Résumé technique

Le présent projet s’inscrit dans le cadre d’une étude multidimensionnelle visant à analyser les raisons du sous-développement en Afrique de l’Ouest. Il repose sur une approche méthodologique intégrée mobilisant quatre modules complémentaires, combinant collecte de données, analyse statistique, représentation Le présent projet s’inscrit dans le cadre d’une étude multidimensionnelle visant à analyser les raisons du sous-développement en Afrique de l’Ouest. Il repose sur une approche méthodologique intégrée mobilisant quatre modules complémentaires, combinant collecte de données, analyse statistique, représentation spatiale et recherche documentaire.

Dans un premier temps, les données primaires ont été recueillies à l’aide de la plateforme KoboToolbox, à travers des enquêtes structurées administrées sur le terrain. Ces données ont ensuite fait l’objet d’un traitement statistique approfondi, notamment par l’application de l’Analyse en Composantes Principales (ACP) sous le logiciel R. Cette méthode multivariée a permis d’identifier les principales dimensions explicatives du sous-développement dans la zone d’étude, en mettant en lumière les variables socio-économiques les plus influentes. La dimension spatiale a été intégrée grâce aux outils de Systèmes d’Information Géographique (SIG) sous ArcGIS, qui ont permis de cartographier les résultats, de visualiser les disparités régionales et de mieux comprendre les dynamiques territoriales en lien avec les facteurs du sous-développement. Par ailleurs, une revue documentaire rigoureuse a été conduite avec le logiciel Zotero, facilitant la gestion et l’organisation des références bibliographiques. Cette démarche a permis de confronter les données de terrain aux savoirs théoriques existants, tout en assurant la solidité scientifique de l’analyse. Ce projet illustre ainsi la pertinence d’une démarche interdisciplinaire croisant outils numériques, statistiques, cartographie et bibliographie pour aborder de manière critique et méthodique une problématique complexe telle que le sous-développement en Afrique de l’Ouest. Spatiale et recherche documentaire. Dans un premier temps, les données primaires ont été recueillies à l’aide de la plateforme KoboToolbox, à travers des enquêtes structurées administrées sur le terrain. Ces données ont ensuite fait l’objet d’un traitement statistique approfondi, notamment par l’application de l’Analyse en Composantes Principales (ACP) sous le logiciel R. Cette méthode multivariée a permis d’identifier les principales dimensions explicatives du sous-développement dans la zone d’étude, en mettant en lumière les variables socio-économiques les plus influentes. La dimension spatiale a été intégrée grâce aux outils de Systèmes d’Information Géographique (SIG) sous ArcGIS, qui ont permis de cartographier les résultats, de visualiser les disparités régionale De mieux comprendre les dynamiques territoriales en lien avec les facteurs du sous-développement. Par ailleurs, une revue documentaire rigoureuse a été conduite avec le logiciel Zotero, facilitant la gestion et l’organisation des références bibliographiques. Cette démarche a permis de confronter les données de terrain aux savoirs théoriques existants, tout en assurant la solidité scientifique de l’analyse. Ce projet illustre ainsi la pertinence d’une démarche interdisciplinaire croisant outils numériques, statistiques, cartographie et bibliographie pour aborder de manière critique et méthodique une problématique complexe telle que le sous-développement en Afrique de l’Ouest.

Introduction Le sous-développement en Afrique de l’Ouest constitue un défi complexe qui affecte profondément les pays de la région, malgré leurs ressources naturelles abondantes et leur richesse culturelle. Cette réalité économique et sociale a des conséquences immédiates et presque quotidiennes sur la vie des populations, marquées par des niveaux de pauvreté élevés, des inégalités profondes, et un accès limité aux services de base tels que la santé, l’éducation, et l’eau potable. Bien que les pays de l’Afrique de l’Ouest aient connu des avancées dans certains secteurs, telles que la croissance économique et l’amélioration des infrastructures, le sous-développement persiste, souvent exacerbé par une combinaison de facteurs internes et externes (1).

L’Afrique de l’Ouest reste une région où les causes du sous-développement sont multiples et profondément enracinées. Parmi les principaux facteurs se trouvent les déficits de gouvernance, des institutions faibles, ainsi qu’une gestion inefficace des ressources naturelles. De plus, la croissance rapide des populations urbaines, souvent sans planification adéquate, a contribué à des conditions de vie insalubres, à un manque d’infrastructures de base, et à des déséquilibres régionaux . La mauvaise gestion des ressources naturelles et des inégalités d’accès aux services publics sont également des éléments-clés qui entravent le progrès . À cela s’ajoutent des défis structurels, tels que l’instabilité politique, les conflits armés, et l’insécurité alimentaire, qui rendent encore plus difficiles les efforts de développement durable (2).

En 2021, l’Afrique de l’Ouest a continué de faire face à des défis majeurs, malgré des politiques de développement mises en place par des organisations internationales et des gouvernements nationaux. Ces politiques ont souvent été marquées par une insuffisance des moyens financiers, une absence de coordination entre les différents acteurs, et une dépendance excessive aux aides étrangères . Par ailleurs, l’urbanisation non planifiée et l’accroissement de la population dans les villes ont exacerbé des problèmes de logement, d’assainissement et d’accès aux services de santé, créant des conditions propices à l’émergence de nouveaux défis sanitaires et sociaux .

L’Analyse en Composantes Principales (ACP) apparaît comme un outil statistique puissant pour explorer ces dynamiques complexes. En permettant de réduire la dimensionnalité de grands ensembles de données tout en préservant les informations essentielles, l’ACP aide à identifier les variables et les relations qui influencent le développement économique et social dans cette région . Cette approche permet de mieux comprendre les interactions entre différentes dimensions du sous-développement – telles que la pauvreté, les inégalités d’accès aux services publics, l’instabilité politique et la gestion des ressources naturelles – et d’identifier des stratégies plus ciblées pour y remédier (1). À travers cette introduction, nous nous intéresserons à la manière dont l’ACP peut être utilisée pour analyser les facteurs de sous-développement en Afrique de l’Ouest, en particulier dans les domaines de l’agriculture, de la santé, de l’éducation et de la gouvernance. En mettant en lumière les atouts et les limites de cette méthode, cette étude aspire à offrir un cadre théorique et pratique pour mieux appréhender les défis du développement en Afrique de l’Ouest et à explorer les voies potentielles pour les surmonter . • Quelles sont les principales raisons du sous-développement dans les pays de l’Afrique de l’Ouest et comment ces facteurs interagissent-ils pour maintenir cette situation ? Cette question nous invite à explorer les causes profondes du sous-développement, en tenant compte des dimensions politiques, économiques, sociales et environnementales. L’analyse des facteurs qui génèrent et entretiennent cette situation permettra de mieux comprendre comment briser ce cercle vicieux et proposer des solutions adaptées aux réalités spécifiques de chaque pays de la région. Objectif général : Analyser les principales causes du sous-développement dans les pays de l’Afrique de l’Ouest en utilisant l’Analyse en Composantes Principales (ACP) afin d’identifier les variables quantitatives clés qui influencent le développement économique et social de la région. Objectifs spécifiques : 1. Identifier les variables quantitatives pertinentes liées au sous-développement (pauvreté, chômage, accès à l’éducation, inégalités de revenus, infrastructure, etc.) à partir des données disponibles pour les pays de l’Afrique de l’Ouest. 2. Appliquer l’ACP pour réduire la dimensionnalité des données et déterminer les principales composantes qui expliquent la majorité de la variance des variables socio-économiques des pays d’Afrique de l’Ouest, tout en mettant en évidence les facteurs clés du sous-développement. 3. Analyser les relations entre les différentes variables afin de comprendre quelles sont celles qui contribuent le plus au sous-développement dans la région. Cela inclut l’impact des variables économiques (PIB, croissance économique, investissements étrangers) et sociales (éducation, santé, condition de vie) sur le développement. 4. Évaluer les disparités entre les pays de la région en fonction des résultats de l’ACP, pour identifier les pays qui connaissent des niveaux de développement plus faibles et explorer les raisons de ces écarts en termes de ressources, gouvernance, ou politiques économiques. 5. Quantifier l’impact des variables environnementales (changement climatique, dégradation des ressources naturelles, etc.) dans les processus de sous-développement, en les intégrant dans l’ACP et en identifiant leur poids relatif dans l’analyse des causes du sous-développement. 6. Explorer l’interaction entre les variables sociales et économiques, en cherchant à comprendre comment les inégalités sociales, telles que l’accès à l’éducation et à la santé, sont corrélées avec les indicateurs économiques et leurs effets sur le développement global de la région. 7. Proposer des recommandations pratiques basées sur les résultats de l’ACP pour améliorer les politiques économiques et sociales en Afrique de l’Ouest, en se concentrant sur les variables qui ont le plus grand potentiel pour stimuler le développement économique et réduire les inégalités. 8. Comparer les résultats obtenus via l’ACP avec les tendances économiques mondiales pour déterminer dans quelle mesure les facteurs internes (gouvernance, ressources, infrastructures) et externes (aide internationale, commerce) influencent les pays de l’Afrique de l’Ouest. Questions de recherche Les principales questions de recherche qui motivent cette étude sont : • Quelles sont les variables les plus pertinentes pour expliquer principales causes du sous-développement dans les pays de l’Afrique de l’Ouest ? • La distribution statistique des variables et leur répartition diffèrent-elles selon les pays d’Afrique de l’Ouest ? Revue littéraires  Access a l’eau L’Afrique de l’Ouest dispose d’importantes ressources en eau, mais souffre de déficits chroniques, en raison de l’inégale répartition des précipitations et des écoulements dans le temps et l’espace, la faible mobilisation des ressources potentielles et une mauvaise gestion des ressources existantes. Les infrastructures d’eau sont encore très peu développées en Afrique. Pour répondre aux besoins des populations en matière d’accès à l’eau et à l’assainissement, d’amélioration de la sécurité alimentaire, d’approvisionnement en énergie, de protection de l’environnement …, un développement d’infrastructures est nécessaire dans un cadre de concertation(3). En Afrique, l’accès à l’eau et le contrôle de la gestion des points d’eau sont au centre d’enjeux importants et peuvent constituer des sources de conflits. En Afrique de l’Ouest, la baisse du niveau de la pluviométrie, la dégradation de l’environnement et l’accroissement de la population ont provoqué un amenuisement des ressources en eau. Même dans les régions où les ressources en eau sont abondantes, la question de l’accès n’est pas toujours résolue. Les tensions qui se manifestent autour des points d’eau ne sont pas seulement liées à la diversité des écosystèmes. Elles sont fonction de la disponibilité des infrastructures hydrauliques, de leur état de fonctionnement et de la nature de leur mode de gestion. Quels que soient les milieux, on constate d’importantes disparités au niveau de la distribution spatiale des points d’eau, au sein des espaces ruraux, ou au sein des villes, voire dans les interstices des grandes ville(4). L’Afrique de l’Ouest dispose d’importantes ressources en eau, mais souffre de déficits chroniques, en raison de l’inégale répartition des précipitations et des écoulements dans le temps et l’espace, la faible mobilisation des ressources potentielles et une mauvaise gestion des ressources existantes. La gestion des ressources en eau recouvre des questions diverses et complexes, telles que la réponse aux besoins fondamentaux des populations, l’anticipation des crises et la préservation de la ressource, la participation, le recouvrement des coûts… L’augmentation rapide de la population de la région, l’accroissement de la dégradation environnementale et des pollutions, la menace d’une ressource en diminution, incitent à la mise en place d’une gestion intégrée tenant compte de l’ensemble des usages et impliquant l’ensemble des acteurs concernés(5)

L’indice de développement humain (IDH) est une mesure sommaire de la réussite moyenne dans les dimensions clés du développement humain : une vie longue et en bonne santé, des connaissances et un niveau de vie décent. C’est un moyen standard de mesurer le bien-être. Il est utilisé pour distinguer si le pays est un pays développé, en développement ou sous-développé, et aussi pour mesurer l’impact des politiques économiques sur la qualité de vie. Les pays se répartissent en quatre grandes catégories en fonction de leur IDH : développement humain très élevé, élevé, moyen et faible. Actuellement, Maurice est le seul pays africain qui entre dans la catégorie du développement humain très élevé(11)

2-Présentation de l’aire d’étude

La présente étude s’intéresse à une sélection de dix pays d’Afrique de l’Ouest : le Burkina Faso, le Cap-Vert, la Côte d’Ivoire, la Gambie, la Guinée, le Ghana, le Mali, la Mauritanie, le Niger et le Nigéria. Ces États ont été retenus comme unités d’analyse dans le cadre de notre travail de recherche portant sur les facteurs explicatifs du sous-développement dans certains pays de la sous-région. La sélection s’est appuyée sur deux critères principaux : la disponibilité des données et la représentativité des trois grands espaces linguistiques ouest-africains, à savoir les pays francophones (Burkina Faso, Côte d’Ivoire, Guinée, Mali, Mauritanie, Niger), anglophones (Gambie, Ghana, Nigéria) et lusophone (Cap-Vert). Cet échantillon offre un cadre pertinent pour une analyse comparative des dynamiques de développement dans l’espace ouest-africain. La carte suivante permet de situer géographiquement les pays concernés.

Figure 1:Map of the study Area

Materiles et méthodes utilisées Pour mener à bien notre étude, nous avons commencé par collecter des données via la base de données Our World in Data, puis nous avons traité et analysé ces données. Enfin, les résultats obtenus à partir de cette analyse ont été interprétés spatialement à l’échelle des 10 pays d’Afrique de l’Ouest à l’aide de cartes.

#Résultats Dans le cadre de notre projet d’études les données téléchargées ont été traitées sur Excel afin d’extraire les variables nécessaires .Les variables retenues sont les suivantes :(AE)Accès l’électricité (% de la population) ;PIB par habitant (PIB) ;Taux d’alphabétisation (Lit) ;(PIB ) PIB(en PPA Parité de Pouvoir d’Achat constant 2021 en dollars internationaux) ;Indice de développement humain (IDH) ;Part de la population pratiquant la défécation en plein air(DAL) ;Part de la population ayant accès à au moins des services de base d’eau potable(Wat) ; (Rech))Dépenses en recherche et développement (%du PIB) ; (D_Lit)Dépenses publiques en éducation en pourcentage du PIB ;(Choma)Taux de chômage total (% de la population active, estimation modélisée de l’OIT) ;(Live)Espérance de vie à la naissance (toutes sexes confondus)