. À l’inverse, dans les milieux précaires, où le chômage et la pauvreté sont élevés, on constate beaucoup moins de cas recensés. Le graphique semble montrer que la richesse facilite l’accès au diagnostic, tandis que la précarité semble freiner la détection de la maladie.


🗺️ Impact géographique

Interprétation : Ce graphique illustre l’évolution du nombre de cas de cancer du sein dans les différentes régions françaises (métropole et Outre-mer) sur une période allant de 2017 à 2023. Il montre que les chiffres sont directement liés à la population de chaque territoire : les régions très peuplées comme l’Île-de-France enregistrent le plus de cas, tandis que les zones comme la Corse ou l’Outre-mer en comptent beaucoup moins. Globalement, les données restent très stables d’une année sur l’autre, sans augmentation ou baisse brutale sur la période observée.


🎯 Dépistage régional

Interprétation : Aucune région n’a atteint les 60% de dépistage, loin de l’objectif national de 80%. Les régions de l’Ouest dominent (Pays de la Loire ~58%), tandis que les territoires ultramarins et l’Île-de-France (~39%) sont les moins bien classés. L’écart de plus de 30 points entre la meilleure et la moins bonne région révèle de fortes inégalités territoriales d’accès au dépistage.


📌 Conclusion

Cette analyse met en lumière une double réalité concernant le cancer du sein en France.

D’une part, les données à l’échelle nationale sont encourageantes : bien que le nombre de cas ait fortement augmenté au cours des trente dernières années, la mortalité a été contenue. Cela témoigne de l’efficacité des progrès médicaux et de la prise en charge des patientes une fois la maladie diagnostiquée.

D’autre part, notre étude révèle de profondes inégalités dans la détection de la maladie, fortement corrélées au territoire et au niveau de vie :

  • Une fracture sociale : les données montrent que la précarité (chômage, pauvreté) constitue un frein majeur au diagnostic, limitant l’incidence recensée dans les milieux les moins favorisés par rapport aux milieux aisés.

  • Une fracture territoriale : l’accès et l’adhésion au dépistage varient drastiquement d’une région à l’autre. Avec un écart de près de 20 % entre les Pays de la Loire et l’Île-de-France ou les territoires ultramarins, aucune région ne s’approche de l’objectif national des 80 % de dépistage.

Ainsi, si la médecine permet aujourd’hui de mieux soigner le cancer du sein, l’enjeu majeur de santé publique réside désormais dans l’accessibilité. Pour améliorer la prévention et réduire ces disparités, les futures politiques de santé devront cibler en priorité les territoires les plus en retard et les populations les plus vulnérables, afin de garantir à toutes les femmes une égalité des chances face au diagnostic.