Voici les analogies et différences entre les structures factorielles des trois ACP (générale, hommes, femmes) :
Correspondances des items participant aux dimensions (on se base sur le top 6) :
Axe 1
Chez les trois ACP (générale, hommes, femmes), l’axe 1 est dominé par
les items de conflits parentaux
(c_disqualification_entre_parents,
c_conflits_parentaux_dans_la_fam,
c_enjeux_de_loyaute) et d’instabilité /
imprévisibilité parentale
(i_instabilite_relationnelle,
i_imprevisibilite_parentale,
e1_manque_protection_fiabilite_p).
La structure est très similaire entre hommes et femmes
: les mêmes items apparaissent systématiquement dans le Top 6, avec des
variations surtout d’ordre de contribution (chez les
femmes, c_conflits_parentaux_sur_enfant est un peu plus
contributif).
Axe 2
Pour les trois ACP, l’axe 2 est structuré par un noyau de
dévalorisation / invalidation émotionnelle et
culpabilisation (s1_devalorisation,
s1_invalidation_emotionnelle,
d_culpabilisation, s1_absence_de_soutien,
t_climat_de_peur_mefiance,
e1_abandon_reel_rejet_amour_cond).
Chez les hommes le climat de peur et les
préoccupations parentales excessives
(t_climat_de_peur_mefiance,
t_preoccupations_parentales_exce) sont plus discriminants,
tandis que chez les femmes ressortent davantage les thèmes
d’abandon / rejet et d’absence de
soutien (e1_abandon_reel_rejet_amour_cond,
s1_absence_de_soutien).
Globalement, l’axe 2 reste cependant très comparable
entre sexes, centré sur la qualité du climat émotionnel et les items de
valorisation/dévalorisation de l’enfant.
Axe 3
L’axe 3 regroupe, dans les trois analyses, les items de
proximité intrusive / emprise et de
surprotection / difficultés de séparation
(s2_proximite_intrusive, e2_relations_emprise,
e2_surprotection_enfant,
s2_difficultes_separation_,
t_report_par_le_parent,
d_instauration_climat_peur).
On retrouve un profil très cohérent entre hommes et
femmes : mêmes items dans le Top 6, avec quelques spécificités — par
exemple, chez les hommes, une mise en avant un peu plus forte de la
communication paradoxale et des conflits
parentaux sur l’enfant, alors que chez les femmes, la
surprotection et les difficultés de
séparation sont légèrement plus accentuées.
Dans l’ensemble, cet axe traduit, pour les deux sexes, une dynamique
d’emprise relationnelle et de frontières floues entre
parent et enfant.
En résumé, les trois axes montrent une structure largement commune entre hommes et femmes (mêmes familles d’items, mêmes thèmes centraux), avec des variations de poids relatifs qui suggèrent des accentuations spécifiques (conflits centrés sur l’enfant, climat de peur, abandon, surprotection, difficultés de séparation) selon le sexe.
Variance expliquée par dimension pour les trois ACP
Comparaison de la règle de Kaiser pour les trois ACP
Variance expliquée cumulée et seuils de référence pour les trois ACP
Ce rapport présente une analyse comparative des structures factorielles obtenues à partir de trois Analyses en Composantes Principales (ACP) :
L’objectif est d’identifier les analogies et différences entre ces trois structures, en se concentrant particulièrement sur les variables les plus contributives à chacune des trois dimensions factorielles.
La règle de Kaiser est un critère couramment utilisé pour déterminer le nombre de composantes à retenir dans une ACP. Selon cette règle, on ne retient que les composantes dont la valeur propre est supérieure à 1.
Comparaison de la règle de Kaiser pour les trois ACP
Règle de Kaiser - ACP Générale
Règle de Kaiser - ACP Hommes
Règle de Kaiser - ACP Femmes
| ACP | N_valeurs_propres_1 | Valeur_propre_1 | Valeur_propre_2 | Valeur_propre_3 | Valeur_propre_4 | Valeur_propre_5 |
|---|---|---|---|---|---|---|
| Générale | 8 | 5.809 | 2.585 | 2.284 | 1.478 | 1.436 |
| Hommes | 8 | 5.995 | 2.600 | 2.432 | 1.755 | 1.560 |
| Femmes | 8 | 5.768 | 2.712 | 2.317 | 1.575 | 1.392 |
Interprétation : - Le nombre de valeurs propres > 1 indique combien de composantes devraient être retenues selon la règle de Kaiser - Si ce nombre est supérieur à 3, cela suggère qu’on pourrait retenir plus de composantes - Si ce nombre est inférieur à 3, cela suggère qu’on pourrait retenir moins de composantes - Si ce nombre est égal à 3, le choix de 3 axes est justifié par la règle de Kaiser
Plusieurs critères complémentaires peuvent être utilisés pour déterminer le nombre optimal de composantes à retenir. Cette section présente une synthèse de ces critères pour les trois ACP.
| ACP | Kaiser | Pour_70pct | Pour_80pct | Pour_90pct | Variance_3_axes | Variance_5pct_par_comp | Coude_estime |
|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Générale | 8 | 13 | 18 | 23 | 35.6 | 3 | 3 |
| Hommes | 8 | 12 | 16 | 21 | 36.8 | 5 | 3 |
| Femmes | 8 | 13 | 17 | 23 | 36.0 | 4 | 3 |
Légende : - Kaiser : Nombre de valeurs propres > 1 - Pour_70pct / 80pct / 90pct : Nombre de composantes nécessaires pour expliquer 70%, 80% ou 90% de la variance - Variance_3_axes : Pourcentage de variance expliquée avec 3 axes - Variance_5pct_par_comp : Nombre de composantes expliquant au moins 5% de variance chacune - Coude_estime : Estimation du “coude” dans le scree plot (point de changement de pente)
Ce graphique montre l’évolution de la variance expliquée cumulée en fonction du nombre de composantes retenues, avec des seuils de référence à 70%, 80% et 90%.
Variance expliquée cumulée par nombre de composantes - Comparaison des trois ACP
Interprétation : - Les lignes horizontales indiquent les seuils de 70%, 80% et 90% de variance expliquée - L’intersection avec les courbes indique le nombre de composantes nécessaires pour atteindre chaque seuil - Avec 3 axes, on explique environ 36% de la variance totale - Pour expliquer 70% de la variance, il faudrait retenir 12-13 composantes - Pour expliquer 80% de la variance, il faudrait retenir 16-18 composantes
Les graphiques suivants combinent plusieurs critères pour faciliter la décision :
Scree Plot avec critères - ACP Générale
Scree Plot avec critères - ACP Hommes
Scree Plot avec critères - ACP Femmes
Éléments visuels : - Ligne rouge pointillée : Seuil de Kaiser (valeur propre = 1) - Ligne verte pointillée : Estimation du “coude” (changement de pente) - Points verts : Valeurs propres > 1 (selon Kaiser) - Points rouges : Valeurs propres ≤ 1
| Critère | Générale | Hommes | Femmes |
|---|---|---|---|
| Règle de Kaiser | 8 composantes | 8 composantes | 8 composantes |
| Coude (Scree Plot) | 3 composantes | 3 composantes | 3 composantes |
| Variance avec 3 axes | 35.6% | 36.8% | 36.0% |
| Composantes ≥5% chacune | 3 | 5 | 4 |
Règle de Kaiser : Suggère de retenir 8 composantes pour toutes les ACP, ce qui est supérieur au choix actuel de 3 axes.
Scree Plot (Coude) : Le coude est estimé à 3 composantes pour toutes les ACP, ce qui justifie le choix actuel de 3 axes.
Variance expliquée : Avec 3 axes, on capture environ 36% de la variance totale, ce qui est relativement faible. Pour expliquer 70% de la variance, il faudrait retenir 12-13 composantes.
Variance par composante : 3-5 composantes expliquent au moins 5% de variance chacune, ce qui est cohérent avec le choix de 3 axes.
Le choix de 3 axes est justifié par le coude du scree plot, qui est le critère visuel le plus utilisé en pratique. Cependant :
Recommandation : Le choix de 3 axes est acceptable pour une analyse exploratoire et pour des raisons d’interprétabilité, même si d’autres critères suggèrent un nombre plus élevé. Si l’objectif est d’expliquer plus de variance, on pourrait envisager de retenir plus de composantes (par exemple 5-6 pour expliquer environ 50% de la variance).
Variance expliquée par dimension pour les trois ACP
Cette visualisation permet de comparer la quantité de variance expliquée par chaque dimension dans les trois analyses. Des différences importantes peuvent indiquer des structures factorielles distinctes entre les groupes.
| Rang | Variable_Generale | Loading_Generale | Contrib_Generale | Variable_Hommes | Loading_Hommes | Contrib_Hommes | Variable_Femmes | Loading_Femmes | Contrib_Femmes |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| 1 | c_disqualification_entre_parents | 0.741 | 12.16 | c_conflits_parentaux_dans_la_fam | 0.681 | 10.89 | c_disqualification_entre_parents | 0.752 | 12.84 |
| 2 | c_conflits_parentaux_dans_la_fam | 0.735 | 11.98 | c_enjeux_de_loyaute | 0.679 | 10.84 | c_conflits_parentaux_dans_la_fam | 0.734 | 12.22 |
| 3 | c_enjeux_de_loyaute | 0.715 | 11.35 | i_instabilite_relationnelle | 0.664 | 10.36 | c_enjeux_de_loyaute | 0.710 | 11.44 |
| 4 | i_imprevisibilite_parentale | 0.644 | 9.20 | i_imprevisibilite_parentale | 0.664 | 10.35 | i_imprevisibilite_parentale | 0.629 | 8.99 |
| 5 | i_instabilite_relationnelle | 0.627 | 8.72 | c_disqualification_entre_parents | 0.640 | 9.63 | c_conflits_parentaux_sur_enfant | 0.593 | 7.97 |
| 6 | e1_manque_protection_fiabilite_p | 0.587 | 7.64 | e1_manque_protection_fiabilite_p | 0.591 | 8.21 | i_instabilite_relationnelle | 0.586 | 7.79 |
| 7 | c_conflits_parentaux_sur_enfant | 0.553 | 6.78 | e1_abandon_reel_rejet_amour_cond | 0.580 | 7.90 | i_incoherences_educatives | 0.547 | 6.79 |
| 8 | i_incoherences_educatives | 0.511 | 5.78 | p_parentification_des_enfants | 0.502 | 5.93 | e1_manque_protection_fiabilite_p | 0.541 | 6.63 |
| 9 | e1_abandon_reel_rejet_amour_cond | 0.505 | 5.66 | t_menaces_suicidaires_parentale | 0.496 | 5.77 | e1_gdes_difficultes_a_imposer_de | 0.475 | 5.12 |
| 10 | p_parentification_des_enfants | 0.422 | 3.96 | c_conflits_parentaux_sur_enfant | 0.417 | 4.08 | e1_abandon_reel_rejet_amour_cond | 0.422 | 4.04 |
Comparaison des contributions des variables - Dimension 1
Heatmap comparative des loadings – dimension 1 (garçons vs filles)
Contributions à la dimension 1 – comparaison garçons / filles (un point par groupe et par item)
La heatmap compare les loadings de chaque item sur la dimension 1 entre les ACP garçons et filles (deux lignes). Les colonnes sont classées par importance décroissante (valeur absolue maximale entre les deux groupes). Les cases indiquent la valeur du loading ; des couleurs proches entre les deux lignes signalent un rôle similaire de l’item sur cet axe.
Corrélation des loadings : Générale vs Hommes - Dimension 1
Corrélation des loadings : Générale vs Femmes - Dimension 1
Corrélation des loadings : Hommes vs Femmes - Dimension 1
| Rang | Variable_Generale | Loading_Generale | Contrib_Generale | Variable_Hommes | Loading_Hommes | Contrib_Hommes | Variable_Femmes | Loading_Femmes | Contrib_Femmes |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| 1 | s1_devalorisation | 0.658 | 12.81 | s1_devalorisation | 0.651 | 12.52 | s1_invalidation_emotionnelle | 0.672 | 12.18 |
| 2 | s1_invalidation_emotionnelle | 0.626 | 11.59 | d_culpabilisation | 0.606 | 10.84 | s1_devalorisation | 0.665 | 11.92 |
| 3 | d_culpabilisation | 0.615 | 11.18 | t_climat_de_peur_mefiance | 0.603 | 10.75 | s1_absence_de_soutien | 0.639 | 10.99 |
| 4 | s1_absence_de_soutien | 0.580 | 9.95 | t_preoccupations_parentales_exce | 0.541 | 8.63 | d_culpabilisation | 0.634 | 10.83 |
| 5 | t_climat_de_peur_mefiance | 0.543 | 8.71 | s1_invalidation_emotionnelle | 0.522 | 8.06 | e1_abandon_reel_rejet_amour_cond | 0.558 | 8.39 |
| 6 | e1_abandon_reel_rejet_amour_cond | 0.489 | 7.07 | s1_absence_de_soutien | 0.451 | 6.01 | t_climat_de_peur_mefiance | 0.532 | 7.63 |
| 7 | t_preoccupations_parentales_exce | 0.463 | 6.34 | e1_abandon_reel_rejet_amour_cond | 0.414 | 5.06 | e2_exigences_demesurees | 0.449 | 5.43 |
| 8 | e2_exigences_demesurees | 0.392 | 4.55 | e1_gdes_difficultes_a_imposer_de | 0.383 | 4.32 | t_preoccupations_parentales_exce | 0.416 | 4.67 |
| 9 | e1_manque_protection_fiabilite_p | 0.342 | 3.45 | e1_manque_protection_fiabilite_p | 0.379 | 4.25 | e2_relations_emprise | 0.377 | 3.82 |
| 10 | e2_relations_emprise | 0.340 | 3.41 | i_incoherences_educatives | 0.331 | 3.23 | i_communication_paradoxale | 0.375 | 3.79 |
Comparaison des contributions des variables - Dimension 2
Heatmap comparative des loadings – dimension 2 (garçons vs filles)
Contributions à la dimension 2 – comparaison garçons / filles
Corrélation des loadings : Générale vs Hommes - Dimension 2
Corrélation des loadings : Générale vs Femmes - Dimension 2
Corrélation des loadings : Hommes vs Femmes - Dimension 2
| Rang | Variable_Generale | Loading_Generale | Contrib_Generale | Variable_Hommes | Loading_Hommes | Contrib_Hommes | Variable_Femmes | Loading_Femmes | Contrib_Femmes |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| 1 | s2_proximite_intrusive | 0.659 | 15.62 | e2_relations_emprise | 0.647 | 12.38 | s2_proximite_intrusive | 0.680 | 17.23 |
| 2 | e2_relations_emprise | 0.589 | 12.48 | s2_proximite_intrusive | 0.557 | 9.16 | e2_surprotection_enfant | 0.546 | 11.13 |
| 3 | e2_surprotection_enfant | 0.542 | 10.54 | c_conflits_parentaux_sur_enfant | 0.524 | 8.11 | e2_relations_emprise | 0.545 | 11.10 |
| 4 | t_report_par_le_parent | 0.515 | 9.52 | t_report_par_le_parent | 0.511 | 7.71 | s2_difficultes_separation_ | 0.510 | 9.71 |
| 5 | s2_difficultes_separation_ | 0.504 | 9.14 | i_communication_paradoxale | 0.511 | 7.71 | t_report_par_le_parent | 0.501 | 9.36 |
| 6 | d_instauration_climat_peur | 0.485 | 8.46 | e2_surprotection_enfant | 0.498 | 7.33 | d_instauration_climat_peur | 0.497 | 9.21 |
| 7 | t_contexte_familial_traumatique | 0.371 | 4.95 | c_disqualification_entre_parents | 0.484 | 6.92 | t_contexte_familial_traumatique | 0.397 | 5.89 |
| 8 | c_conflits_parentaux_sur_enfant | 0.352 | 4.46 | s2_difficultes_separation_ | 0.475 | 6.66 | s2_attitudes_de_seduction_intraf | 0.331 | 4.09 |
| 9 | s2_attitudes_de_seduction_intraf | 0.344 | 4.26 | c_enjeux_de_loyaute | 0.456 | 6.14 | t_recherche_excessive_de_symptom | 0.326 | 3.97 |
| 10 | i_communication_paradoxale | 0.341 | 4.17 | s2_attitudes_de_seduction_intraf | 0.439 | 5.71 | c_conflits_parentaux_sur_enfant | 0.303 | 3.42 |
Comparaison des contributions des variables - Dimension 3
Heatmap comparative des loadings – dimension 3 (garçons vs filles)
Contributions à la dimension 3 – comparaison garçons / filles
Corrélation des loadings : Générale vs Hommes - Dimension 3
Corrélation des loadings : Générale vs Femmes - Dimension 3
Corrélation des loadings : Hommes vs Femmes - Dimension 3
Les indices de congruence factorielle (phi de Tucker) mesurent la
similarité entre deux dimensions (deux vecteurs de
loadings) appartenant à deux ACP différentes.
Ici, on compare systématiquement, pour chaque dimension :
La valeur dans chaque case correspond donc au croisement d’une ligne (Groupe1) et d’une colonne (Groupe2), pour une dimension donnée.
## ### Dim1
##
##
## ### Dim2
##
##
## ### Dim3
Interprétation : - La diagonale (Groupe1 = Groupe2) vaut toujours 1 (comparaison d’un groupe avec lui-même) - Plus la valeur est proche de 1, plus les deux dimensions sont similaires (structure proche) - > 0.95 : Structure très similaire (excellente congruence) - 0.85 - 0.95 : Structure similaire (bonne congruence) - 0.70 - 0.85 : Structure modérément similaire (congruence acceptable) - < 0.70 : Structure différente (faible congruence)
| Dimension | Rang | Générale | Hommes | Femmes |
|---|---|---|---|---|
| Dim 1 | 1 | c_disqualification_entre_parents (12.2%) | c_conflits_parentaux_dans_la_fam (10.9%) | c_disqualification_entre_parents (12.8%) |
| Dim 1 | 2 | c_conflits_parentaux_dans_la_fam (12%) | c_enjeux_de_loyaute (10.8%) | c_conflits_parentaux_dans_la_fam (12.2%) |
| Dim 1 | 3 | c_enjeux_de_loyaute (11.3%) | i_instabilite_relationnelle (10.4%) | c_enjeux_de_loyaute (11.4%) |
| Dim 1 | 4 | i_imprevisibilite_parentale (9.2%) | i_imprevisibilite_parentale (10.4%) | i_imprevisibilite_parentale (9%) |
| Dim 1 | 5 | i_instabilite_relationnelle (8.7%) | c_disqualification_entre_parents (9.6%) | c_conflits_parentaux_sur_enfant (8%) |
| Dim 1 | 6 | e1_manque_protection_fiabilite_p (7.6%) | e1_manque_protection_fiabilite_p (8.2%) | i_instabilite_relationnelle (7.8%) |
| Dim 2 | 1 | s1_devalorisation (12.8%) | s1_devalorisation (12.5%) | s1_invalidation_emotionnelle (12.2%) |
| Dim 2 | 2 | s1_invalidation_emotionnelle (11.6%) | d_culpabilisation (10.8%) | s1_devalorisation (11.9%) |
| Dim 2 | 3 | d_culpabilisation (11.2%) | t_climat_de_peur_mefiance (10.7%) | s1_absence_de_soutien (11%) |
| Dim 2 | 4 | s1_absence_de_soutien (10%) | t_preoccupations_parentales_exce (8.6%) | d_culpabilisation (10.8%) |
| Dim 2 | 5 | t_climat_de_peur_mefiance (8.7%) | s1_invalidation_emotionnelle (8.1%) | e1_abandon_reel_rejet_amour_cond (8.4%) |
| Dim 2 | 6 | e1_abandon_reel_rejet_amour_cond (7.1%) | s1_absence_de_soutien (6%) | t_climat_de_peur_mefiance (7.6%) |
| Dim 3 | 1 | s2_proximite_intrusive (15.6%) | e2_relations_emprise (12.4%) | s2_proximite_intrusive (17.2%) |
| Dim 3 | 2 | e2_relations_emprise (12.5%) | s2_proximite_intrusive (9.2%) | e2_surprotection_enfant (11.1%) |
| Dim 3 | 3 | e2_surprotection_enfant (10.5%) | c_conflits_parentaux_sur_enfant (8.1%) | e2_relations_emprise (11.1%) |
| Dim 3 | 4 | t_report_par_le_parent (9.5%) | t_report_par_le_parent (7.7%) | s2_difficultes_separation_ (9.7%) |
| Dim 3 | 5 | s2_difficultes_separation_ (9.1%) | i_communication_paradoxale (7.7%) | t_report_par_le_parent (9.4%) |
| Dim 3 | 6 | d_instauration_climat_peur (8.5%) | e2_surprotection_enfant (7.3%) | d_instauration_climat_peur (9.2%) |
Ce tableau synthétique permet d’identifier rapidement : - Les variables qui apparaissent dans les top 6 pour plusieurs groupes (analogies) - Les variables spécifiques à un groupe (différences)
La comparaison des ACP réalisées séparément chez les garçons et les filles indique une structure factorielle largement commune à trois dimensions (conflits et instabilité familiale ; climat émotionnel délétère ; emprise et proximité intrusive), avec des indices de congruence hommes–femmes élevés sur les axes 1 et 2 (φ ≈ 0,93–0,94) et un peu plus bas sur l’axe 3 (φ ≈ 0,87), sans remettre en cause l’interprétation globale de l’échelle pour les deux groupes. Les mêmes familles d’items dominent le top des contributeurs ; les écarts portent surtout sur des différences de poids relatifs, en ligne avec les contrastes déjà observés item par item : chez les filles, l’invalidation émotionnelle occupe la première place sur l’axe 2, avec une place plus marquée de l’absence de soutien et de l’abandon/rejet ; le manque de protection/fiabilité parentale est un peu moins central sur l’axe 1 (huitième rang contre sixième chez les garçons). Chez les garçons, l’axe 2 met davantage en avant le climat de peur et les préoccupations parentales excessives ; l’axe 3 souligne l’emprise relationnelle et les conflits parentaux centrés sur l’enfant, tandis que la surprotection et les difficultés de séparation ressortent un peu plus chez les filles sur cet axe. Ces nuances rejoignent les contrastes déjà observés item par item : davantage de surprotection chez les garçons, et chez les filles une invalidation affective plus marquée ainsi qu’une moindre place de la protection parentale dans la structure factorielle. Dans l’ensemble, ces résultats plaident pour une même structure interprétable pour les deux sexes, avec des nuances d’accentuation plutôt qu’une réorganisation factorielle.
Indices de congruence factorielle (φ de Tucker) entre les ACP garçons et filles, par dimension
Pour chaque axe, le graphique ci-dessous reprend le format des contributions par item, en ne conservant que les quatre items dont l’écart de contribution entre garçons et filles est le plus élevé sur cet axe (|contribution garçons − contribution filles|).
Quatre items à plus forte disparité de contribution par axe (garçons vs filles)
Loadings – dimension 1 (garçons vs filles)
Contributions – dimension 1 (garçons vs filles)
Loadings – dimension 2 (garçons vs filles)
Contributions – dimension 2 (garçons vs filles)
Loadings – dimension 3 (garçons vs filles)
Contributions – dimension 3 (garçons vs filles)
Cette analyse comparative révèle les analogies et différences entre les structures factorielles des trois ACP. Les principaux points à retenir :
Ces résultats permettent de mieux comprendre si la structure factorielle est invariante entre les groupes (hommes/femmes) ou si des différences significatives existent, ce qui pourrait nécessiter des interprétations distinctes selon le sexe.
En nous basant sur le Top 6 des variables contributives (section 5), on observe un noyau commun très stable entre hommes et femmes, avec quelques nuances importantes :
Axe 1 – Conflits et instabilité familiale
Chez les trois ACP (générale, hommes, femmes), l’axe 1 est dominé par
les items de conflits parentaux
(c_disqualification_entre_parents,
c_conflits_parentaux_dans_la_fam,
c_enjeux_de_loyaute) et d’instabilité /
imprévisibilité parentale
(i_instabilite_relationnelle,
i_imprevisibilite_parentale,
e1_manque_protection_fiabilite_p).
La structure est très similaire entre hommes et femmes
: les mêmes items apparaissent systématiquement dans le Top 6, avec des
variations surtout d’ordre de contribution (chez les
femmes, c_conflits_parentaux_sur_enfant est un peu plus
contributif.
Axe 2 – Dévalorisation, invalidation et climat émotionnel
négatif
Pour les trois ACP, l’axe 2 est structuré par un noyau de
dévalorisation / invalidation émotionnelle et
culpabilisation (s1_devalorisation,
s1_invalidation_emotionnelle,
d_culpabilisation, s1_absence_de_soutien,
t_climat_de_peur_mefiance,
e1_abandon_reel_rejet_amour_cond).
Chez les hommes le climat de peur et les
préoccupations parentales excessives
(t_climat_de_peur_mefiance,
t_preoccupations_parentales_exce) sont plus discriminants,
tandis que chez les femmes ressortent davantage les thèmes
d’abandon / rejet et d’absence de
soutien (e1_abandon_reel_rejet_amour_cond,
s1_absence_de_soutien).
Globalement, l’axe 2 reste cependant très comparable
entre sexes, centré sur la qualité du climat émotionnel et les items de
valorisation/dévalorisation de l’enfant.
Axe 3 – Proximité intrusive, emprise et difficultés de
séparation
L’axe 3 regroupe, dans les trois analyses, les items de
proximité intrusive / emprise et de
surprotection / difficultés de séparation
(s2_proximite_intrusive, e2_relations_emprise,
e2_surprotection_enfant,
s2_difficultes_separation_,
t_report_par_le_parent,
d_instauration_climat_peur).
On retrouve un profil très cohérent entre hommes et
femmes : mêmes items dans le Top 6, avec quelques spécificités — par
exemple, chez les hommes, une mise en avant un peu plus forte de la
communication paradoxale et des conflits
parentaux sur l’enfant, alors que chez les femmes, la
surprotection et les difficultés de
séparation sont légèrement plus accentuées.
Dans l’ensemble, cet axe traduit, pour les deux sexes, une dynamique
d’emprise relationnelle et de frontières floues entre
parent et enfant.
En résumé, les trois axes montrent une structure largement commune entre hommes et femmes (mêmes familles d’items, mêmes thèmes centraux), avec des variations de poids relatifs qui suggèrent des accentuations spécifiques (conflits centrés sur l’enfant, climat de peur, abandon, surprotection, difficultés de séparation) selon le sexe.
Rapport généré le 2026-05-18