RESUME
En Afrique de l’Ouest, la famine reste une menace persistante liée à des facteurs multiples. Une Analyse en Composantes Principales sur 16 pays de la CEDEAO révèle trois profils de vulnérabilité associés à la sous-alimentation, la pauvreté, l’accès aux soins et l’instabilité. La mortalité, notamment infantile, apparaît fortement liée aux faiblesses des systèmes alimentaires et sanitaires, soulignant l’urgence d’actions régionales coordonnées.
Dans le monde entier, et plus particulièrement en Afrique de l’Ouest, la famine [1] constitue une crise persistante qui entraîne une hausse alarmante du taux de mortalité. Cette situation préoccupante résulte d’une combinaison complexe de facteurs économiques, sociaux, environnementaux et politiques. Selon diverses études, des millions de personnes souffrent de sous-alimentation chronique, ce qui fragilise leur état de santé et augmente considérablement leur vulnérabilité aux maladies et à la mortalité précoce. La famine [1] ne se manifeste pas seulement par une insuffisance alimentaire, mais aussi par des effets secondaires tels que la malnutrition aiguë, l’affaiblissement du système immunitaire et une hausse significative du taux de mortalité infantile (TMI). L’accès limité aux soins de santé (A.S. S), l’insécurité alimentaire (INSE.ALIM), la croissance démographique rapide (CRSCE.DEMO), ainsi que la pauvreté et le chômage constituent des éléments aggravants qui amplifient les effets dévastateurs de la famine. De plus, l’absence d’eau potable (EAU.POTABLE) et la persistance de conflits armés (STATU.D. G) contribuent à exacerber cette situation, rendant difficile toute amélioration durable. Face à ces défis, il est crucial d’identifier les principaux facteurs à l’origine de cette crise et d’analyser leur impact sur le taux de mortalité en Afrique de l’Ouest. Cette étude vise ainsi à répondre aux questions suivantes : Quels sont les facteurs majeurs qui influencent la mortalité liée à la famine ? Quels sont les impacts de l’insécurité alimentaire sur les populations vulnérables ? Quels sont les mécanismes pouvant être mis en place pour atténuer ces effets et assurer une meilleure résilience face aux crises alimentaires ? Afin de répondre à ces interrogations, une revue de la littérature sera réalisée pour mettre en évidence la prévalence de la famine et ses conséquences dans chaque pays d’Afrique de l’Ouest. Nous exposerons d’abord la méthodologie adoptée pour la collecte et l’analyse des données. Ensuite, nous examinerons la zone d’étude en présentant des résultats spatialisés. Enfin, nous analyserons et interpréterons les résultats obtenus afin de formuler des recommandations visant à réduire la mortalité liée à la famine et améliorer la sécurité alimentaire dans la région.
library(RColorBrewer)
library(GGally)
## Registered S3 method overwritten by 'GGally':
## method from
## +.gg ggplot2
##
## Attaching package: 'GGally'
## The following object is masked from 'package:pander':
##
## wrap
Marquant la première étape de notre étude, ce chapitre vise à identifier, dans un premier temps, les différents objectifs et résultats attendus associés au thème choisi et, dans un second temps, à fournir une généralité sur les variables afin de justifier leur choix.
Objectifs de l’étude : L’objectif général de cette étude est d’analyser les causes et les conséquences du taux de mortalité lié à la famine en Afrique de l’Ouest et de proposer des solutions durables pour y remédier. Les objectifs spécifiques sont les suivants : - Identifier les populations les plus touchées par la famine et la mortalité associée. - Évaluer le taux de mortalité infantile et globale dans les zones affectées. - Analyser les facteurs économiques, sociaux et environnementaux contribuant à l’insécurité alimentaire [3]. - Examiner l’impact de l’accès aux soins de santé et à l’eau potable sur la mortalité liée à la famine. - Proposer des stratégies d’atténuation et des recommandations pour réduire la mortalité et améliorer la sécurité alimentaire.
Méthodologie : La méthodologie décrit les méthodes et outils utilisés pour collecter et analyser les données en lien avec notre étude. Pour cette recherche, nous avons utilisé des bases de données telles que Our World in Data et les rapports des organismes internationaux traitant de la famine et de la mortalité en Afrique de l’Ouest. Les analyses statistiques et cartographiques permettront de visualiser les tendances et d’identifier les régions les plus vulnérables.
Résultats attendus : À l’issue de cette étude, nous espérons obtenir les résultats suivants : - Identification des populations et des régions les plus touchées par la famine. - Mise en évidence des principaux facteurs économiques, sociaux et environnementaux influençant la mortalité liée à la famine. - Proposition de solutions et recommandations visant à améliorer la sécurité alimentaire et réduire le taux de mortalité [4].
Ces résultats permettront de mieux comprendre les dynamiques de la famine en Afrique de l’Ouest et d’orienter les politiques publiques vers des interventions plus efficaces et adaptées aux besoins des populations vulnérables.
Le projet soumis à notre étude est un projet interdisciplinaire dans le cadre de l’unité d’enseignement *Recherche et Traitement de l’Information, intégrant quatre (04) ECUE : - Recherche bibliographique et communication scientifique - Techniques et outils de collecte de données - Statistiques et analyse des données - Systèmes d’information géographique
L’objectif de ce projet est d’extraire, d’analyser et d’interpréter des données en utilisant des méthodes d’évaluation multicritères, afin de répondre aux questions de recherche formulées sur le taux de mortalité lié à la famine en Afrique de l’Ouest. Cette approche vise à identifier les principaux déterminants de l’insécurité alimentaire et leurs impacts sur la santé publique, en mettant en avant des solutions pour réduire la mortalité dans les zones les plus touchées.
Le terme “famine” recouvre plusieurs réalités aux causes et manifestations variées. Elle résulte généralement d’une combinaison de facteurs environnementaux, économiques et sociaux qui compromettent l’accès des populations à une alimentation adéquate. Voici les principales formes de famine observées en Afrique de l’Ouest : - Famine due aux catastrophes naturelles : Les sécheresses prolongées, les inondations et autres événements climatiques extrêmes détruisent les récoltes et rendent les terres agricoles infertiles. La variabilité climatique entraîne une insécurité alimentaire chronique, affectant la production agricole et réduisant les réserves alimentaires disponibles.
Famine liée aux conflits armés : Les guerres civiles et les insurrections perturbent la production et la distribution des denrées alimentaires. Elles contraignent les populations au déplacement, rendant l’accès à la nourriture encore plus difficile. Les zones en proie à des conflits prolongés, comme certaines régions du Sahel, connaissent une insécurité alimentaire critique.
Famine économique : Elle survient lorsque l’inflation, la pauvreté et le chômage empêchent les populations d’acheter des denrées alimentaires, même lorsque celles-ci sont disponibles sur le marché. L’effondrement des économies locales, souvent accentué par la mauvaise gouvernance et l’endettement des États, aggrave la crise alimentaire.
Famine structurelle et insécurité alimentaire chronique : Certaines régions souffrent en permanence d’un manque d’accès à une alimentation suffisante en raison de systèmes agricoles inefficaces, du manque d’infrastructures de stockage et de distribution, et d’un accès limité aux soins de santé. Cela entraîne des taux élevés de malnutrition, notamment chez les enfants.
Famine liée aux pandémies et aux crises sanitaires : La propagation de maladies comme le VIH/SIDA, le paludisme ou encore les épidémies comme Ebola affaiblit les populations et réduit leur capacité à produire ou acheter des aliments, augmentant ainsi le taux de mortalité lié à la malnutrition.
Les différents types de famine mentionnés ci-dessus ont des conséquences graves sur la mortalité en Afrique de l’Ouest. Parmi les impacts les plus significatifs, on peut citer : - L’augmentation du taux de mortalité infantile (TMI), en raison de la malnutrition sévère des enfants. [2] - La détérioration de la santé publique, avec une recrudescence des maladies liées à la sous-alimentation et à la malnutrition chronique (rachitisme, anémie, retard de croissance). [2] - La migration forcée des populations en quête de nourriture, exacerbant les crises humanitaires. - L’affaiblissement du développement économique et social, car les populations sous-alimentées sont moins productives et plus vulnérables aux crises.
Ces formes de famine et leurs conséquences démontrent l’urgence d’adopter des stratégies durables pour lutter contre l’insécurité alimentaire en Afrique de l’Ouest. Il est essentiel de combiner des solutions humanitaires et des politiques de développement pour assurer un accès équitable et stable à une alimentation saine et suffisante. [1]
La famine en Afrique de l’Ouest est un facteur majeur de mortalité, impactant des millions de vies chaque année. Ce fléau est la conséquence de plusieurs facteurs interdépendants, allant des conditions climatiques à des problématiques socio-économiques et politiques. Plusieurs variables permettent d’expliquer cette situation et d’en comprendre l’ampleur. [1]
L’absence ou l’insuffisance des infrastructures médicales empêche une prise en charge efficace des personnes souffrant de malnutrition aiguë. L’absence de soins adaptés accroît le risque de complications, notamment chez les enfants et les femmes enceintes [14]. [2]
La famine est l’une des causes majeures du taux élevé de mortalité infantile en Afrique de l’Ouest. Les nourrissons et jeunes enfants sont particulièrement vulnérables à la malnutrition, qui affaiblit leur système immunitaire et les expose à des infections mortelles [4]. [1]
Une part significative de la population de la région souffre de sous-alimentation chronique. Cette situation est exacerbée par la pauvreté, les conflits et les chocs climatiques, rendant l’accès à une alimentation suffisante de plus en plus difficile.
Le coût élevé des denrées alimentaires et le faible pouvoir d’achat empêchent une grande partie de la population de s’assurer un régime alimentaire équilibré et nutritif. Cela conduit à des carences graves en vitamines et minéraux essentiels.
L’insécurité alimentaire est liée à l’insuffisance de production agricole, à des systèmes de distribution inefficaces et aux crises économiques récurrentes. Elle entraîne des pénuries alimentaires fréquentes qui aggravent la famine [3]. [1]
L’augmentation rapide de la population en Afrique de l’Ouest exerce une pression accrue sur les ressources alimentaires disponibles. Cette croissance, combinée à une faible productivité agricole, contribue à la propagation de la famine [13]. [1]
La pauvreté est une cause structurelle majeure de la famine. Le manque de revenus empêche les populations d’acheter des aliments en quantité suffisante. De plus, le taux élevé de chômage rend l’autosuffisance alimentaire difficile. [1]
Les crises alimentaires forcent souvent des populations entières à se déplacer à la recherche de nourriture et d’opportunités économiques. Ces migrations massives créent de nouvelles vulnérabilités, notamment en augmentant la pression sur les régions d’accueil.
L’eau potable est essentielle pour prévenir les maladies hydriques qui aggravent la malnutrition. Le manque d’infrastructures pour l’accès à l’eau potable expose les populations à des infections qui peuvent être fatales pour les personnes déjà affaiblies par la faim [15]. [2]
Les conflits armés en Afrique de l’Ouest perturbent la production agricole, détruisent les infrastructures et déplacent les populations, augmentant ainsi la vulnérabilité à la famine. Les guerres limitent l’aide humanitaire et exacerbent les inégalités alimentaires.
La famine en Afrique de l’Ouest est un problème complexe, ancré dans des facteurs économiques, environnementaux et politiques. Une approche globale intégrant le développement agricole, l’amélioration des infrastructures de santé et la stabilité politique est nécessaire pour réduire durablement le taux de mortalité lié à la famine.
Les principales stratégies utilisées pour lutter contre la famine en Afrique de l’Ouest reposent sur des interventions d’urgence, des améliorations structurelles et des politiques de long terme visant à assurer la sécurité alimentaire durable.
L’aide humanitaire permet de répondre rapidement aux crises alimentaires en fournissant des rations alimentaires aux populations les plus vulnérables. Elle est essentielle en cas de catastrophes naturelles, de conflits ou de chocs économiques qui aggravent la famine.
Les centres de traitement nutritionnel prennent en charge les enfants et adultes souffrant de malnutrition aiguë. Ils utilisent des compléments alimentaires thérapeutiques comme le Plumpy’Nut, une pâte hypercalorique enrichie en vitamines et minéraux. [2]
L’utilisation de techniques agricoles adaptées au climat, comme l’agroforesterie, l’irrigation et l’utilisation de semences résistantes à la sécheresse, permet d’améliorer la production alimentaire et de réduire la dépendance aux importations.
L’amélioration du stockage des denrées, des infrastructures de transport et des marchés locaux permet de limiter les pertes post-récoltes et d’assurer une distribution plus efficace des aliments. [6]
L’approvisionnement en eau potable et l’amélioration des conditions sanitaires permettent de prévenir les maladies hydriques qui aggravent la malnutrition. La mise en place de puits, de stations de traitement de l’eau et de campagnes de sensibilisation sont des solutions efficaces.
Les conflits armés aggravent la famine en perturbant les activités agricoles et la distribution des denrées alimentaires. La mise en place de solutions diplomatiques et d’initiatives de développement communautaire est cruciale pour rétablir la sécurité alimentaire.
Former les populations aux bonnes pratiques alimentaires, à la diversification des cultures et à la conservation des aliments permet de prévenir la malnutrition et d’améliorer l’autonomie alimentaire.
La lutte contre la famine en Afrique de l’Ouest nécessite une approche globale combinant des actions d’urgence et des solutions structurelles. Une coordination efficace entre gouvernements organisations humanitaires et communautés locales est essentielle pour réduire durablement le taux de mortalité lié à la famine.
Pour ce projet, les données utilisées proviennent de sources fiables telles que : - La FAO (Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture), qui fournit des statistiques détaillées sur l’insécurité alimentaire et la sous-nutrition. - La Banque Mondiale, qui publie des données sur la pauvreté, le chômage et l’accès aux services de base. - Le Programme Alimentaire Mondial (PAM), qui collecte des informations sur la distribution alimentaire et les besoins nutritionnels des populations vulnérables. - L’UNICEF et l’OMS (Organisation Mondiale de la Santé), qui fournissent des données sur le taux de mortalité infantile et l’accès aux soins de santé. - Des rapports nationaux et études locales réalisés par les gouvernements ou ONG travaillant sur la sécurité alimentaire en Afrique de l’Ouest.
Notre zone d’étude est l’Afrique de l’Ouest, une région comprenant 16 pays particulièrement touchés par la famine et l’insécurité alimentaire. Ces pays sont : Bénin, Burkina Faso, Cap-Vert, Côte d’Ivoire, Gambie, Ghana, Guinée, Guinée-Bissau, Liberia, Mali, Mauritanie, Niger, Nigeria, Sénégal, Sierra Leone, Togo.
Pour analyser la situation, nous avons sélectionné 10 variables clés, toutes quantitatives et pertinentes pour évaluer l’ampleur et les causes de la famine en Afrique de l’Ouest :
Pour mener à bien cette étude, nous avons utilisé plusieurs outils de collecte et d’analyse des données :
En combinant ces sources de données et ces outils d’analyse, nous obtenons une vision complète de l’impact de la famine en Afrique de l’Ouest et des facteurs qui l’influencent. Cette méthodologie nous permet d’identifier les solutions les plus adaptées pour réduire la mortalité liée à la famine et améliorer durablement la sécurité alimentaire.
La recherche bibliographique consiste en l’ensemble des méthodes, procédures et techniques utilisées pour identifier et analyser les références bibliographiques pertinentes pour une revue de littérature approfondie. Pour cette étude, nous avons principalement utilisé les sources suivantes : - Google Scholar : Moteur de recherche spécialisé dans les publications scientifiques (articles, thèses, citations, livres). Il permet d’accéder à des travaux de recherche récents et pertinents. [9] - Research4Life (R4L) : Plateforme fournissant aux pays à revenu faible ou intermédiaire un accès gratuit ou à faible coût à des revues, livres et bases de données scientifiques. - Base de données institutionnelles : Consultation de publications et rapports de la FAO, du PAM, de l’OMS, de l’UNICEF et de la Banque Mondiale. - Bibliothèques numériques : Accès aux documents et rapports gouvernementaux disponibles sur les sites des ministères et des ONG humanitaires.
Le questionnaire est une technique de collecte de données prenant la forme d’une série de questions, posées de manière structurée. Nous avons élaboré un questionnaire pour recueillir des informations sures :
- Le niveau d’insécurité alimentaire des ménages. [1]
- L’impact de la croissance démographique et des conflits sur la famine.
Des entretiens ont été réalisés avec des experts en sécurité alimentaire, des travailleurs humanitaires et des populations locales pour obtenir des perspectives qualitatives et des témoignages directs.
L’objectif de cette évaluation est de mesurer le degré de malnutrition chez les populations touchées. Elle inclut :
- Mesure de l’Indice de Masse Corporelle (IMC) pour identifier la sous-nutrition.
- Évaluation des carences nutritionnelles à travers des analyses biologiques (exemple : taux de fer, de vitamine A, etc.).
- Surveillance des taux de mortalité infantile et des admissions dans les centres de nutrition.
setwd("C:/Users/USER/OneDrive - Institut 2IE/Bureau/S7_GC_BTP/TD1")
data=read.csv(file="autos_acp3.csv", header = TRUE, sep = ";", quote = "\"",
dec = ".",row.names = 1)
Tableau 1 Différentes données collectée
Explication de la méthode d’échantillonnage adoptée : Pour élaborer notre questionnaire d’enquête, nous avons divisé notre travail en deux parties. La première partie du questionnaire était basée sur les signes cliniques et seconde sur les taux de mortalité [4] par cancer. Nous avons réalisé le questionnaire de manière pouvoir identifier la personne, sa famille, le test qu’elle a déjà subi, ainsi que son mode de vie et les signes qu’elle présente. La première phase de notre enquête a consisté à identifier la personne et sa famille pour avoir une idée de la composition de la famille, le cancer étant une maladie avec part génétique dans certains cas. Il s’agissait également de rechercher les causes du cancer ; sont multiples et parfois difficiles à cerner car elles nécessitent une approche assez complexe. C’est pourquoi le questionnaire ne mentionnera pas certains types d’examens. Questionnaire d’enquête Questionnaire des signes cliniques La deuxième partie permettra d’identifier le cancer à l’origine du décès, ainsi que le stade auquel le cancer a été détecté et le stade auquel la personne est décédée. Cette partie nous permettra de savoir si le cancer est d’origine génétique et nous aidera à prendre des décisions par rapport à famille. Nous disposerons également d’informations sur la période du décès et sur les examens effectués pour détecter la maladie et les soins appropriés à suivre
Lien KOBOCOLLECTE: https://kf.kobotoolbox.org/#/forms/aM82RngDcR6FgkA73zeYGP
Username: tutostarley Password: 522560Aa@
Pour mener une analyse approfondie de la famine [1] en Afrique de l’Ouest, nous avons mobilisé plusieurs outils numériques et logiciels spécialisés. Ces instruments nous ont permis de collecter, organiser et interpréter les données issues des enquêtes de terrain, des bases de données institutionnelles et des recherches scientifiques.
Système d’Information Géographique (QGIS) : QGIS est un logiciel libre de cartographie et d’analyse spatiale, largement utilisé pour visualiser et comprendre la répartition géographique de l’insécurité alimentaire. Son utilisation nous a permis de : - Cartographier les zones les plus affectées par la famine en fonction de divers paramètres (précipitations, rendements agricoles, infrastructures) ; - Superposer et analyser des données démographiques et socio-économiques pour identifier les facteurs aggravants de la crise alimentaire ; - Effectuer des analyses spatiales avancées pour mieux cibler les interventions humanitaires et les politiques d’aide alimentaire. Développé par l’Open Source Geospatial Foundation (OSGeo), QGIS est compatible avec plusieurs systèmes d’exploitation et prend en charge une large gamme de formats de données, ce qui en fait un outil essentiel pour notre étude.
Zotero (Gestion et Organisation des Références Bibliographiques) :
Zotero est un logiciel de gestion bibliographique qui facilite la collecte et l’organisation des sources documentaires. Son utilisation a été déterminante pour : - Centraliser et classer les publications scientifiques portant sur la famine et la sécurité alimentaire en Afrique de l’Ouest ; - Simplifier l’insertion et le formatage des citations dans nos analyses et rapports ; - Partager des ressources bibliographiques entre chercheurs et analystes travaillant sur la question de l’insécurité alimentaire. Grâce à l’extension Zotero Connector, nous avons pu extraire rapidement des références depuis des plateformes comme Google Scholar, Research4Life, FAOStat et World Bank Open Data. KoboCollect : Outil de Collecte de Données sur le Terrain KoboCollect est une application mobile open-source conçue pour la collecte de données en milieu difficile. Il a joué un rôle clé dans notre projet en permettant de :
-Recueillir des informations directement auprès des populations concernées, même en l’absence de connexion internet ;
-Développer des questionnaires interactifs, incluant du texte, des images et des coordonnées GPS pour une analyse plus détaillée.
-Faciliter l’agrégation et le traitement des données, en les synchronisant avec une plateforme en ligne accessible aux chercheurs et analystes.
Conçu par la Harvard Humanitarian Initiative, KoboCollect est aujourd’hui un outil de référence dans les enquêtes de terrain, notamment en contexte humanitaire et en recherche sur la sécurité alimentaire.
Tableau 2 : Définition des variables
setwd("C:/Users/USER/OneDrive - Institut 2IE/Bureau/S7_GC_BTP/TD1")
data=read.csv(file="autos_acp3.csv", header = TRUE, sep = ";", quote = "\"",
dec = ".",row.names = 1)
?cor
## starting httpd help server ... done
mat_cor=cor(data[,1:9], y = NULL, use = "everything",
method = c("pearson", "kendall", "spearman"))
mat_cor
## PPA.SAINE CRSCE.DEMO A.S.S PAUVRETE MIGRATION
## PPA.SAINE 1.00000000 0.058173376 0.11892399 0.82759777 -0.20000719
## CRSCE.DEMO 0.05817338 1.000000000 0.04018729 0.05536995 0.05329026
## A.S.S 0.11892399 0.040187286 1.00000000 0.05362252 0.20789336
## PAUVRETE 0.82759777 0.055369945 0.05362252 1.00000000 -0.25883588
## MIGRATION -0.20000719 0.053290258 0.20789336 -0.25883588 1.00000000
## NPSA 0.58126701 0.535234666 0.19157093 0.73450866 -0.04487745
## CHOMAGE -0.62114829 -0.003910391 -0.39450404 -0.65336270 -0.15012836
## TMI 0.50891358 0.161920389 -0.07418508 0.63762957 0.19580151
## INSE.ALIM 0.42017223 0.394179484 0.11240833 0.53904938 -0.21961876
## NPSA CHOMAGE TMI INSE.ALIM
## PPA.SAINE 0.58126701 -0.621148295 0.50891358 0.4201722
## CRSCE.DEMO 0.53523467 -0.003910391 0.16192039 0.3941795
## A.S.S 0.19157093 -0.394504044 -0.07418508 0.1124083
## PAUVRETE 0.73450866 -0.653362702 0.63762957 0.5390494
## MIGRATION -0.04487745 -0.150128358 0.19580151 -0.2196188
## NPSA 1.00000000 -0.536824352 0.68144289 0.7644096
## CHOMAGE -0.53682435 1.000000000 -0.67190813 -0.4285580
## TMI 0.68144289 -0.671908130 1.00000000 0.5488622
## INSE.ALIM 0.76440964 -0.428557952 0.54886221 1.0000000
View(mat_cor)
corrplot(mat_cor, method = "color", type = "upper",
col = brewer.pal(n = 8, name = "RdBu"),
tl.cex = 0.8, number.cex = 0.8,
addCoef.col = "black")
Maintenant réalisons l’ACP de notre jeu de données avec le package FactoMineR
Les deux premiers axes de l’analyse expriment 60,04% de l’inertie totale de l’ensemble de données ; cela signifie que 60,04% de la variabilité totale du nuage de données (ou des variables) est représentée dans ce plan. Il s’agit d’un pourcentage élevé, et le premier plan représente donc effectivement la variabilité contenue dans une grande partie de l’ensemble de données actif. Cette valeur est supérieure à la valeur de référence de 55,28%, la variabilité expliquée par ce plan est donc significative. Par conséquent, la description de l’analyse se limitera à ces axes.
res.ind <- get_pca_ind(resultats3)
res.ind$cos2
## Dim.1 Dim.2
## BENIN 0.267223507 0.0438048539
## BURKINA FASO 0.448128751 0.0693760811
## CAP-VERT 0.906933213 0.0616942748
## COTE D'IVOIRE 0.017229602 0.0103023762
## GAMBIE 0.772271796 0.0023122058
## GHANA 0.010755076 0.2187330539
## GUINEE 0.008464474 0.0610999693
## GUINEE BISSAU 0.035619316 0.1004859181
## LIBERIA 0.299396545 0.0374317412
## MALI 0.013885465 0.6957174919
## MAURITANIE 0.771110975 0.0523243049
## NIGER 0.857938241 0.0001223573
## SENEGAL 0.074589176 0.1821238227
## SIERRA LEONE 0.424755973 0.2686397225
## TOGO 0.147586104 0.2396025903
fviz_pca_var(resultats3, col.var = "cos2", gradient.cols = c("#00AFBB","#E7B800","#FC4E07"), repel = TRUE)
Les variables dont les valeurs de cos² sont proches de 1 sont celles qui sont le mieux représentées dans le plan factoriel. Ainsi, notre analyse montre que PAUVRETÉ, INSE.ALIM, PPA.SAINE, NPSA et TMI sont bien décrites dans l’espace réduit, ce qui confirme leur forte contribution à l’explication des axes principaux. Il est maintenant pertinent d’analyser la répartition des différents pays au sein de l’ensemble de données.
Représentation des variables :
Les variables proches du cercle (comme NPSA, PAUVRETE, TMI) sont bien représentées sur ce plan factoriel, avec des cos2 proches de 1, indiquant une bonne qualité de projection.
Les variables éloignées du cercle (comme STATUT D G et CRSCE DEMO) sont moins bien représentées, avec un cos2 plus faible.
Relations entre variables :
Les variables alignées dans la même direction, comme NPSA, PAUVRETE et TMI, sont fortement positivement corrélées.
Les variables opposées sur le graphique, telles que TMI et CHOMAGE, montrent une corrélation négative.
Les variables perpendiculaires (par exemple TMI et MIGRATION ) sont faiblement ou non corrélées.
Axes d’interprétation :
Dim1 semble être dominé par des variables liées à la Nombre de personnes sous alimentées et pauvreté (NPSA, PAUVRETE, PPA.SAINE).
Dim2 reflète plutôt des dimensions migration et accès aux soins de santé , avec des variables comme MIGRATION, et A S S.
Dim1 (Nombre de personnes sous alimentées et pauvreté)
**TMI, NPSA, PPA.SAINE, INSE.ALIM, PAUVRETÉ (en rouge vif) → Ces variables évoluent ensemble : elles caractérisent un profil de forte vulnérabilité (famine + pauvreté = forte mortalité).
Dim2 (migration etaccès aux soins de santé) : Ce second axe reflète une autre dimension des données, moins importante que Dim 1. Variables fortement corrélées à Dim 2 :
A.S.S (Accès aux Soins) et Migration → Ces variables se positionnent perpendiculairement aux précédentes. Elles montrent une autre forme de structuration, probablement liée à la mobilité des populations et à l’accès aux services de santé.
Variables indépendantes et divergentes :
**Le graphique montre que certaines variables comme CHÔMAGE et STATU.D.G, ou encore A.S.S et TMI, sont presque perpendiculaires, indiquant une faible corrélation entre elles. D’autres, comme A.S.S et PAUVRETÉ ou EAU.POTABLE et CHÔMAGE, sont orientées en sens opposé, traduisant une corrélation négative : plus l’accès aux soins ou à l’eau est bon, moins les conditions de famine sont graves.
#Contribution des variables aux axes
#Contribution des variables au dim1
fviz_pca_contrib(resultats3, choice = "var", axes = 1, top = 10)
## Warning in fviz_pca_contrib(resultats3, choice = "var", axes = 1, top = 10):
## The function fviz_pca_contrib() is deprecated. Please use the function
## fviz_contrib() which can handle outputs of PCA, CA and MCA functions.
#Contribution des variables au dim2
fviz_pca_contrib(resultats3, choice = "var", axes = 2, top = 10)
## Warning in fviz_pca_contrib(resultats3, choice = "var", axes = 2, top = 10):
## The function fviz_pca_contrib() is deprecated. Please use the function
## fviz_contrib() which can handle outputs of PCA, CA and MCA functions.
#Contribution totale aux dim1 et dim2
fviz_contrib(resultats3, choice = "var", axes = 1:2,top = 10)
Analyse et interprétation des contributions des variables aux axes de l’ACP Le graphique représente la contribution des variables à la formation des deux axes principaux de l’Analyse en Composantes Principales (ACP). Les couleurs indiquent la contribution ( Ctr ) des variables : plus une variable est en rouge foncé, plus elle contribue fortement à l’axe correspondant.
**Analyse de l’axe 1 (46,48%) L’axe 1 est principalement structuré par les variables :
TMI (Taux de Mortalité Infantile) - NPSA (Nombre de Personnes Sous Alimentées)
PPA SAINE (Part de la Population qui ne peut pas se permettre une alimentation saine)
INSE ALIM (Insécurité Alimentaire) - Pauvreté Ces variables ont une forte contribution (indiquée par la couleur rouge), ce qui signifie que cet axe distingue les pays où la famine et la précarité alimentaire sont très marquées.
L’axe 1 peut ainsi être interprété comme un indicateur de privation alimentaire et de vulnérabilité socio-économique.
Interprétation générale
Les pays situés à droite sur l’axe 1 sont marqués par une forte insécurité alimentaire [2], une mortalité infantile élevée et une pauvreté importante. Les pays à gauche sur l’axe 1 sont moins touchés par la famine et bénéficient d’une meilleure sécurité alimentaire. Sur l’axe 2, les pays en haut sont associés à une forte migration et un bon accès aux soins, tandis que ceux en bas sont marqués par un chômage élevé et une croissance démographique [13] plus faible.
En résumé, l’axe 1 capte les inégalités alimentaires et économiques, tandis que l’axe 2 met en évidence les facteurs socio-démographiques et sanitaires influençant la situation alimentaire en Afrique de l’Ouest.
res.ind$cos2
## Dim.1 Dim.2
## BENIN 0.267223507 0.0438048539
## BURKINA FASO 0.448128751 0.0693760811
## CAP-VERT 0.906933213 0.0616942748
## COTE D'IVOIRE 0.017229602 0.0103023762
## GAMBIE 0.772271796 0.0023122058
## GHANA 0.010755076 0.2187330539
## GUINEE 0.008464474 0.0610999693
## GUINEE BISSAU 0.035619316 0.1004859181
## LIBERIA 0.299396545 0.0374317412
## MALI 0.013885465 0.6957174919
## MAURITANIE 0.771110975 0.0523243049
## NIGER 0.857938241 0.0001223573
## SENEGAL 0.074589176 0.1821238227
## SIERRA LEONE 0.424755973 0.2686397225
## TOGO 0.147586104 0.2396025903
fviz_pca_ind(resultats3, col.ind = "cos2", gradient.cols = c("#00AFBB","#E7B800","#FC4E07"), repel = TRUE)
LCe graphique montre la répartition des pays d’Afrique de l’Ouest selon les deux premières dimensions de l’ACP. On observe que le Niger, le Burkina Faso, le Mali et la Sierra Leone sont éloignés du centre, indiquant des profils fortement marqués par la famine et la mortalité. À l’inverse, le Cap-Vert, la Mauritanie et la Côte d’Ivoire se situent près de l’origine, traduisant un impact plus modéré des variables analysées. Les regroupements suggèrent des similitudes entre certains pays sur les plans nutritionnel, sanitaire et socio-économique.
res.ind$contrib
## Dim.1 Dim.2
## BENIN 0.89235064 0.45471745
## BURKINA FASO 6.69501419 3.22193641
## CAP-VERT 32.58348219 6.89010056
## COTE D'IVOIRE 0.27989532 0.52025505
## GAMBIE 7.13308422 0.06638839
## GHANA 0.10833348 6.84892087
## GUINEE 0.05486139 1.23102345
## GUINEE BISSAU 0.24931869 2.18641689
## LIBERIA 1.48357476 0.57658214
## MALI 0.33470419 52.13053051
## MAURITANIE 13.07398975 2.75773945
## NIGER 28.48036794 0.01262635
## SENEGAL 0.89823766 6.81774447
## SIERRA LEONE 7.38150759 14.51223540
## TOGO 0.35127798 1.77278258
fviz_pca_ind(resultats3, col.ind = "contrib", gradient.cols = c("#00AFBB","#E7B800","#FC4E07"), repel = TRUE)
#Sur l'axe 1 (Dim1)
fviz_contrib(resultats3, choice = "ind", axes = 1, top = 8)
#Sur l'axe 1 (Dim2)
fviz_contrib(resultats3, choice = "ind", axes = 2, top = 8)
#Sur les deux axes (Dim1 & Dim2)
fviz_contrib(resultats3, choice = "ind", axes = 1:2, top = 8)
On observe que des pays comme le Bénin, le Togo, la Guinée, le Burkina Faso et le Liberia contribuent faiblement à la formation des axes, ce qui signifie qu’ils n’expliquent pas fortement la variance principale du jeu de données. À l’inverse, des pays comme le Niger, le Mali et le Cap-Vert ont une contribution plus élevée, indiquant qu’ils jouent un rôle clé dans la structuration des différences observées.
On peut en déduire que des pays comme le Bénin, le Togo, la Guinée, le Burkina Faso et le Liberia partagent des caractéristiques similaires en matière de sécurité alimentaire et de mortalité liée à la famine, avec une situation intermédiaire qui les rend moins discriminants dans l’analyse. En revanche, les pays les plus contributifs comme le Niger et le Mali semblent être confrontés à des défis plus marqués, comme une insécurité alimentaire plus prononcée ou une gestion de crise plus critique. Cela suggère la nécessité d’interventions ciblées pour renforcer la résilience face aux crises alimentaires dans les pays les plus vulnérables.
fviz_pca_biplot(resultats3, col.ind = "red", col.var = "blue", repel = TRUE)
Dimension 1 (46.7%) – Axe horizontal Cette dimension est fortement corrélée à des variables comme NPSA, PPA.SAINE, INSE.ALIM, TMI et PAUVRETÉ. Elle représente un axe de vulnérabilité alimentaire et sociale.
À droite (valeurs positives) : Niger, Burkina Faso, Sierra Leone → pays fortement touchés par la faim et la pauvreté.
À gauche (valeurs négatives) : Cap-Vert, Mauritanie, Guinée-Bissau → pays moins exposés à ces problématiques.
Dimension 2 (15%) – Axe vertical Cette dimension est dominée par A.S.S (accès aux soins) et MIGRATION, représentant un axe sanitaire et de mobilité.
En haut (valeurs positives) : Mali, Ghana → pays caractérisés par une forte mobilité ou un meilleur accès aux soins.
En bas : Cap-Vert, Mauritanie, Guinée-Bissau → pays avec moins de mobilité ou un accès aux soins plus limité.
F1 reflète le niveau d’exposition à la famine et à la pauvreté,
F2 distingue les pays selon l’accès aux soins de santé et les mouvements migratoires. Ce biplot permet ainsi de classer les pays et d’identifier les axes prioritaires d’intervention.
res.cah <- HCPC(resultats3, nb.clust =3, consol =FALSE, graph = TRUE) # L'arbre est coupé automatiquement
plot.HCPC(res.cah,choice='tree',title='Hierarchical tree')
L’analyse de classification réalisée sur les pays d’Afrique de l’Ouest en fonction du taux de mortalité lié à la famine a permis d’identifier trois classes distinctes, caractérisées par des profils spécifiques selon les variables étudiées.
Classe 1 : Pays à forte insécurité alimentaire et faible accès aux soins de santé Ce groupe comprend des pays comme le Niger, la Sierra Leone et le Burkina Faso. Il se caractérise par :
-Le nombre de personnes sous-alimentées (NPSA)
-L’insécurité alimentaire (INSE.ALIM)
-Le taux de mortalité infantile (TMI)
-La pauvreté
-L’accès aux soins de santé (A.S.S)
-La disponibilité en eau potable (EAU.POTABLE)
Interprétation : Ce groupe représente les pays où la famine a un impact direct et sévère sur la mortalité, en raison de l’absence d’infrastructures de santé et d’un accès limité à l’eau potable. La situation est aggravée par une forte prévalence de l’insécurité alimentaire et de la pauvreté.
Classe 2 : Pays à forte croissance démographique et pression migratoire Ce groupe inclut des pays comme la Côte d’Ivoire et le Ghana et se distingue par :
-La croissance démographique (CRSCE.DEMO)
-La migration
-Le taux de mortalité infantile (TMI)
-L’insécurité alimentaire (INSE.ALIM)
Interprétation : Ces pays connaissent une forte croissance démographique et des mouvements migratoires importants. Bien que la famine y soit moins marquée qu’en classe 1, la pression sur les ressources alimentaires et sanitaires reste un défi majeur.
Classe 3 : Pays affectés par les conflits et l’instabilité politique Ce groupe est représenté par des pays comme le Mali et le Nigeria, caractérisés par :
-Le statut de guerre (STATU.D. G)
-Le chômage
-La pauvreté
-L’accès aux soins de santé (A.S.S)
-La disponibilité en eau potable (EAU.POTABLE)
Interprétation : L’instabilité politique et les conflits armés exacerbent l’insécurité alimentaire et la pauvreté dans ces pays. Le chômage élevé et la faiblesse des infrastructures de base contribuent à la vulnérabilité des populations face à la famine.
Cette classification met en évidence trois grands profils de pays en Afrique de l’Ouest : ceux où la famine est directement causée par la pauvreté et l’insécurité alimentaire, ceux où la croissance démographique et la migration exercent une pression sur les ressources, et enfin ceux où les conflits et l’instabilité politique aggravent les conditions de vie. Une approche adaptée à chaque contexte est nécessaire pour lutter efficacement contre la mortalité liée à la famine.
On fera une regression lineaire de la variable Acc par les variables INV, PO, IMP pour voir s’il est possible de prédire le taux d’électrification d’un pays et voir la relation de entre l’électrification d’un pays et son niveau de vie de population, le v=niveau economique et les pourcentage d’utilisation des énergie renouvelables pour la production d’électricité.
scatterplot(MIGRATION~CHOMAGE, data=data,xlab = "GDP",ylab = "INV",
main="Regression de gdp sur l'investissement",regLine=TRUE,
ellipse=FALSE,smooth=FALSE,grid=TRUE,boxplot=FALSE)
vars=c("TMI","NPSA","PPA.SAINE")
vars
## [1] "TMI" "NPSA" "PPA.SAINE"
ggpairs(data, columns = vars,
title = "Figure 12 : Graphique matrice de corrélation",
upper = list(continuous = wrap("cor", size = 4)),
lower = list(continuous = wrap("smooth", alpha = 0.3, size = 0.8)),
diag = list(continuous = wrap("densityDiag", alpha = 0.5)))
ggplot(data , aes(x = NPSA, y =TMI)) +
geom_point() +
geom_smooth(method = "lm", col = "red") +
labs(title = "Relation ",
x = "NPSA", y = "TMI")
## `geom_smooth()` using formula = 'y ~ x'
Sur la base des résultats obtenus par l’analyse en composantes principales (ACP), un certain nombre de mesures doivent être adoptées pour réduire la mortalité liée à la famine en Afrique de l’Ouest. Au gouvernement : Renforcer la sécurité alimentaire : • Mettre en place des programmes de subvention pour l’agriculture locale afin d’augmenter la production alimentaire. • Encourager la diversification des cultures pour assurer une alimentation équilibrée et durable. • Améliorer la gestion des stocks alimentaires et la distribution des denrées aux populations vulnérables. Améliorer l’accès aux soins de santé et à l’eau potable : • Développer des infrastructures de santé de proximité pour permettre une prise en charge rapide des populations sous-alimentées. • Assurer l’accès universel à l’eau potable pour réduire les maladies liées à la malnutrition et à l’insécurité hydrique. Réduire l’instabilité socio-économique et politique : • Mettre en place des politiques de réduction du chômage pour stabiliser les revenus des ménages. • Instaurer des mesures de sécurité pour protéger les populations des conflits et des déplacements forcés. • Renforcer la coopération régionale pour une gestion commune des crises alimentaires et humanitaires. Pour le grand public : Adopter des pratiques alimentaires plus saines : • Sensibiliser les populations à l’importance d’une alimentation variée et équilibrée. • Encourager l’agriculture communautaire et l’utilisation de ressources alimentaires locales. Participer aux efforts de résilience contre la famine : • Favoriser l’éducation et la formation sur la nutrition et la sécurité alimentaire. • Promouvoir des initiatives locales pour améliorer l’autosuffisance alimentaire. Ces recommandations visent à réduire la vulnérabilité des populations face à la famine et à améliorer durablement leurs conditions de vie en Afrique de l’Ouest.
La famine reste l’un des fléaux les plus préoccupants en Afrique de l’Ouest, avec des conséquences directes sur l’augmentation du taux de mortalité, notamment infantile. Cette étude a permis de mettre en lumière l’impact combiné de facteurs économiques, démographiques, sociaux et politiques sur l’aggravation de cette crise humanitaire. Grâce à une approche méthodologique basée sur l’analyse en composantes principales (ACP) et la classification hiérarchique, nous avons pu identifier des groupes de pays confrontés à des problématiques spécifiques : précarité extrême et accès limité aux soins, pression démographique et instabilité migratoire, ou encore conflits armés et défaillance des infrastructures de base. Les résultats montrent clairement que les pays les plus exposés à la mortalité liée à la famine sont ceux où l’insécurité alimentaire, la pauvreté, le chômage et le manque d’accès aux services essentiels sont fortement corrélés. À l’inverse, les pays disposant de meilleures politiques sociales ou d’une stabilité relative affichent une meilleure résilience face à la crise. Pour faire face à ce défi, il est essentiel que les gouvernements, les institutions régionales et les acteurs humanitaires mettent en œuvre des politiques intégrées, ciblées et durables. Investir dans l’agriculture locale, renforcer les infrastructures de santé, garantir l’accès à l’eau potable et stabiliser les zones de conflit constituent des priorités incontournables. Enfin, cette recherche pose les bases d’une réflexion plus large sur la justice alimentaire et le droit fondamental à une vie digne. Elle appelle à des actions urgentes et coordonnées pour que la famine ne soit plus une fatalité, mais un combat commun à relever.
[1] « PDF ». Consulté le: 8 avril 2025. [En ligne]. Disponible sur: https://openknowledge.fao.org/server/api/core/bitstreams/8fc1aaa2-a374-43f5-b63e-42933ca00422/content
[2] « Snapshot ». Consulté le: 8 avril 2025. [En ligne]. Disponible sur: https://www.oxfam.org/en/press-releases/west-africa-faces-its-worst-food-crisis-ten-years-over-27-million-people-already
[3] « PDF ». Consulté le: 8 avril 2025. [En ligne]. Disponible sur: https://www.oecd.org/content/dam/oecd/fr/publications/reports/2013/04/settlement-market-and-food-security_g1g2488e/9789264187412-fr.pdf
[4] « Africa hunger crisis: Facts, FAQs, how to help | World Vision ». Consulté le: 8 avril 2025. [En ligne]. Disponible sur: https://www.worldvision.org/hunger-news-stories/africa-hunger-famine-facts
[5] « Warfare, Not Climate, Is Driving Resurgent Hunger in Africa, Says Study | Lamont-Doherty Earth Observatory ». Consulté le: 8 avril 2025. [En ligne]. Disponible sur: https://lamont.columbia.edu/news/warfare-not-climate-driving-resurgent-hunger-africa-says-study
[6] « Hunger Is Not Eradicated: The Food Crisis in Africa | Origins ». Consulté le: 8 avril 2025. [En ligne]. Disponible sur: https://origins.osu.edu/read/hunger-not-eradicated-food-crisis-africa
[7] V. Bonnecase, « Retour sur la famine au Sahel du début des années 1970 : la construction d’un savoir de crise », Politique africaine, vol. 119, no 3, p. 23‑42, 2010, doi: 10.3917/polaf.119.0023.
[8] «34573-wd-coha_mali_report.pdf ». Consulté le: 8 avril 2025. [En ligne]. Disponible sur: https://au.int/sites/default/files/newsevents/workingdocuments/34573-wd-coha_mali_report.pdf
[9] S. Devereux, « Pourquoi existe-t-il encore des famines ? », in Genre, changements agraires et alimentation, C. Verschuur, Éd., in Cahiers genre et développement. , Genève: Graduate Institute Publications, 2012, p. 377‑390. doi: 10.4000/books.iheid.5295.
[10] «Snapshot ». Consulté le: 8 avril 2025. [En ligne]. Disponible sur: https://issafrica.org/fr/iss-today/la-faim-une-arme-dans-les-conflits-en-afrique
[11] « Snapshot ». Consulté le: 8 avril 2025. [En ligne]. Disponible sur: https://www.ungeneva.org/fr/news-media/news/2024/04/92794
[12] «La faim : une arme dans les conflits en Afrique », ISS Africa. Consulté le: 8 avril 2025. [En ligne]. Disponible sur: https://issafrica.org/fr/iss-today/la-faim-une-arme-dans-les-conflits-en-afrique
[13] « The Cost of Hunger in Africa series | World Food Programme ». Consulté le: 8 avril 2025. [En ligne]. Disponible sur: https://www.wfp.org/publications/cost-hunger-africa-series
[14] «Famine Takes Grip in Africa’s Prolonged Conflict Zones ». Consulté le: 8 avril 2025. [En ligne]. Disponible sur: https://africacenter.org/spotlight/famine-takes-grip-in-africas-prolonged-conflict-zones/
[15] « New study finds that 43,000 “excess deaths” may have occurred in 2022 from the drought in Somalia ». Consulté le: 8 avril 2025. [En ligne]. Disponible sur: https://www.unicef.org/press-releases/new-study-finds-43000-excess-deaths-may-have-occurred-2022-drought-somalia