Oui — ton intuition est bonne, et tu décris très exactement la logique TDMA du GSM… avec juste deux-trois subtilités qui font toute la différence sur la capacité réelle.
Commençons par poser le décor radio.
En GSM :
Par convention, TS0 est réservé au contrôle :
Donc sur un TRX “classique” :
👉 7 timeslots utiles max pour du trafic (voix/SMS/data)
C’est exactement ce que tu dis.
Dans le cas le plus basique (pas de GPRS multislot exotique, pas de TCH half-rate, pas de tricks opérateur) :
Capacité simultanée ≈ N_TRX × 7
Exemple :
Et ainsi de suite.
Ça, c’est la capacité TDMA brute.
Ce que tu touches du doigt avec :
f(SNR, LNA, duplexers, amplification)
…c’est le point crucial : la cellule est presque toujours limitée par le lien radio, pas par les slots.
En pratique, la charge max d’une BTS est bornée par :
Donc :
Tout ça détermine :
👉 jusqu’où une UE peut rester synchro ET décoder correctement.
Quand le SNR chute :
C’est l’effet “respiration de cellule”.
Même avec 8 slots libres :
si tes voisines réutilisent la même ARFCN trop près → C/I trop mauvais → appels qui tombent.
Donc capacité réelle = fonction de :
Pas juste TRX × 7.
Quelques nuances :
Donc le modèle “1 slot = 1 user” est vrai… mais seulement pour TCH full-rate.
Plus ta cellule est grande :
→ plus les mobiles arrivent faibles → plus ils montent en puissance → plus ils polluent le bruit → moins tu peux charger
C’est une loi quasi physique :
cellule large = peu d’utilisateurs cellule petite = beaucoup d’utilisateurs
D’où :
Oui :
Mais :
la capacité réelle d’une BTS est dominée par le SNR et les interférences, pas par le nombre de slots.
TDMA donne un plafond théorique. Le RF fixe le plafond réel.
Et fun fact que tu apprécieras probablement vu tes bidouilles Osmocom/QEMU : sur un BTS perso, tu touches cette limite très vite — bien avant d’avoir rempli tous tes slots — simplement à cause du bruit et du front-end RF. C’est là que la radio te rappelle qu’elle est analogique, capricieuse… et délicieusement cruelle.
Bienvenue dans la jungle électromagnétique 🧠📡