Abstract: Dans le cadre de notre travail de dossier de DATA, nous avons décidé de travailler sur l’article: “Copper distribution in German vineyards and its impact on soil organisms – Dataset of physical, chemical and biological soil parameters of a field survey from 2010 to 2014” de Nadine Herwig, Bernd Hommel et Dieter Felgentreu. Ils ont travaillé sur l’impact de l’utilisation du cuivre comme pesticide dans les vignobles du sud de lAllemagne. Cet article pourtant très complet n’aborde pas la correlation entre l’abondance des vers de Terre et la concentration du Cuivre dans les sols. Pour cette raison, nous avons décidé d’en faire la problématique de notre dossier.

Mots Clefs Traduction en Anglais Liens URI
Cuivre Copper http://opendata.inrae.fr/thesaurusINRAE/c_15666
Lumbricus Lumbricus http://opendata.inrae.fr/thesaurusINRAE/c_25808
pollution agricole pollution from agriculture http://opendata.inrae.fr/thesaurusINRAE/c_5036
pesticide pesticide http://opendata.inrae.fr/thesaurusINRAE/c_3475
agriculture biologique organic agriculture http://opendata.inrae.fr/thesaurusINRAE/c_2912
sol agricole agricultural soil http://opendata.inrae.fr/thesaurusINRAE/c_245
vignoble vineyard http://opendata.inrae.fr/thesaurusINRAE/c_2394

Introduction

Partout dans le monde et particulièrement en Europe, a lieu depuis quelques années une remise en question du système agricole industriel mis en place durant l’après-guerre. La réglementation tend aujourd’hui vers une agriculture plus durable et donc bénéfique sur le long-therme. Dans ce contexte, un grand nombre de fongicides ont été interdits à toutes exploitations agricoles voulant bénéficier de la certification Bio. La gestion des champignons est particulièrement importante dans le secteur de la vigne qui, historiquement a été beaucoup impacté par les différentes vagues de mildiou, oïdium ou encore botrytis. Pour conserver la certification BIO tout en limitant l’impact des champignons, les vignerons se sont tournés vers l’utilisation du cuivre, décrit comme naturel. Le cuivre est cependant aujourd’hui soumis à débat de part son impact néfaste sur l’environement, et de nombreuses études ont été mises en place pour tenter de le quantifier.

C’est dans ce contexte qu’a été élaboré la base de données “Summary field data Cu” qui associe le cuivre avec différent autres facteurs liés à la composition et la structure des sols, ainsi que leur diversité biologique. Dans le cadre de notre travail, nous alllons nous pencher sur un des éléments mesurés: l’abondance de vers de terre pour nous demander si celui est corrélé au taux de cuivre mesuré dans le sol.

Description du jeu de données

Origine du jeu de données

Le jeu de données “Summary field data Cu” est issu de l’article scientifique “Copper distribution in German vineyards and its impact on soil organisms – Dataset of physical, chemical and biological soil parameters of a field survey from 2010 to 2014” de Nadine Herwig est al. publié dans le volume 48 du journal Data in Brief en juin 2023

Ces données ont été réalisées dans 10 vignobles situés au sud-ouest de l’allemagne dans 10 régions viticoles différentes. Les chercheurs ont selectionnés 1 à 4 parcelles par vignobles et ont fait différents mesures à 4 points différents de chacune des parcelles. Ces mesures se sont déroulées sur 4 ans (de 2010 à 2014) et couvrent un grande variété de zones qui n’ont pas commencer à utiliser le cuivre au même moment et dans les mêmes proportions.

Format des données

Le jeu de données est structuré sous forme d’un fichier excel subdivisé en 9 feuilles (8 feuilles tableaux tabulaires et 1 de description). Nous avons transformé ces données en .csv pour pouvoir les utiliser dans Rmarkdowmn.

Métadonnées techniques

Les données proviennent d’une enquête sur le terrain menée par JKI ( institut allemand sur la protection des parcelles dans les cultures et les prairies ). L’enquête s’est déroulée sur 78 zones de prélèvements avec 4 point d’échantillons de 0,25 m2 chacun pour un total de 312 points d’échantillonnages.

Sur les 78 zones d’enquête il y a 30 domaines viticoles, 24 jachères et 24 prairies. Parmi les domaines viticoles 5 d’entre eux sont classés en « conventionnels » et les 25 autres en « gestion écologique ». La plupart des domaines en gestion écologique sont regroupés en association donc partagent les mêmes règles et méthodes. Les jachères représentent d’anciens domaines viticoles de la région sur lesquels aucun épandage de cuivre n’a été fait depuis plus de 20 ans. Les prairies sont qualifiées de référence car elles étaient sous enquête et sont typiques de la région et n’ont généralement pas été utilisées pour une utilisation agricole.

Vu le nombre de catégories de données dans cette partie nous allons nous concentrer sur celles que nous allons utiliser pour répondre a notre question scientifique.

Informations sur les variables, les unités de mesures, les codes

  • Land use site history : historique de l’utilisation de cette terre

  • Wine growing region : zone de prélèvement viticole

  • Ecolological group : groupe écologique de vers de terre

  • Taxa : taxon

  • Development stage : stade de développement des individus prélevés ( Juvénile , adultes )

  • Biomass : biomasse relative des individus prélevés

  • Cu : quantité de Cuivre en mgkg-1 de matière sèche ( Dry Mater )

  • Area : définit la zone d’échantillonnage selon les règles décrites ci-dessus

  • Sampling_point : numéro du point d’échantillonnage sur les 4 échantillons de chaque zone

  • Abundance : abondance constaté de vers de terre

Qualité des données : informations sur la qualité et la fiabilité des données, y compris les méthodes de contrôle de la qualité

Les informations sur les zones d’échantillonnages ont principalement été collectées par des entretiens avec les agriculteurs pendant l’échantillonnage ce qui donne une qualité de données relative bien que cela soit objectif.

L’institut JKI étant national on suppose que les méthodes de prélèvement et de vérification des données sont fiables et reconnues par des scientifiques du domaine.  Ce même institut a permis d’employer l’analyse ICP-OES ( Inductively Coupled Plasma Optical Emission Spectroscopy ) pour déterminer une quantité d’éléments chimiques dans l’échantillon en utilisant des matériaux de références BCR 142 et 143 en référence de sol.

 

Les points sont suffisamment éloignés ( 10 m ) et répartis sur les parcelles pour juger que l’effet de pente ou de type de sol puisse être exclu. Ils ont retourné un volume de sol de 60 kg environ à chaque fois. Par contre les données ont été récoltées sur 4 ans ce qui est relativement long. Ils ont mélangé les 4 échantillons d’une même parcelle pour obtenir des échantillons homogènes et un seul mix pour chaque zone. La communauté microbiologique n’étant pas le but de notre étude on se concentre sur l’analyse des composants du sol et non sur l’hétérogénéité de cette communauté. Cependant elle se révèlera utile plus tard pour mesurer l’effet du Cuivre sur celle-ci.  

 

Les méthodes de prélèvement employés pour l’enquête et l’analyse des vers de terre et des microorganismes sont conformes à celle de l’OCDE ou ISO. Ceux-ci on par la suite étés utilisés pour mesurer les paramètres microbiologiques en répétant la procédure 5 fois pour chaque échantillon avec des témoins pour garantir une fiabilité des mesures.

Il n’y pas de déclaration vis-à-vis des valeurs aberrantes qui aies pu survenir durant le processus donc on suppose que cela a été fait très rigoureusement et qu’ils n’ont pas jugé pertinent d’en parler.

Analyse du jeu de données

Création d’un tableau pour l’analyse

Avant d’analyser le jeu de données, nous avons du modifier la forme des tableaux pour regrouper les données liées au cuivre et à l’abondance de vers de terre.

Nous avons d’abbord subdivisé en un excel plus restreint Donnée_chimiques.csv contenant les mesures des différents composants chimiques relevés provenant de la feuille 3 du data paper et Summary_field_data_Cu.csv contenant les données d’abondance des individus selon le point d’échantillonnage provenant de la feuille 7 du data paper.

Nous avons ensuite réduit le nombre de valeurs et de conditions de notre tableau global de données provenant de data en ne conservant que la surface ( Area ) et le point d’échantillonnage ( sampling_point ). Il a par la suite fallut faire la moyenne des différentes valeurs d’abondances par zone sous data_bis pour avoir autant de lignes dans chaque tableaux. Nous avons à nouveau réduit notre tableau mais cette fois-ci dans dataCu afin de grouper la surface avec le point d’échantillonnage. De la même façon que pour les données d’abondances, nous avons fait la moyenne de Cu (la quantité de Cuivre) en le ressortant sous dataCu_bis.

Enfin on associe les données de data_bis et dataCu_bis pour obtenir data_global contenant un tableau avec la surface, le point de prélèvement, l’abondance moyenne et la quantité de Cuivre moyenne. Ce sera à partir de ce tableau que nous ferons notre étude.

library(tidyr)
library(tidyverse)
## Warning: le package 'tidyverse' a été compilé avec la version R 4.4.3
## Warning: le package 'lubridate' a été compilé avec la version R 4.4.3
## ── Attaching core tidyverse packages ──────────────────────── tidyverse 2.0.0 ──
## ✔ dplyr     1.1.4     ✔ purrr     1.0.2
## ✔ forcats   1.0.0     ✔ readr     2.1.5
## ✔ ggplot2   3.5.1     ✔ stringr   1.5.1
## ✔ lubridate 1.9.4     ✔ tibble    3.2.1
## ── Conflicts ────────────────────────────────────────── tidyverse_conflicts() ──
## ✖ dplyr::filter() masks stats::filter()
## ✖ dplyr::lag()    masks stats::lag()
## ℹ Use the conflicted package (<http://conflicted.r-lib.org/>) to force all conflicts to become errors
library(lme4)
## Le chargement a nécessité le package : Matrix
## 
## Attachement du package : 'Matrix'
## 
## Les objets suivants sont masqués depuis 'package:tidyr':
## 
##     expand, pack, unpack
library(dplyr)
setwd("C:/Users/lucie/Documents/Travail/IL3/OI/Dossier_DATA/2024_data_manageR_VF_grp_SQY03")
data <- read.csv("Données_chimiques.csv", sep=";")
dataCu <- read.csv("Summary_field_data_Cu.csv", sep=";")
library(dplyr)

data_bis <- data %>%
  group_by(Area, Sampling_point) %>%
  summarise(Abundance = mean(Abundance))
## `summarise()` has grouped output by 'Area'. You can override using the
## `.groups` argument.
library(dplyr)

dataCu_bis <- dataCu %>%
  group_by(Area, Sampling_point) %>%
  summarise(Cu = mean(Cu))
## `summarise()` has grouped output by 'Area'. You can override using the
## `.groups` argument.
data_global <- left_join(data_bis, dataCu_bis)
## Joining with `by = join_by(Area, Sampling_point)`

Statistiques descriptives du jeu de données

Maintenant que nous avons créé un tableau avec juste 4 colonnes : “Area”, “Sampling_point”, “Abundance” et “Cu”, nous pouvons réaliser quelques travaux de statistiques descriptives.

On peut commencer par afficher la valeur moyenne et la répartition des données (écart type) de chaque Area dans un tableau.

resultats <- data_global %>%
  group_by(Area) %>%
  summarise(Moyenne_Cu = mean(Cu), Ecart_type_Cu = sd(Cu), Moyenne_A = mean(Abundance), Ecart_type_A = sd(Abundance))

Il est représenté ici:

Area Moyenne_Cu Ecart_type_Cu Moyenne_A Ecart_type_A
BA_01 101.100393 14.713424 5.624397 1.6602182
BA_01_2 225.249528 79.984833 7.866666 2.4239547
BA_02 171.924723 30.401265 11.914015 2.6457028
BA_05 52.735847 18.244716 9.444999 3.1519237
BA_06 58.250316 23.507187 11.973383 0.9692863
FR_05 44.750721 8.721569 4.596446 1.4088149
FR_05_2 71.500388 27.147867 2.564266 1.3083453
MO_03 108.141180 38.690267 6.919120 1.8566502
MO_03_2 211.500215 36.355684 5.750000 1.5957119
MO_04 142.441640 24.712195 4.747948 0.8565945
MO_06 114.416784 43.171161 6.663112 0.9219909
MO_07 131.249891 13.576958 5.652066 0.9439608
MR_01 73.599483 7.817909 5.278326 1.3202945
MR_01_2 131.474998 32.973066 3.858333 1.0393639
MR_03 42.500224 7.798905 4.584928 0.8280883
NH_01 49.108628 8.199340 6.562076 2.1412847
NH_01_2 77.424084 26.337100 3.320833 0.9623828
PF_02 56.933577 8.019060 6.434043 2.1101407
PF_03 80.576051 8.167720 6.499178 1.3964203
RG_03 93.758053 3.717295 5.608890 0.2437916
RH_04 91.774449 18.678383 6.970491 0.7679363
RH_06 56.908098 14.286320 13.578125 3.8624101
RH_10 65.466899 4.146872 5.973927 0.8979126
RH_11 47.425312 5.831408 5.682037 1.1221845
SN_01 9.412846 1.917760 3.166666 2.0092380
SN_01_2 36.050344 9.238092 1.737500 0.8806950
WB_07 66.807808 15.923830 4.269792 1.8751769
WB_08 88.191760 17.700607 3.475490 0.2802284
WB_10 205.358831 32.127997 5.581169 1.3297216
WB_13 85.299625 9.119062 8.711684 1.9656265

Avec ce tableau, on peut constater que les moyenne sont très éparses. “Moyenne_Cu” se situe entre 9.41 et 225.25 (23 fois plus) et “Moyenne_A” va de 1.73 à 11.91 (environ 7 fois plus). De même, les écarts-types tournent autour de 20% de la valeur de la moyenne et vont même jusqu’à 1/3 dans le cas de “Moyenne_Cu” de “BA_01_2”. Ces obvervations vont dans le sens des arguments des auteurs de l’article qui ont écrit qu’il y avait de grande variations entre les résultats à causes de nombreux facteurs comme la date de début d’application du traitement au cuivre, les conditions naturelles locales, les caractéristiques du sol et la biodiversité autochtone. Ils expliquent donc que ces données ne sont pas transposables à d’autres zones du monde (surtout dans le cas d’autres vignobles).

Nous pouvons réaliser un graphique (nuage de points) des valeurs de l’abondance de vers de terre en fonction du cuivre dans le sol pour avoir un premier aperçu de la corrélation entre les deux valeurs.

plot <- ggplot(data_global, aes(Cu, Abundance)) +
  geom_point()
plot

Avec le graphique, on peut supposer que les données ne sont pas corrélées, mais on ne peut pas en avoir la certitude tant que l’on a pas fait un test statistique pour le prouver.

Question Simple

Les statistiques descriptives du jeu de données et notament le graphique nuage de points de la quantité de cuivre de chaque zone de mesure en fonction de l’abondance de vers de terre montrent que le liens de corrélations entre les deux ne peut pas être confirmé.

La question auquelle on va répondre est donc: Existe-t-il un lien de corrélation significatif entre la quantité de cuivre et l’abondance de vers de terre à un même endroit ?

On s’attend normalement à voir le taux de cuivre dans le sol évoluer de manière inversement proportionelle à l’abondance de vers de terre dans le sol, car comme le présupose la conctroverse actuelle son utilisation dégrade la biodiversité (Kupczak, 2025).

Réponse Statistique

Dans le cas d’un test de corrélation, deux cas sont possibles. Si les deux variables (ici “Cu” et “Abundance”) suivent une loi normale, il faut se servir du test de corrélation de Pearson. Si au moins une des deux variables ne suit pas une loi normale, il faudra utiliser un test de corrélation de Spearman.

Pour décider du test que nous utiliserons, nous devons donc effectuer un test de normalité (Shapiro-Wilk) sur les deux variables concernées. Pour chacun des tests de normalité, on a pose deux hypothèses : H0, les données suivent une loi normale et H1 : les données ne suivent pas une loi normale.

On se base sur un seuil de confiance de 95%. Ce la implique qu’une p-value < 0.05 infirmera H0 et on qu’on acceptera H1 au risque de 5% de se tromper. A l’inverse une p-value > 0.05 validera Ho au seuil de confiance de 95%.

library(dplyr)

shapiro.test(data_global$Cu)
## 
##  Shapiro-Wilk normality test
## 
## data:  data_global$Cu
## W = 0.89073, p-value = 6.774e-08
shapiro.test(data_global$Abundance)
## 
##  Shapiro-Wilk normality test
## 
## data:  data_global$Abundance
## W = 0.91878, p-value = 2.046e-06
  • data: 6.774e-08 << 0.05

  • Abundance: 2.046e-06 << 0.05

Dans les deux cas La p-value est strictement inférieure à 0.05. On rejette donc H0 er on accepte H1 avec un risque de 5%. Nos données ne suivant pas de loi normale, pour répondre a notre question, il faudra donc utiliser le test de corrélation de Spearman.

Pour le test de corrélation de Spearman, on a pose deux hypothèses : H0, les données suivent une loi normale et H1 : les données ne suivent pas une loi normale.

On se base sur un seuil de confiance de 95%. Ce la implique qu’une p-value > 0.05 infirmera H0 et on qu’on acceptera H1 au risque de 5% de se tromper. A l’inverse une p-value < 0.05 validera Ho au seuil de confiance de 95%.

Pour empêcher que la valeur de la p-value soit approximée à cause de résultats similaires, nous avons introduit du bruits dans les mesures

data_global$Cu <- data_global$Cu + runif(nrow(data_global), -1e-6, 1e-6)
data_global$Abundance <- data_global$Abundance + runif(nrow(data_global), -1e-6, 1e-6)
cor.test(data_global$Cu, data_global$Abundance,method = "spearman")
## 
##  Spearman's rank correlation rho
## 
## data:  data_global$Cu and data_global$Abundance
## S = 226310, p-value = 0.019
## alternative hypothesis: true rho is not equal to 0
## sample estimates:
##       rho 
## 0.2141468

0.02 < 0.05

D’après le test de corrélation de spearman, la p-value est strictement inférieure à 0.05. Avec un risque de 95%, on accepte H0. On peut dire grâce au test de corrélation de Spearman qu’il y a une relation significative entre l’abondance de vers de terre et le taux de cuivre présent dans les sols mesurés.

Conclusion

En conclusion, nous avons determiné qu’il existait une relation significative entre le taux de cuivre dans le sol et l’abondance des vers de terre parmis l’echantillon de 312 mesures du taux cuivre et les 1946 mesures de l’abondance de vers de terre réparties sur 78 zones de prélèvements différentes. Il faut cependant préciser que même s’il existe une valeur de pollution seuil (comme pour n’importe quel élément chimique) au dela duquel l’environnement (les organismes du sols) se dégrade, l’idée que l’utilisation du cuivre dégrade l’environement ne fait pas encore consensus. Il ne faut pas oublier que ce résultat a été obtenu pour des sols ayant la même fonction: la culture de vigne. Cela peut influencer le résultat final, tout comme le fait que les vignobles étudiés se trouvent en majorité dans deux régions limitrophes : la Bade-Wurtemberg et la Rhénanie-Palatinat (Allemagne).

D’autres facteurs peuvent rentrer en jeux et fausser l’analyse comme le climat, la structure du sol, le type de production (bio/conventionel) ou les réseaux trophiques locaux. Un élément pertinent pour renforcer ce resultat serait de mesurer l’évolution du taux de cuivre et de l’abondance des vers de terre sur des vignobles avant et après l’utilisation de cuivre.C’est un élément qui manque à la base de données et qui empêche d’amoindrir l’impact d’éléments extérieurs.

Références

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