RESUME
Cette étude examine les causes principales des migrations en Afrique
de l’Ouest, en mettant l’accent sur les facteurs socio-économiques,
environnementaux, et politiques qui motivent les mouvements de
population tant internes qu’internationaux. À travers une analyse des
données démographiques, économiques et migratoires, l’étude identifie la
pauvreté, le chômage, l’instabilité politique, les inégalités
économiques, et les changements climatiques comme des moteurs clés de
l’émigration.
Les données, collectées via des bases publiques et traitées avec des
outils comme RStudio et QGIS, révèlent des disparités marquées entre les
pays de la région en termes de revenu moyen, densité de population,
niveau d’éducation et de satisfaction, et taux de chômage. Ces
disparités alimentent des flux migratoires vers des pays plus stables ou
économiquement dynamiques comme la Côte d’Ivoire et le Ghana, ainsi que
des migrations internationales, notamment vers l’Europe.
Les résultats montrent également l’importance des envois de fonds
des migrants pour les économies locales et les impacts négatifs de la
fuite des cerveaux sur les pays d’origine. L’analyse en composantes
principales (ACP) met en évidence les corrélations entre le taux
d’émigration et des variables comme le PIB par habitant, le taux de
chômage et la stabilité politique. L’étude conclut en recommandant des
politiques ciblées pour réduire les facteurs incitatifs de la migration,
notamment par l’amélioration des opportunités économiques locales, la
gestion des crises environnementales et le renforcement de la stabilité
politique.
1. INTRODUCTION
Par sa position stratégique entre l’Afrique du Nord et les zones
tropicales, mais aussi par son ouverture sur l’Atlantique et les
Amériques, l’Afrique de l’Ouest a toujours été un lieu d’intenses
mobilités et de brassage de populations. Depuis les années 1960, elle a
compté divers pôles de stabilités politique et économique (Sénégal, Côte
d’Ivoire, Ghana, Nigeria), qui ont fait d’elle un espace attractif par
rapport au reste du continent.
La migration est un est un phénomène global qui a marqué l’histoire
de l’humanité. Depuis les 1eres migrations humaines jusqu’au flux
contemporains, les mouvements de populations ont façonné les sociétés,
les cultures et les économies. Aujourd’hui la migration est un enjeu
central des débats politiques et économiques, tant pour les pays de
départs que ceux de destination.
Terre d’immigration, l’Afrique de l’Ouest est aussi devenue une
terre d’émigration dès la période coloniale, avec d’importants
mouvements de population des pays du centre de la sous-région vers les
pays côtiers, mais aussi vers d’autres pays africains (Gabon, Congo,
Cameroun) et, dans une moindre mesure, vers les anciennes métropoles
coloniales (France, Grande Bretagne, Portugal etc..).
Cette zone est caractérisée par un flux intense de populations
motivé par des raisons diverses.
Cette étude s’intéresse justement à ressortir les différents
facteurs qui influent sur la mobilité des peuples tant au sein de
l’Afrique de l’Ouest elle-même que vers les autres pays du tiers
monde.
2. CADRE DE LA ZONE D’ETUDE
2.1. SITUATION GEOGRAPHIQUE DE LA ZONE DE L’ETUDE
L’Afrique de l’Ouest est une région terrestre couvrant toute la
partie occidentale de l’ Afrique subsaharienne. Elle comprend
approximativement les pays côtiers au nord du golfe de Guinée jusqu’au
fleuve Sénégal, les pays couverts par le bassin du fleuve Niger ainsi
que les pays de l’arrière-pays sahélien. Elle comprend entre autre les
pays suivants : Bénin, Burkina Faso, Côte d’Ivoire, Cap-Vert, Gambie,
Ghana, Guinée, Guinée-Bissau, Libéria, Mali, Mauritanie, Niger, Nigeria,
Sénégal, Sierra Leone et Togo.
2.2. DEMOGRAPHIE
D’après le dernier rapport de l’ONU sur les perspectives
démographiques mondiales, la population en Afrique de l’Ouest (391
millions d’habitants en 2019) devrait doubler d’ici 2050 (796 millions
d’habitants) et être multipliée par 3,8 à la fin du siècle (1,5 milliard
habitant). Cette évolution s’explique par le maintien d’un taux de
fécondité éminemment élevé (5,2 enfants par femme en moyenne ces 5
dernières années).
Le rythme de croissance démographique varie selon les pays de la
zone. Avec un taux de fécondité de près de 7 enfants par femme, le Niger
est de loin celui dont la croissance est la plus forte : sa population
pourrait être multipliée par 7 d’ici 2100 et ainsi passer de 23,3
millions d’habitants en 2019 à près de 165 millions à la fin du siècle.
Le Mali, le Burkina Faso et le Bénin devraient également connaître une
forte tendance à la hausse – avec une population multipliée par 4 d’ici
2100. Les prévisions de croissance pour le Ghana, la Sierra Leone ou
encore la Guinée-Bissau sont en revanche moins élevées (relativement aux
autres), à moins de 200% d’ici 2100. Celles du Nigéria, poids lourd du
continent avec plus de 200 millions d’habitants en 2019, sont
équivalentes à la moyenne de la sous-région.[1]
Le tableau ci-après présente la population de la zone d’étude en
2020
| BENIN |
12643123 |
| BURKINA FASO |
21522626 |
| CAP-VERT |
582640 |
| COTE D’IVOIRE |
26811790 |
| GAMBIE |
2573995 |
| GHANA |
32180401 |
| GUINEE |
13205153 |
| GUINEE BISSAU |
2015828 |
| LIBERIA |
5087584 |
| MALI |
21224040 |
| NIGER |
24333639 |
| NIGERIA |
208327405 |
| SENEGAL |
16436120 |
| SIERA LEONNE |
8233970 |
| TOGO |
8442580 |
2.3. CLIMAT
L’Afrique de l’Ouest est découpée en deux grandes zones
climatiques:
le Sud équatorial, avec un climat chaud et humide, d’abondantes
pluies et des forêts;
et le Nord sahélien, avec des savanes, des steppes et des régions
désertiques.
L’Afrique est caractérisée par de fortes chaleurs et des zones très
sèches. Elle connaît des précipitations plus fortes, une humidité
parfois proche des 100 % et une faible amplitude thermique (25 °C durant
l’hiver et 30 °C durant l’été). Les saisons se découpent en quatre
périodes, deux saisons sèches et deux saisons humides. La grande saison
sèche dure de décembre à avril et la grande saison humide de mai à
juillet. La petite saison sèche dure d’août à septembre et la petite
saison humide d’octobre à novembre. La plupart des précipitations
annuelle peuvent atteindre 350 mm en juin, le mois le plus humide. La
partie nord du pays est couverte de savanes, elles-mêmes décomposées en
savane humide au sud et savane sèche au nord. Les précipitations sont
inférieures à 1 200 mm et ont une répartition très saisonnière[2]
2.4. RELIEF
L’Afrique de l’Ouest occupe une surface de 6.140.568 km2, soit
environ un cinquième du continent africain. La grande majorité de la
région est composée de plaines dont l’altitude est inférieure à 300 m.
Plusieurs sommets isolés parsèment la côte Sud.
La partie septentrionale est occupée par le Sahel, zone de
transition aride à semi-aride entre le désert du Sahara et l’Afrique
intertropicale. Le Sahel forme une bande de 160 à 240 km de large.
Le mont Nimba, situé aux confins de la Côte d’Ivoire et de la Guinée
est le point culminant de l’Afrique de l’Ouest avec une altitude de 1
752 m.
3. MATERIELS ET METHODES
3.1. MATERIEL UTILISES
3.1.1. ZOTERO
ZOTERO est un outil de gestion de références bibliographiques conçu
pour collecter et organiser des sources provenant de diverses
références. Dans ce projet, il a été utilisé pour élaborer la
bibliographie.
3.1.2. RStudio
RStudio est un environnement de développement intégré pour le
langage de programmation R, conçu spécifiquement pour l’analyse
statistique et la visualisation des données. Il nous a permis d’analyser
et d’interpréter nos données.
3.1.3. QGIS
QGIS est un logiciel de Système d’Information Géographique (SIG) qui
permet la collecte, le traitement, l’analyse, la gestion et la
présentation de divers types de données géographiques. Il nous a permis
de réaliser l’analyse spatiale de nos données.
4. PRESENTATION DES PARAMETRES DE SUIVIS
Pour mener à bien notre étude, nous avons procédé par des méthodes
dont :
La collecte des données
Analyse des données
Le traitement de données a été réalisé principalement avec le
logiciel Rstudio
Présentation sur une carte des pays liés à notre étude
Cette partie de notre étude a été effectué avec le logiciel de
traitement d’informations géographique QGIS
5. REVUE BIBLIOGRAPHIQUE
5.1. CONTEXTE
Un consensus se dégage pour définir un migrant comme une personne
âgée de plus de 15 ans vivant depuis plus d’un an dans un pays dont il
n’est pas ressortissant Selon les Nations Unies, l’Afrique de l’Ouest
est de longue date caractérise par des niveaux élevé de mobilité. Le
phénomène de la migration en Afrique de l’ouest est un enjeu qui touche
de de nombreuses nations de la région. Souvent motivée par les
inégalités économiques, l’instabilité politique et les impacts des
changements climatiques, la sécheresse prolongée dans la corne de
l’Afrique et les graves inondations saisonnières sur l’ensemble du
continent ont visiblement entraîné des déplacements avec l’Europe
d’autres pays africain comme principales destinations. En effet, pendant
de longs mois, de jeunes Africains, hommes et femmes, risquent tout, y
compris leur vie, pour entreprendre un périlleux périple qui leur fait
traverser des dizaines de frontières et les dangereux courants de la
Méditerranée à la recherche d’une vie meilleure dans le Nord. Certains y
laissent leur vie, d’autres sont renvoyés chez eux et d’autres encore,
qui atteignent leur destination, comprennent que leur existence n’y sera
pas forcément plus facile. Mais étant donné le manque d’emplois et les
sombres perspectives auxquels ils sont confrontés dans leur pays, des
millions de jeunes Africains préfèrent encore l’exode, souvent
clandestin. Bien que ce phénomène soit aperçu comme un échappatoire aux
conditions difficiles, il a aussi des répercussions profondes sur les
familles, les communautés et les sociétés d’origines, notamment à
travers la fuites de cerveaux et les tensions liées aux politiques
migratoires internationales.
5.1.1. Dimension Économique
Les migrations en Afrique de l’Ouest sont souvent motivées par des
facteurs économiques. L’Organisation internationale pour les migrations
(IOM) souligne que les rapatriements de fonds des migrants représentent
une contribution significative aux économies locales, atteignant jusqu’à
12% du PIB dans certains pays comme Cabo Verde, le Liberia et le
Sénégal. Ces fonds sont utilisés pour améliorer l’éducation, la santé et
investir dans des entreprises locales[3]. D’un autre côté, les
inégalités économiques persistent, et la recherche d’opportunités
d’emploi pousse les individus à migrer vers des pays voisins ou à
entreprendre des voyages plus longs vers l’Europe ou les
Amériques[4].[5]
Les travailleurs migrants incluent les personnes employées ou en
chômage actif dans leur pays de résidence. Cela englobe également les
travailleurs familiaux ou auto-employés. La migration de main-d’œuvre
est un moteur central de l’émigration en Afrique de l’Ouest. Les jeunes
non qualifiés, confrontés à un chômage élevé, migrent souvent en quête
de travail dans d’autres pays de la région ou en Europe.
C’est le salaire brut moyen des travailleurs, qui est utilisé pour
comparer les conditions économiques entre les pays. Les écarts salariaux
significatifs entre les pays d’Afrique de l’Ouest et les destinations
européennes sont une incitation majeure pour les migrants
économiques.[6]
Le Niveau de Revenu Moyen Annuel (NRM.AN) mesure le revenu annuel
moyen par habitant dans un pays donné, souvent exprimé en dollars
américains (USD). En Afrique de l’Ouest, cette variable est cruciale
pour analyser les disparités économiques entre les pays, identifier les
causes des migrations économiques, et comprendre les pressions sociales
sur les populations.[7]
Disparités Régionales
Les pays d’Afrique de l’Ouest affichent une grande hétérogénéité en
termes de niveau de revenus moyens avec le Nigeria à environ 0.539/an,
en partie grâce à ses ressources pétrolières, la Côte d’Ivoire et Ghana
ont respectivement 0.530 et 0.601/an, grâce à une économie diversifiée
(agriculture, mines, services).Niger, Liberia, et Guinée-Bissau sont à
environ 0.483 à 0.482/an, représentant les économies les plus
vulnérables de la région[7]
Les pays dépendants des ressources naturelles (pétrole, or, cacao)
comme le Nigeria ou le Ghana tendent à avoir un revenu moyen plus élevé
que ceux axés sur une agriculture de subsistance (Niger, Burkina Faso).
En 2020, la baisse des exportations, le ralentissement du commerce, et
les restrictions sanitaires ont réduit les revenus dans presque tous les
pays de la région. Bien que certains pays aient un NRM.AN relativement
élevé, les disparités entre les zones urbaines et rurales restent
marquées. Par exemple, les populations rurales dans des pays comme le
Mali et la Guinée-Bissau perçoivent des revenus bien inférieurs à ceux
des villes. Les faibles revenus moyens poussent les populations à migrer
pour rechercher des opportunités économiques. Cela inclut Migrations
internes: Vers les centres urbains comme Lagos, Abidjan, ou Dakar et
migrations internationales: Vers l’Europe, en particulier via les routes
méditerranéennes, pour les habitants de pays comme le Mali, le Niger, ou
la Gambie.
Un revenu annuel faible est souvent corrélé avec un faible accès à
l’éducation, à la santé, et aux infrastructures, exacerbant les facteurs
d’émigration. Par exemple, le Niger, avec un des plus faibles NRM.AN
(environ 0.391/an), souffre également d’un indice de développement
humain (IDH) parmi les plus bas au monde. Le NRM.AN permet d’évaluer les
raisons économiques derrière les flux migratoires, notamment les départs
massifs des zones rurales vers des régions plus prospères. En 2020, les
pays avec les niveaux de revenu les plus bas ont montré des taux
d’émigration plus élevés, reflétant la recherche d’opportunités dans des
économies plus dynamiques.[8]

5.1.2. Dimension Sociale
Les migrations ont un impact social majeur. Les études montrent que
les femmes migrent de plus en plus indépendamment pour travailler ou
poursuivre leurs études, contribuant ainsi à leur indépendance
économique. De plus, les migrations favorisent l’éducation des
générations futures grâce aux revenus supplémentaires générés par les
travailleurs migrant [9].
Pauvreté en Afrique de l’Ouest (2020)
La pauvreté reste une problématique majeure dans la région, où près
de 47 % des habitants vivent sous le seuil de pauvreté international
(1,90 USD par jour en parité de pouvoir d’achat). En 2020, environ 60 %
des habitants de certains pays d’Afrique de l’Ouest ont signalé une
perte de revenus ou d’emploi à cause de la pandémie de COVID-19. Cela a
accru le nombre de personnes vivant dans l’extrême pauvreté, annulant
des années de progrès dans la lutte contre la pauvreté. Les taux de
pauvreté sont particulièrement élevés dans les pays sahéliens comme le
Niger, le Mali et le Burkina Faso, où l’agriculture de subsistance
domine. En revanche, des pays comme le Ghana et la Côte d’Ivoire ont des
taux relativement plus faibles grâce à des économies diversifiées et des
investissements dans les infrastructures urbaines.[10]

PIB par habitant (PIBH) en Afrique de l’Ouest (2020)
Le PIB par habitant reflète les inégalités économiques
significatives dans la région, oscillant entre 500USD pour les pays les
plus pauvres (Niger, Liberia) et plus de 2 000 USD pour des pays comme
le Ghana et la Côte d’Ivoire. Pays à bas PIB par habitant : Le Niger et
le Liberia figurent parmi les pays ayant le PIB par habitant le plus
faible, aggravé par des conflits, une forte dépendance à l’aide
internationale, et une démographie croissante. [11]
Facteur d’émigration économique : Les faibles revenus et les taux
élevés de pauvreté poussent de nombreux habitants à migrer pour
améliorer leurs conditions de vie, principalement vers des pays plus
stables de la région ou vers l’Europe.[12] ; [13]

Ni.SM (Niveau de Satisfaction Moyen)
Le Niveau de Satisfaction Moyen évalue la perception des citoyens
concernant leur qualité de vie, incluant des éléments tels que l’accès
aux services de base, les opportunités économiques et la stabilité
sociale.
En Afrique de l’Ouest, cette variable est influencée par des
disparités régionales marquées entre zones rurales et urbaines. Dans les
zones rurales, où l’accès aux soins, à l’éducation et aux
infrastructures est limité, les niveaux de satisfaction sont
généralement bas. En revanche, dans des zones urbaines comme Dakar ou
Abidjan, une classe moyenne émergente exprime un niveau de satisfaction
relativement meilleur[14]
Les régions en proie à des conflits, comme le Sahel, affichent des
niveaux très bas en raison de l’insécurité, du déplacement des
populations et de la perte des moyens de subsistance.
Togo, Sierra Leone et Liberia : Ces pays affichent des indices de
satisfaction faibles en raison des défis socio-économiques tels que le
chômage, la précarité des infrastructures et l’accès limité à la
santé.
Les faibles niveaux de satisfaction motivent les départs, notamment
vers des pays offrant une meilleure qualité de vie ou des opportunités
économiques.[15]

DP (Densité de Population)
La Densité de Population, qui mesure le nombre d’habitants par
kilomètre carré, révèle des disparités significatives en Afrique de
l’Ouest.
En 2020 les pays côtiers, comme le Nigeria et le Ghana, affichent
une forte densité, dépassant 200 hab. /km² dans certaines régions,
alimentée par une urbanisation rapide. Cette densité contribue à des
pressions sur les infrastructures, l’emploi et le logement, exacerbant
les migrations internes vers des zones moins peuplées [16]
À l’inverse, des pays comme le Niger ou le Mali, bien qu’étendus
géographiquement, présentent de faibles densités (< 50 hab. /km²).
Cependant, ces régions rurales peu peuplées souffrent de conditions de
vie précaires, souvent à l’origine de migrations internes ou
internationales.
Togo : Une densité de population de 152 hab. /km², concentrée dans
les zones urbaines comme Lomé. Cette forte densité accentue les besoins
en infrastructures urbaines, exacerbant les problèmes de logement et de
services publics.
Liberia : Avec 53 hab. /km², le pays affiche une densité modérée
mais souffre d’une mauvaise répartition des ressources entre les zones
urbaines et rurales.
Les régions surpeuplées (Nigeria) génèrent des migrations vers des
zones rurales ou des pays voisins moins peuplés, tandis que les zones à
faible densité subissent des départs en raison du manque
d’infrastructures.[17]

Nbre.VT (Nombre de personnes vivant dans les taudis)
Cet indicateur reflète les populations vivant dans des conditions
insalubres, généralement dans les périphéries des grandes villes. En
2020, environ 40 % de la population urbaine en Afrique de l’Ouest vivait
dans des taudis, aggravés par l’urbanisation rapide et le manque
d’investissement dans le logement social. Les zones à forte population,
comme Lagos (Nigeria) et Accra (Ghana), concentrent ces populations,
avec des implications majeures sur la santé publique, l’éducation et les
opportunités économiques
Togo : Environ 60 % de la population urbaine vit dans des taudis.
Lomé, la capitale, illustre bien ce problème avec une urbanisation
rapide dépassant la capacité des infrastructures.
Liberia : Avec une population urbaine croissante, Monrovia, la
capitale, enregistre également un taux élevé de personnes vivant dans
des conditions insalubres.
Les conditions de vie insalubres poussent les populations urbaines
défavorisées à chercher de meilleures conditions ailleurs, souvent par
le biais de migrations régionales ou internationales.

Dimension Politique
L’OIM a également noté que les déplacements internes liés aux
conflits (déplacement forcé des populations) sont significatifs, et que
ces migrations internes alimentent souvent des migrations
internationales en raison du manque de solutions locales à long
terme[18]
Le Taux de Chômage (TC), mesuré comme le pourcentage de la
population active sans emploi, est un indicateur clé pour comprendre les
défis socio-économiques de l’Afrique de l’Ouest. En 2020, le taux de
chômage dans la région a été marqué par des disparités notables entre
les pays et a été exacerbé par la pandémie de COVID-19.
Des pays comme le Niger (0,62 %), le Mali (3,53 %), et le Bénin
(1,56 %) affichent des taux de chômage très bas, mais cela reflète
souvent une dépendance importante à l’agriculture de subsistance et à
l’économie informelle plutôt qu’un véritable plein emploi. Ces taux
masquent un sous-emploi important, particulièrement dans les zones
rurales.[19]
o Sénégal : 3,40 % en 2020, mais avec un sous-emploi élevé,
particulièrement chez les jeunes.
o Nigeria : 5,71 %, aggravé par la chute des prix du pétrole,
principal moteur de son économie.
o Liberia : 4,09 %, reflétant une économie encore en reconstruction
après des années de conflits.
o Gambie: 5,86 %, en partie lié au secteur touristique affecté par
la pandémie.
Environ 30,4 % des jeunes âgés de 15 à 24 ans en Afrique de l’Ouest
n’étaient ni en emploi, ni en éducation, ni en formation en 2020. Ce
phénomène amplifie les pressions socio-économiques et pousse une partie
de la jeunesse vers la migration économique ou clandestine.[20]
Dimension Démographique
Les migrants sont souvent des jeunes en âge de travailler, cherchant
des opportunités économiques et éducatives dans des pays voisins ou en
Europe[22].
Les jeunes, définis comme les personnes âgées de 15 à 35 ans,
représentent un groupe d’intérêt clé dans les études sur les migrations.
La population en âge de travailler comprend toute personne âgée de 15
ans et plus. La majorité des migrants ouest-africains sont des jeunes en
âge de travailler, cherchant des opportunités économiques ou fuyant des
contextes difficiles (conflits, pauvreté).[6]
La population représente le nombre total d’habitants d’un pays,
mesuré en millions ou en nombre absolu.
La taille de la population est un indicateur essentiel pour analyser
la pression démographique. Une forte population combinée à une faible
densité de ressources peut conduire à une émigration massive, tandis
qu’une population plus faible peut indiquer une capacité migratoire
limitée.
La population en Afrique de l’Ouest, qui comptait environ 390
millions d’habitants en 2020, est marquée par une forte croissance
démographique alimentée par des taux de natalité élevés. Cette région,
où le taux de fécondité moyen est de 5,2 enfants par femme, est parmi
les plus fécondes au monde, après l’Afrique centrale. Cette dynamique
démographique implique des pressions significatives sur les ressources
naturelles, les infrastructures éducatives et sanitaires, et les
opportunités économiques
Dynamique démographique en Afrique de l’Ouest en 2020 :
La majorité des habitants ont moins de 25 ans, ce qui crée une forte
demande en éducation et en emplois, surtout dans des pays comme le
Nigeria, la Côte d’Ivoire et le Ghana et la population urbaine augmente
rapidement, alimentée par la migration rurale en quête de meilleures
opportunités. Des centres urbains comme Lagos, Abidjan, et Dakar voient
leur population croître, créant des défis liés au logement, à la santé,
et à l’accès aux services de base. Le Niger et le Mali, malgré de
grandes superficies, ont des densités faibles, tandis que le Nigeria
affiche une densité élevée dans certaines régions, exacerbant les
problèmes liés à la pression démographique.[23]
La pression démographique, combinée à des opportunités économiques
limitées et des infrastructures souvent insuffisantes, pousse de
nombreux habitants à migrer. Cette migration peut être interne, avec des
mouvements vers les zones urbaines, régionales, les pays comme la Côte
d’Ivoire attirant des travailleurs des pays voisins et/ou international,
avec des flux vers l’Europe ou l’Amérique du Nord en quête
d’opportunités économiques.[7]

Dimension éducationnel
Le Niveau d’Études (Ni.E) est une variable clé pour comprendre les
dynamiques socio-économiques et migratoires en Afrique de l’Ouest. Cette
variable reflète le niveau moyen d’instruction de la population, mesuré
par les taux de scolarisation, d’alphabétisation, et les niveaux
d’éducation (primaire, secondaire, et supérieur). En 2020, la région
affichait des disparités importantes en matière d’éducation, influencées
par des facteurs économiques, politiques, et culturels.
Les taux d’alphabétisation dans la région varient de moins de 30 %
(Niger, Burkina Faso) à environ 70 % (Ghana, Sénégal). Ces écarts
reflètent les disparités dans l’accès à l’éducation et les ressources
pédagogiques. Malgré ces défis, des progrès significatifs ont été
réalisés grâce à des initiatives internationales et locales, avec une
augmentation de la scolarisation au primaire dans des pays comme le
Sénégal et le Bénin cependant les filles restent sous-représentées, avec
un accès limité à l’éducation secondaire et supérieure, particulièrement
dans les zones rurales,
Les faibles niveaux d’éducation poussent de nombreux jeunes à migrer
pour des opportunités professionnelles, souvent dans des secteurs peu
qualifiés. Par exemple, les travailleurs migrants venant du Niger ou du
Mali sont souvent impliqués dans des travaux manuels ou agricoles dans
les pays voisins à l’inverse, les populations mieux éduquées cherchent
des opportunités dans des pays à revenu élevé, accentuant la fuite des
compétences, notamment dans les secteurs médicaux et techniques

Dynamique des migrations clandestines
Les analyses montrent que les raisons derrière les migrations
clandestines de l’Afrique de l’Ouest vers l’Europe sont les motivations
économiques et sociales, notamment l’influence du niveau de vie sur la
capacité des individus à entreprendre de tels déplacements, souvent
coûteux.[24]
Les concepts clés de la migration internationale soulignent
l’importance des facteurs économiques, comme les disparités salariales
et le chômage, et des facteurs démographiques, comme le poids des jeunes
dans les flux migratoires. En Afrique de l’Ouest, ces dynamiques se
conjuguent pour façonner des flux inter-régionaux et internationaux
significatifs, souvent influencés par des politiques migratoires
régionales comme celles de la CEDEAO. Les défis liés aux données
migratoires montrent également un besoin accru de suivi statistique pour
mieux comprendre et gérer ces mouvements. [6]
Le Taux d’émigré (TE) mesure le pourcentage de la population
quittant son pays pour s’établir à l’étranger, soit de manière
temporaire, soit permanente. En Afrique de l’Ouest, ce taux varie
fortement en fonction des pays et est influencé par des facteurs
économiques, sociaux, politiques et environnementaux.
Environ 70 à 90 % des émigrés d’Afrique de l’Ouest citent la
recherche d’opportunités économiques comme la principale raison de leur
départ. Les taux de chômage élevés, le travail informel dominant et les
faibles revenus moyens poussent les populations, notamment les jeunes, à
migrer pour améliorer leurs conditions de vie. Le Ghana, le Sénégal et
le Mali enregistrent des flux importants vers l’Europe et l’Amérique du
Nord pour ces raisons. Des pays comme le Mali, le Niger et le Burkina
Faso ont connu des déplacements massifs internes et transfrontaliers à
cause des violences dans la région du Sahel. Plus de 1,1 million de
personnes ont été déplacées au Burkina Faso à la fin de 2020. Ces crises
alimentent également l’émigration clandestine vers l’Europe. La pandémie
a réduit les flux migratoires internationaux d’environ 50 % au premier
semestre 2020, en raison des fermetures de frontières et des
restrictions de mobilité. Cependant, les migrations internes et
régionales ont continué, notamment pour des raisons de survie économique
ou en réponse aux crises climatiques et alimentaires. Environ 84 % des
migrations en Afrique de l’Ouest sont inter-régionales. Les migrants se
dirigent vers des pays plus stables ou économiquement dynamiques comme
la Côte d’Ivoire, le Ghana et le Sénégal.
Les pays comme le Mali, la Guinée et la Gambie comptent parmi les
principaux points de départ pour les routes migratoires vers l’Europe
via la Méditerranée. Cette migration est souvent soutenue par des
réseaux familiaux ou communautaires, qui considèrent l’émigration comme
un investissement pour améliorer leur statut économique et social.
Les jeunes (15-35 ans) représentent 46 % des travailleurs migrants
en Afrique de l’Ouest. Les faibles niveaux d’éducation et les
discriminations dans l’accès aux visas poussent beaucoup d’entre eux
vers des itinéraires irréguliers.

Nombre de Réfugiés en Afrique de l’Ouest (2020)
En 2020, l’Afrique de l’Ouest a connu une augmentation significative
des déplacements forcés, incluant les réfugiés et les déplacés internes,
principalement à cause de conflits armés, de crises humanitaires et
d’événements climatiques extrêmes. Selon le HCR, on comptait environ 1,1
million de réfugiés dans la région, principalement concentrés dans des
pays touchés par des crises sécuritaires et environnementales comme le
Burkina Faso, le Mali, et le Niger. Le Sahel central (Burkina Faso,
Mali, et Niger) a été l’épicentre de l’une des crises de déplacement les
plus importantes. Les violences croissantes ont conduit à environ 3,7
millions de déplacés internes et à l’augmentation du nombre de réfugiés
cherchant asile dans des pays voisins plus stables comme la Côte
d’Ivoire et le Ghana
Les chocs climatiques, tels que les sécheresses récurrentes et la
désertification, ont aggravé la vulnérabilité des populations rurales,
particulièrement au Niger et au Burkina Faso, poussant ces personnes à
chercher refuge dans d’autres régions ou à traverser les frontières

6. OBJECTIF
L’objectif principal de cette étude est d’évaluer les données sur
les différentes causes de la migration en Afrique de l’ouest.
o Notion des différentes causes de la migration des pays de
l’Afrique de l’ouest
o Pauvreté et chômage : de nombreux pays d’Afrique de l’ouest sont
confrontés à des taux de pauvreté élevés, les conditions économiques
difficiles, et un manque d’emplois stables, en particulier pour les
jeunes. Cela pousse une partie de la population à rechercher de
meilleures opportunités ailleurs.
o Revenues des migrants : les envois de fonds (rémittences)
constituent une source importante de revenus pour de nombreuses familles
dans les pays de la région, rendant l’émigration plus attractive.
o Croissance rapide de la population : L’Afrique de l’Ouest connait
une forte croissance démographique, entrainant une pression sue les
ressources, les infrastructures et les services publics.
o Jeunesse de la population : La majorité des migrants sont des
jeunes, souvent mieux éduqués mais confrontés à des marchés de travail
locaux saturés ou sous-développés.
o Conflits armés et instabilité politique : Des pays comme le Mali,
le Burkina Faso et le Niger ont été déstabilisés par des conflits
internes, des insurrections djihadistes et des coups d’État militaires.
Ces crises poussent de nombreuses personnes à fuir vers des régions plus
stables ou vers l’Europe.
o Mauvaise gouvernance et corruption : L’inefficacité des
gouvernements à créer des conditions de vie et de travail décentes
contribue à l’émigration.
o Changements climatiques : L’Afrique de l’Ouest est vulnérable aux
sécheresses, à la désertification et à l’érosion côtière, qui affectent
gravement les moyens de subsistance agricoles et pastoraux. Cela pousse
les populations rurales à migrer vers les villes, puis souvent à
chercher à quitter la région.
o Dégradation des terres : L’épuisement des terres agricoles, lié à
une utilisation intensive ou à des pratiques agricoles inadaptées,
contribue aussi au départ des populations.
o Facteur sociaux et familiaux : Certains migrent pour rejoindre des
membres de leurs familles déjà installés dans d’autres pays où pour
accéder à de meilleures infrastructures de santé ou d’éducation.
o Migration forcée : le trafic humain et la traite des personnes
poussent parfois des individus à quitter leur pays contre leur propre
gré.
7. CONCEPTION DES OUTILS DE COLLECTE DE DONNEES
La collecte de données a pour but de fournir l’information qu’on
veut avoir de chaque cible par rapports aux hypothèses établies et
d’avoir de réponses exactes sur la problématique. Les outils de collecte
de données peuvent être l’observation, les questionnaires, la revue de
vie, les guides d’entretien…
7.1. ECHANTILLONNAGE
Sur la base de travaux antérieurs sur le sujet, et souhaitant
réaliser une analyse détaillée, nous avons décidé de recourir à
l’échantillonnage par quotas. Ceci est quelque peu similaire à
l’échantillonnage stratifié, qui est un échantillonnage probabiliste,
dans la mesure où des unités similaires sont regroupées. C’est également
un moyen de satisfaire les objectifs de tailles d’échantillon pour les
sous-populations. Les quotas peuvent être basés sur des proportions de
populations.
7.2. LES OUTILS DE COLLECTES DE DONNEES
7.2.1. Populations cibles
• Les jeunes de plus de 15 ans
• Le ministère des affaires étrangères
• L’aéroport
• Les habitants vivants à l’extérieur
• Les familles des migrants restées au pays
• Les organisations de migration
Il existe plusieurs grands systèmes de collecte de donnée
démographique tels que : les enregistrements continus, les recensements
(de divers types), les entretiens, les questionnaires, les enquêtes (de
nature et procédures très variées) … la diversité de ces techniques et
la variété des problèmes sont telles qu’elles sont souvent simplifiées
et résumées afin d’en dégager une synthèse aussi lisible que
possible.
Pour notre étude nous avons fait recours à des :
7.2.2. Questionnaire et enquête
Questionnaire:
Avantage : permet de collecter des données quantitatives
standardisées.
Mode : En face à face, pour toucher des populations sans accès aux
outils numériques. Et en ligne (Kobotoolbox) pour des populations ayant
accès à internet.
Entretien collectifs (Focus Groups) : Pour recueillir des données
qualitatives en réunissant des groupes de discussions avec jeunes
adultes, les organisations
Entretien semi-structuré : Avec les familles des migrants restés aux
pays et les migrants de retour, permettant d’analyser les impacts
indirects de la migration.
Interview d’experts : avec les autorités locales des pays et les
organisations et expert impliquées dans la migration tels que les ONG,
HCR (Agence des Nations Unies pour les Réfugiés), OIM (Organisation
internationales pour la Migration).
Observations directes : observer les flux de passagers, les
comportements et les interactions des migrants à l’aéroport.



Guide d’entretien : Migration des habitants de l’Afrique de
l’Ouest
1. Introduction
• Objectif de l’entretien :
Cet entretien a pour but de comprendre les dynamiques migratoires
des habitants des pays d’Afrique de l’Ouest, d’identifier les facteurs
qui influencent la migration, d’analyser les conséquences sociales,
économiques et politiques, et de recueillir des propositions de
solutions pour mieux gérer ces flux migratoires.
• Contexte et cadre :
La migration des habitants de l’Afrique de l’Ouest est un phénomène
majeur, tant au niveau inter-régional qu’international. Elle concerne
des millions de personnes qui migrent pour des raisons économiques,
sociales, politiques ou environnementales. Ce phénomène a des
répercussions sur les pays d’origine, de transit et de destination.
• Confidentialité et consentement :
Nous vous assurons que toutes les informations recueillies durant
cet entretien resteront confidentielles. Votre participation est
volontaire et vous pouvez vous retirer à tout moment.
• Durée estimée :
L’entretien prendra environ 45 à 60 minutes.
2. Profil de l’interviewé
• Identité de l’interviewé :
Pouvez-vous, s’il vous plaît, vous présenter brièvement ? Quel est
votre rôle et votre expérience professionnelle dans le domaine de la
migration ?
• Contexte d’implication :
Depuis combien de temps travaillez-vous sur la question de la
migration en Afrique de l’Ouest ? Quelles sont les principales
problématiques que vous avez observées ?
________________________________________
3. Questions d’introduction
• Contexte personnel ou professionnel :
o Pouvez-vous décrire votre parcours et vos principales
responsabilités en lien avec la migration ?
o Qu’est-ce qui vous a motivé à travailler sur cette question ?
________________________________________
4. Questions principales
1. Contexte général de la migration
• Quelles sont les principales tendances migratoires observées ces
dernières années dans la région (migration interne, vers l’Europe,
autres destinations) ?
2. Facteurs influençant la migration
• Quels sont, selon vous, les principaux facteurs qui poussent les
habitants de l’Afrique de l’Ouest à migrer ? (Facteurs économiques,
politiques, sociaux, environnementaux)
• Les migrations sont-elles plus marquées chez certains groupes
(jeunes, femmes, ruraux) ? Pourquoi ?
3. Impact de la migration sur les pays d’origine et de
destination
• Quelles sont les conséquences de la migration pour les pays
d’origine (réductions de la main-d’œuvre, remises de fonds, impacts
sociaux, etc.) ?
• Quels effets observe-t-on dans les pays d’accueil (économie,
tensions sociales, intégration) ?
• Y a-t-il des effets inattendus ou peu connus liés à la migration
(positifs ou négatifs) ?
4. Politiques migratoires nationales et régionales
• Que pensez-vous des politiques migratoires mises en place par les
gouvernements ouest-africains ? Sont-elles adaptées aux besoins actuels
?
• Quels sont les principaux défis pour la coopération régionale et
internationale dans la gestion de la migration (avec l’Union européenne,
les Nations Unies, etc.) ?
5. Protection des migrants et gestion des crises
• Les migrants ouest-africains bénéficient-ils d’une protection
suffisante dans les pays de transit et d’accueil ?
• Quelles sont les principales difficultés rencontrées par les
migrants (conditions de voyage, exploitation, risques de traite des
êtres humains) ?
• Existe-t-il des dispositifs d’accompagnement pour les migrants
dans les pays d’origine ? Quelles initiatives devraient être renforcées
ou mises en place pour mieux les soutenir ?
6. Solutions et stratégies à envisager
• Quelles politiques ou stratégies pourraient être mises en place
pour améliorer la gestion des migrations dans la région ?
• Quelles sont les solutions pour favoriser une migration sûre,
régulière et légale ?
• Quelle place les gouvernements ouest-africains devraient-ils
accorder à la diplomatie migratoire dans leurs relations internationales
?
________________________________________
5. Questions de conclusion
• Bilan :
En résumé, quels sont, selon vous, les éléments clés à prendre en
compte pour améliorer la gestion de la migration dans l’Afrique de
l’Ouest ?
• Réflexion finale :
Si vous deviez résumer les actions à entreprendre en une phrase, que
diriez-vous pour aborder la migration de manière plus effective dans la
région ?
• Suggestions :
Quelles initiatives concrètes recommanderiez-vous aux responsables
politiques, aux organisations internationales et aux ONG pour mieux
répondre aux défis migratoires en Afrique de l’Ouest ?
________________________________________
6. Clôture de l’entretien
• Remerciements :
Nous vous remercions pour votre temps et pour avoir partagé vos
connaissances et perspectives sur ce sujet crucial.
• Prochaines étapes :
Nous analyserons les informations collectées et vous tiendrons
informé(e) des résultats ou des actions futures si cela vous
intéresse.
________________________________________
#7. Notes et observations (facultatif) ## • Espace pour les remarques
personnelles :
________________________________________
8. ANALYSE ET INTERPRETATION DES RESULTATS OBTENUS
L’analyse de données s’est faite avec 15 individus et 13 variables
parmi lesquels 4 sont des variables quantitatives illustratives.
8.1. DESCRIPTION DES DONNEES
8.1.1. Données Initiales
Les variables analysées dans cette étude incluent :
TE (Taux d’émigré) : Pourcentage de la population qui émigre.
Nbre R (Nombre de réfugiés) : Nombre total de réfugiés par
pays.
Ni.E (Niveau d’études) : Niveau d’instruction moyen de la
population.
TC (Taux de chômage) : Pourcentage de la population active sans
emploi.
NRM.AN (Niveau de revenu moyen/AN) : Revenu annuel moyen par
habitant.
SP (Stabilité politique) : Mesure de la stabilité
gouvernementale.
DP (Densité de population) : Nombre de personnes par unité de
surface.
Ni.SM (Niveau de satisfaction moyen) : Niveau moyen de satisfaction
des citoyens.
Pauvre (Pauvreté) : Pourcentage de la population vivant sous le
seuil de pauvreté.
Nbre.VT (Nombre de personnes vivant dans les taudis) : Indicateur de
conditions de vie précaires.
TMM (Taux de mortalité maternelle) : Nombre de décès de femmes
pendant la grossesse.
PIBH (PIB par habitant) : Valeur du produit intérieur brut par
individu.
8.1.2. Observation des individus pars rapports aux différents
variables

Histogramme de la répartition de la population
A partir de cette histogramme, la plus part des pays ont une
population plus proche les uns des autres hormis le Nigeria qui a une
population de plus de 200 millions d’habitants

Histogramme du taux d’émigrés en fonction des différents pays
De cette histogramme, le cap vert est le pays qui a un taux
d’émigrés élevé(33%) et on a 4 pays (Côte d’ivoire, Guinée, Liberia,
Sénégal) qui ont des taux relativement proches les uns des autres
(4%).

Histogramme du Nombre de réfugiés externes de chaque pays
La plupart des pays ont un nombre de réfugiés qui se situe entre 5
et 7704 personnes à l’exception du Nigeria (352 960 personnes) et du
Mali (164 588 personnes).

Histogramme du Niveau d’études des différents pays
Le niveau d’études des pays est moyennement réparti sur une échelle
de 0,3 à 0,9.

Histogramme du Taux de chômage
De cette histogramme liée au taux chômage, le cap vert est le pays
qui a le taux le plus élevé (14,66%), les pays tels que la Gambie, la
Guinée et le Nigeria ont un taux autour de 5% et 5 autres pays ont des
taux relativement proches les uns des autres (Ghana, Guinée Bissau,
Mali, Sierra Léone et le Sénégal) d’environ 3%.

Histogramme de la densité de la population
De cette histogramme, Le Nigeria a une densité de population élevé
(235 hbts/km2) tandis que le Mali a la densité la plus faible (17,8
hbts/km2).

Histogramme du Niveau de satisfaction moyen
Le cap vert est le pays qui a le niveau de satisfaction le plus
faible. La Côte d’Ivoire est celui qui a le niveau le plus élevé.

Histogramme des personnes à revenus faibles (pauvres)
De cette histogramme, le Niger est le pays qui a le part de
population pauvre vivant avec moins de 2,15$/ jour le plus élevé
(0.506). Les autres pays ont un part qui varie entre 0,09 et 0,3.

Histogramme du Nombre de personnes vivants dans les taudis
Le taux de personnes vivants dans les taudis est moyennement reparti
de 0,265 (Burkina Faso) à 0,704 (Niger).
Le Cap-Vert a le PIB par habitant le plus élevé (2876) alors que le
Niger a celui le plus bas (519,70). La moitié des pays ont un PIB qui
tourne autour de 650.
8.1.3. Analyse des valeurs manquantes
Observations sur les valeurs manquantes
Absence de valeurs manquantes : Le tableau ci-dessus indique qu’il
n’y a aucune valeur manquante pour chacune des variables considérées
dans l’analyse. Autrement dit, toutes les observations pour les
variables telles que le Taux d’émigré (TE), le Nombre de réfugiés (Nbre
R), le Niveau d’études (Ni.E), le Taux de chômage (TC), et toutes les
autres sont complètes.
La proportion de valeurs manquantes pour chaque variable est de 0%,
ce qui signifie que les données sont complètes à 100%. Cela représente
une situation idéale pour la qualité et la fiabilité de l’analyse des
données.
Implications pour l’analyse
Impact positif sur l’ACP : L’absence de valeurs manquantes renforce
la précision de l’Analyse en Composantes Principales (ACP). Cela
signifie que toutes les variables disponibles contribuent pleinement à
la construction des composantes principales, améliorant ainsi la qualité
des projections et des interprétations.
Aucune nécessité de traitement supplémentaire : Étant donné qu’il
n’y a pas de valeurs manquantes, il n’y a pas besoin de recourir à des
techniques de traitement des données telles que l’imputation des valeurs
manquantes ou l’exclusion des cas incomplets.
8.1.4. Observation des individus pars rapports aux différents
variables
Cette analyse des individus a été réalisé en générant des
Boxplot.
La représentation de la Boite signifie que la majorité (plus de 50%)
des individus se trouve dans cette plage.
La ligne noire au milieu de la boîte représente la médiane, soit la
valeur centrale de la variable. Cela nous donne une idée de la valeur
médiane de cette variable.
Un point au-dessus ou en dessous de la boîte indique la présence
d’une valeur extrême.
L’étirement de la “moustache” vers le haut montre qu’il y a un
certain nombre de valeurs plus élevées, mais la majorité des valeurs
sont beaucoup plus basses. Cela suggère une asymétrie vers le haut ou
vers le bas dépendamment de l’étirement de la moustache.

Boxplot des individus par rapport à la population
De ce Boxplot, nous remarquons que le Nigeria a la population la
plus élevée, évaluée à plus de 200 millions alors que la population
moyenne des individus étudiés tourne autour de 26 millions.

Boxplot des individus par rapport au taux d’émigrés
De ce Boxplot, On note que le Cap vert a le taux d’émigrés le plus
élevé (33,73%). La taux moyen d’émigrés tourne autour de 4,43%.

Boxplot des individus par rapport au nombre de réfugiés
De ce Boxplot, on note deux individus extrêmes à savoir le Mali (164
588 personnes) et le Nigeria (352 960 personnes) alors que la moyenne se
situe autour 45 000 personnes.

Boxplot des individus par rapport au Niveau d’études
On note une homogénéité des valeurs en ce qui concerne le niveau
d’études dans les pays étudiés avec des valeurs un peu élevés par
rapport à la médiane.

Boxplot des individus par rapport au taux de chômage
Le Boxplot ci-dessus nous montre que le Cap vert est le pays ayant
le taux de chômage le plus élevé (14,66%) alors que la moyenne se situe
autour de 4%.

Box plot des individus par rapport au Niveau de revenus annnuel

Boxplot des individus par rapport à la Stabilité politique
De ce graphe, on note une dispersion significative de plusieurs
individus par rapport au Box

Boxplot des individus par rapport à la densité de la population
On note une densité élevé en Gambie (248 habitants/Km2) alors que la
moyenne se situe autour de 107 habitants/km2.

Boxplot des individus par rapport au Niveau de satisfaction
moyen
On note que le Cap-vert a un Niveau de satisfaction moyen (2,21)
faible par rapport aux autres pays alors que sur une échelle de 0 à 10,
la moyenne pour tous les individus étudiés est de 4.

Boxplot de la Part de population pauvre vivant avec moins de 2,15$/
jour
Ce graphe nous révèle que le Niger a un nombre de population vivant
avec moins de 2,15 $/jour élevé.

Boxplot des individus par rapport au nombre de personnes vivant dans
les taudis
On note une homogénéité de cette variable par rapport aux individus
étudiés.

Boxplot des individus par rapport au PIBH
On note également une homogénéité avec des valeurs élevées par
rapport à la médiane.
8.2. CARACTERISTIQUES DES DONNEES (MOYENNE, MEDIANE,
ECART-TYPE…)
8.3. CORRELATION BIVARIE ENTRE VARIABLES
ANALYSE DES DONNEES AVEC LES INDIVIDUS ATYPIQUES (NIGERIA ET CAP
VERT)
donnees1 <- read.csv(file="DONNEES RTI_Elements atypiques.csv", header = TRUE, sep = ";", quote = "\"",
dec = ",", row.names = 1)
library(ggplot2)
vars_quantitatives1 <- sapply(donnees1, is.numeric)
for (var in names(donnees1)[vars_quantitatives1]){
print(ggplot(donnees1, aes_string(x = var)) +
geom_histogram(bins = 30, fill = "blue", color = "black") +
theme_minimal() +
labs(title = paste("Histogramme de", var), x = var, y = "Fréquence"))
}











for (var in names(donnees1)[vars_quantitatives1]) {
print(ggplot(donnees1, aes_string(x = factor(1), y = var)) +
geom_boxplot(fill = "skyblue", color = "darkblue") +
theme_minimal() +
labs(title = paste("Boxplot de", var), x = "", y = var))
}











## Loading required package: corrplot
## corrplot 0.95 loaded
matrice_correlation1 <- cor(donnees1)
# Créer la heatmap de corrélation avec des coefficients plus visibles
corrplot(matrice_correlation1, method = "color", type = "upper", order = "hclust",
tl.col = "black", tl.srt = 45,
addCoef.col = "black", # Couleur des coefficients
cl.pos = "n", # Position de la légende de couleur
cl.cex = 1.2, # Taille de la légende de couleur
addCoefasPercent = TRUE, # Afficher les coefficients en pourcentage
number.cex = 0.8) # Taille des chiffres des coefficients

# Centrer et réduire les données
donnees_centrees_reduites1 <- scale(donnees1,center = TRUE,scale=TRUE)
# Charger les packages
library(FactoMineR)
library("factoextra")
## Welcome! Want to learn more? See two factoextra-related books at https://goo.gl/ve3WBa
library("devtools")
## Loading required package: usethis
# Réaliser l'ACP
resultat_acp1 <- PCA(donnees_centrees_reduites1, graph = TRUE)


print(resultat_acp1)
## **Results for the Principal Component Analysis (PCA)**
## The analysis was performed on 15 individuals, described by 11 variables
## *The results are available in the following objects:
##
## name description
## 1 "$eig" "eigenvalues"
## 2 "$var" "results for the variables"
## 3 "$var$coord" "coord. for the variables"
## 4 "$var$cor" "correlations variables - dimensions"
## 5 "$var$cos2" "cos2 for the variables"
## 6 "$var$contrib" "contributions of the variables"
## 7 "$ind" "results for the individuals"
## 8 "$ind$coord" "coord. for the individuals"
## 9 "$ind$cos2" "cos2 for the individuals"
## 10 "$ind$contrib" "contributions of the individuals"
## 11 "$call" "summary statistics"
## 12 "$call$centre" "mean of the variables"
## 13 "$call$ecart.type" "standard error of the variables"
## 14 "$call$row.w" "weights for the individuals"
## 15 "$call$col.w" "weights for the variables"
fviz_eig(resultat_acp1, addlabels = TRUE)

# Graphique du cercle de représentation
fviz_pca_var(resultat_acp1,
col.var = "cos2", # Utiliser la qualité de représentation (cos2) pour la couleur
gradient.cols = c("#00AFBB", "#E7B800", "#FC4E07"), # Palette de couleurs
repel = TRUE, # Éviter le chevauchement des étiquettes
title = "Cercle de Qualité de représentation des variables")

# Graphique du cercle de contribution
fviz_pca_var(resultat_acp1,
col.var = "contrib", # Utiliser la contribution
gradient.cols = c("#00AFBB", "#E7B800", "#FC4E07"), # Palette de couleurs
repel = TRUE, # Éviter le chevauchement des étiquettes
title = "Cercle de Contribution des variables")

fviz_pca_ind(resultat_acp1, col.ind="cos2") +
scale_color_gradient2(low="blue", mid="white",
high="red", midpoint=0.50)+
theme_minimal()

# Filtrer les individus avec cos² > 50%
ind_cos21 <- apply(resultat_acp1$ind$cos2, 1, max) > 0
# Filtrer les variables avec cos² > 50%
var_cos21 <- apply(resultat_acp1$var$cos2, 1, max) > 0
# Créer un graphique combiné des individus et des variables
fviz_pca_biplot(resultat_acp1,
select.ind = list(cos2 = 0), # Sélectionner les individus avec cos² > 50%
select.var = list(cos2 = 0), # Sélectionner les variables avec cos² > 50%
repel = TRUE, # Éviter le chevauchement des étiquettes
title = "Biplot des Individus et des Variables (cos²)",
col.ind = "blue", # Couleur des individus
col.var = "red" # Couleur des variables
)

Interprétation du cercle des corrélations :
Le premier plan factoriel synthétise 67% de l’inertie totale, ce qui
nous permettra de faire notre étude sur ce plan.
En effet, la 1ére composante est prédominante, elle résume 43.09% de
l’inertie, la deuxième composante est relativement importante car elle
absorbe 23.1% de l’inertie totale.
Donc d’après le critère du coude (le cumul des pourcentages de
variance est supérieur à 50%), l’ACP est significative et il suffit de
projeter les observations sur le premier plan factoriel pour obtenir le
maximum d’informations.
• D’après le cercle des corrélations, on remarque que toutes les
variables sont bien représentées sauf les variables Densité de
population (DP), Niveau de Satisfaction Moyen (Ni.SM), Pauvres et Nbres
personne vivant dans les taudis (Nbre VT). En effet, la majorité a un
cos2 supérieur à 0.5.
• D’une part, Les variables Taux d’émigrés (TE), le Taux de chômage
(TC), le PIB par habitant (PIBH), et le Niveau de revenu moyen annuel
(NRM.AN) qui sont bien représentées et corrélées, sont celles qui
contribuent fortement et positivement à la formation de l’axe 1
(49.09%). Alors que les variables Ni.SM et Pauvres qui sont mal
représentées, contribuent faiblement à cet axe.
• D’autre part, les variables Population totale (Pop), Nombre de
réfugiés (Nbre.R), qui sont aussi bien représentées et corrélées,
contribuent fortement et positivement à la formation de l’axe2 (23.1%).
Alors que la variable Densité de population (DP) mal représenté
contribue fortement et positivement à la formation de l’axe2
Interprétation du nuage des individus :
Le nuage des individus met en lumière une différence significative
entre les pays.
Interpréter le nuage des individus et le cercle des corrélations
(simultanément) est équivalent à interpréter le Biplot. On a dessiné le
nuage des individus en le superposant à celle des variables
illustratives.
D’après le tableau ci-dessus et le graphe de la superposition des
individus par rapport aux variables :
Nous notons deux individus qui sortent du lot. Dans le but de mieux
interpréter les individus (pays de la CEDEAO) par rapport à notre
thématique, nous avons retiré ces deux pays (Nigeria et Cap vert) de
notre ACP (Individus atypiques).
Nous reprenons l’ACP, cette fois ci sans les deux individus
atypiques
ANALYSE DES DONNEES SANS LES INDIVIDUS ATYPIQUES (CAP-VERT et
NIGERIA)
donnees <- read.csv(file="DONNEES RTI4.csv", header = TRUE, sep = ";", quote = "\"",
dec = ",", row.names = 1)
vars_quantitatives <- sapply(donnees, is.numeric)
for (var in names(donnees)[vars_quantitatives]) {
print(ggplot(donnees, aes_string(x = var)) +
geom_histogram(bins = 30, fill = "blue", color = "black") +
theme_minimal() +
labs(title = paste("Histogramme de", var), x = var, y = "Fréquence"))
}











for (var in names(donnees)[vars_quantitatives]) {
print(ggplot(donnees, aes_string(x = factor(1), y = var)) +
geom_boxplot(fill = "skyblue", color = "darkblue") +
theme_minimal() +
labs(title = paste("Boxplot de", var), x = "", y = var))
}











matrice_correlation <- cor(donnees)
# Créer la heatmap de corrélation avec des coefficients plus visibles
corrplot(matrice_correlation, method = "color", type = "upper", order = "hclust",
tl.col = "black", tl.srt = 45,
addCoef.col = "black", # Couleur des coefficients
cl.pos = "n", # Position de la légende de couleur
cl.cex = 1.2, # Taille de la légende de couleur
addCoefasPercent = TRUE, # Afficher les coefficients en pourcentage
number.cex = 0.8) # Taille des chiffres des coefficients

# Centrer et réduire les données
donnees_centrees_reduites <- scale(donnees,center = TRUE,scale=TRUE)
# Charger les packages
library(FactoMineR)
library("factoextra")
library("devtools")
# Réaliser l'ACP
resultat_acp <- PCA(donnees_centrees_reduites, graph = TRUE)


print(resultat_acp)
## **Results for the Principal Component Analysis (PCA)**
## The analysis was performed on 13 individuals, described by 11 variables
## *The results are available in the following objects:
##
## name description
## 1 "$eig" "eigenvalues"
## 2 "$var" "results for the variables"
## 3 "$var$coord" "coord. for the variables"
## 4 "$var$cor" "correlations variables - dimensions"
## 5 "$var$cos2" "cos2 for the variables"
## 6 "$var$contrib" "contributions of the variables"
## 7 "$ind" "results for the individuals"
## 8 "$ind$coord" "coord. for the individuals"
## 9 "$ind$cos2" "cos2 for the individuals"
## 10 "$ind$contrib" "contributions of the individuals"
## 11 "$call" "summary statistics"
## 12 "$call$centre" "mean of the variables"
## 13 "$call$ecart.type" "standard error of the variables"
## 14 "$call$row.w" "weights for the individuals"
## 15 "$call$col.w" "weights for the variables"
Coordonnées_individus <- resultat_acp$ind$coord
Coordonnées_individus
## Dim.1 Dim.2 Dim.3 Dim.4 Dim.5
## BENIN 0.2759068 0.48193634 -0.6578582 1.5517085 1.0712183355
## BURKINA FASO -0.6687667 -1.29129951 1.8087489 -0.8142025 -0.7416569075
## COTE D'IVOIRE 3.1837922 2.04171219 0.4446124 0.7470678 0.6649641446
## GAMBIE 1.0314579 -2.80340507 -0.3382116 0.4522495 -1.0183077896
## GHANA 3.4465554 1.52855155 -0.2163590 -1.3858513 -0.6930276054
## GUINEE -0.1975918 -0.59381434 0.8989017 1.0789073 -1.0849982867
## GUINEE BISSAU -1.0554828 -0.85377823 -1.0829358 0.6259676 0.6469874815
## LIBERIA -1.3574625 -0.39229377 -0.9453416 0.7808528 0.0006584301
## MALI -2.0885657 0.28549449 3.5031365 -0.4797148 1.1247162254
## NIGER -3.2084356 3.42601317 -1.0026589 -0.2868590 -0.8868573572
## SENEGAL 1.5873096 0.08892652 0.6403476 0.2361285 -0.3976083921
## SIERA LEONNE -1.5252589 -0.53692621 -1.7434669 -0.9708424 -0.1792997727
## TOGO 0.5765422 -1.38111713 -1.3089150 -1.5354119 1.4932114940
Cos2_individus <- resultat_acp$ind$cos2
Cos2_individus
## Dim.1 Dim.2 Dim.3 Dim.4 Dim.5
## BENIN 0.01262790 0.038528831 0.071791184 0.399417190 1.903542e-01
## BURKINA FASO 0.04816854 0.179584231 0.352347161 0.071396862 5.924072e-02
## COTE D'IVOIRE 0.62307864 0.256237382 0.012151128 0.034306268 2.718003e-02
## GAMBIE 0.08207949 0.606322043 0.008824878 0.015779301 7.999996e-02
## GHANA 0.69246953 0.136204142 0.002728852 0.111960130 2.799827e-02
## GUINEE 0.00832221 0.075162652 0.172236488 0.248124123 2.509336e-01
## GUINEE BISSAU 0.24553640 0.160658504 0.258475271 0.086360918 9.225827e-02
## LIBERIA 0.41889182 0.034983963 0.203153212 0.138606787 9.855203e-08
## MALI 0.22882050 0.004275571 0.643743321 0.012071601 6.635666e-02
## NIGER 0.41332866 0.471288597 0.040365961 0.003304044 3.158031e-02
## SENEGAL 0.52383957 0.001644136 0.085252387 0.011592360 3.286897e-02
## SIERA LEONNE 0.23144989 0.028681315 0.302410779 0.093770724 3.198375e-03
## TOGO 0.03758241 0.215666835 0.193706974 0.266545989 2.520954e-01
Contribution_individus <- resultat_acp$ind$contrib
Contribution_individus
## Dim.1 Dim.2 Dim.3 Dim.4 Dim.5
## BENIN 0.1639453 0.73682573 1.7053291 20.7788296 1.180053e+01
## BURKINA FASO 0.9632160 5.28980188 12.8914010 5.7209179 5.656547e+00
## COTE D'IVOIRE 21.8305060 13.22435426 0.7789448 4.8163812 4.547176e+00
## GAMBIE 2.2912759 24.93200131 0.4507343 1.7650497 1.066359e+01
## GHANA 25.5826139 7.41217411 0.1844562 16.5742574 4.939084e+00
## GUINEE 0.0840838 1.11863087 3.1839629 10.0454427 1.210608e+01
## GUINEE BISSAU 2.3992566 2.31246722 4.6211386 3.3814620 4.304643e+00
## LIBERIA 3.9685337 0.48821177 3.5214463 5.2618581 4.458253e-06
## MALI 9.3944353 0.25857164 48.3568140 1.9859444 1.300862e+01
## NIGER 22.1697616 37.23604015 3.9614117 0.7101298 8.088219e+00
## SENEGAL 5.4262232 0.02508696 1.6157534 0.4811690 1.625760e+00
## SIERA LEONNE 5.0102745 0.91456515 11.9776328 8.1338891 3.306015e-01
## TOGO 0.7158741 6.05126895 6.7509747 20.3446691 2.292915e+01
valeurspropres <- resultat_acp$eig
valeurspropres
## eigenvalue percentage of variance cumulative percentage of variance
## comp 1 3.571759963 32.47054512 32.47055
## comp 2 2.424773708 22.04339735 54.51394
## comp 3 1.952149530 17.74681391 72.26076
## comp 4 0.891365511 8.10332282 80.36408
## comp 5 0.748016731 6.80015210 87.16423
## comp 6 0.604212013 5.49283648 92.65707
## comp 7 0.381556958 3.46869961 96.12577
## comp 8 0.247628609 2.25116917 98.37694
## comp 9 0.096089650 0.87354227 99.25048
## comp 10 0.080114296 0.72831179 99.97879
## comp 11 0.002333031 0.02120937 100.00000
Qualite_de_representation <- resultat_acp$var$cos2
Qualite_de_representation
## Dim.1 Dim.2 Dim.3 Dim.4 Dim.5
## Pop 0.100379722 0.539592350 0.19535925 0.099863404 0.022401817
## TE 0.005110874 0.363242792 0.21072068 0.002279818 0.168525589
## Nbre.R 0.051979462 0.023142093 0.63686356 0.015115545 0.088468788
## Ni.E 0.751366491 0.026596094 0.10097238 0.004746269 0.016496677
## TC 0.012376650 0.510035956 0.11039076 0.017669496 0.226412785
## NRM.AN 0.804113229 0.005606823 0.07845052 0.010719367 0.014960214
## DP 0.308019515 0.296699118 0.12749172 0.017499217 0.005400761
## Ni.SM 0.183519549 0.175205104 0.14491055 0.217830235 0.117494651
## Pauvres 0.394999037 0.116493070 0.11159337 0.194300848 0.035777011
## Nbre.VT 0.201869467 0.179522546 0.21826270 0.307754697 0.043564240
## PIBH 0.758025968 0.188637762 0.01713404 0.003586614 0.008514197
contribution_des_variables <- resultat_acp$var$contrib
contribution_des_variables
## Dim.1 Dim.2 Dim.3 Dim.4 Dim.5
## Pop 2.8103714 22.2533075 10.0073915 11.2034180 2.9948284
## TE 0.1430912 14.9804821 10.7942901 0.2557669 22.5296551
## Nbre.R 1.4552899 0.9544022 32.6237080 1.6957741 11.8271136
## Ni.E 21.0363098 1.0968485 5.1723690 0.5324717 2.2053887
## TC 0.3465141 21.0343734 5.6548313 1.9822953 30.2684119
## NRM.AN 22.5130814 0.2312308 4.0186735 1.2025782 1.9999838
## DP 8.6237462 12.2361570 6.5308380 1.9631921 0.7220108
## Ni.SM 5.1380706 7.2256270 7.4231275 24.4378129 15.7074897
## Pauvres 11.0589469 4.8042863 5.7164354 21.7981115 4.7829158
## Nbre.VT 5.6518206 7.4036825 11.1806343 34.5262066 5.8239660
## PIBH 21.2227579 7.7796027 0.8777014 0.4023729 1.1382362
fviz_eig(resultat_acp, addlabels = TRUE)

le barplot des variances montre que le premier axe factoriel
renferme 32,5% de la variance totale expliquée . En effet les deux
premièrs axes factoriels présentent 54,5% de la variance totale
expliquée. Donc pour notre étude d’ACP, nous allons retenir les deux
prmiers axes factoriels.
# Créer le graphique du cercle de représentation
fviz_pca_var(resultat_acp,
col.var = "cos2", # Utiliser la qualité de représentation (cos2) pour la couleur
gradient.cols = c("#00AFBB", "#E7B800", "#FC4E07"), # Palette de couleurs
repel = TRUE, # Éviter le chevauchement des étiquettes
title = "Cercle de Qualité de représentation des variables")

# Créer le graphique du cercle de contribution
fviz_pca_var(resultat_acp,
col.var = "contrib", # Utiliser la contribution
gradient.cols = c("#00AFBB", "#E7B800", "#FC4E07"), # Palette de couleurs
repel = TRUE, # Éviter le chevauchement des étiquettes
title = "Cercle de Contribution des variables")

# Contributions of variables to PC1"
fviz_contrib(resultat_acp, choice = "var", axes = 1, top = 12)

# Contributions of variables to PC2
fviz_contrib(resultat_acp, choice = "var", axes = 2, top = 12)

# Cosinus carré des variables sur la première composante principale (PC1)
fviz_cos2(resultat_acp, choice = "var", axes = 1, top = 10) +
ggtitle("Qualité de la représentation des variables sur la PC1 (cos²)")

# Cosinus carré des variables sur la deuxième composante principale (PC2)
fviz_cos2(resultat_acp, choice = "var", axes = 2, top = 10) +
ggtitle("Qualité de la représentation des variables sur la PC2 (cos²)")


fviz_pca_ind(resultat_acp, col.ind="cos2") +
scale_color_gradient2(low="blue", mid="white",
high="red", midpoint=0.50)+
theme_minimal()

# Filtrer les individus avec cos² > 50%
ind_cos2 <- apply(resultat_acp$ind$cos2, 1, max) > 0
# Filtrer les variables avec cos² > 50%
var_cos2 <- apply(resultat_acp$var$cos2, 1, max) > 0
# Créer un graphique combiné des individus et des variables
fviz_pca_biplot(resultat_acp,
select.ind = list(cos2 = 0), # Sélectionner les individus avec cos² > 50%
select.var = list(cos2 = 0), # Sélectionner les variables avec cos² > 50%
repel = TRUE, # Éviter le chevauchement des étiquettes
title = "Biplot des Individus et des Variables (cos²)",
col.ind = "blue", # Couleur des individus
col.var = "red" # Couleur des variables
)

8.7 ANALYSE ET INTERPRETATION DU CERCLE DE CORRELATION
Taux de Chômage (TC)
Un taux de chômage élevé dans un pays pousse les individus à émigrer
pour chercher du travail ailleurs. Le chômage est l’une des motivations
principales de l’émigration, car les individus, en particulier les
jeunes, cherchent des opportunités d’emploi plus stables à
l’étranger.
Dans les pays d’Afrique de l’Ouest, où le chômage est souvent élevé,
cela peut encourager une émigration de masse vers les pays voisins ou
même vers des continents lointains (comme l’Europe), où l’espoir d’un
emploi est plus élevé.
Niveau de Revenu Moyen (NRM.AN)
Les pays ayant un faible revenu moyen par habitant voient souvent
une émigration accrue, car les individus cherchent à améliorer leur
niveau de vie. Un faible revenu signifie généralement un faible pouvoir
d’achat et des conditions de vie précaires.
Le revenu moyen bas incite les individus à chercher de meilleures
conditions économiques dans des pays où le revenu est plus élevé. Cela
peut conduire à des migrations économiques, où les individus partent en
quête d’une vie meilleure pour eux-mêmes et leurs familles.
Pauvreté (Pauvre)
La pauvreté est un facteur majeur d’émigration. Dans les pays où une
grande partie de la population vit en dessous du seuil de pauvreté, les
gens sont prêts à prendre des risques pour échapper à la précarité.
En Afrique de l’Ouest, la pauvreté extrême pousse de nombreux
individus à chercher des opportunités ailleurs. Cette émigration est
souvent motivée par le désir de subvenir aux besoins de leur famille en
trouvant un emploi mieux rémunéré.
Niveau d’Études (Ni.E)
Les personnes ayant un niveau d’éducation plus élevé sont souvent
plus enclines à émigrer pour chercher des opportunités professionnelles
correspondant à leur niveau de qualification. Cela peut aussi contribuer
au phénomène de “Brain drain”.
Dans les pays d’Afrique de l’Ouest, les diplômés peuvent migrer pour
des raisons professionnelles, surtout s’ils ne trouvent pas de travail
adéquat à leur niveau de compétence dans leur pays d’origine.
Densité de Population (DP)
Une densité de population élevée peut créer des tensions économiques
et sociales, en particulier si les ressources ne suffisent pas pour
subvenir aux besoins de la population.
Les zones très peuplées avec peu de ressources peuvent inciter à
l’émigration. Les individus des pays ou des régions à forte densité de
population peuvent choisir de migrer vers des endroits où ils perçoivent
de meilleures opportunités et moins de compétition pour les
ressources.
Taux de Mortalité Maternelle (TMM)
Un taux de mortalité maternelle élevé peut refléter des conditions
sanitaires et sociales précaires, influençant la perception de la
qualité de vie dans le pays.
Dans des pays où les services de santé sont insuffisants et où la
mortalité maternelle est élevée, les individus peuvent chercher à migrer
vers des pays avec de meilleurs systèmes de santé pour assurer un avenir
plus sûr à leur famille.
8.9. INTERPRETATION RECAPITULATIF
Dans le contexte de l’émigration des pays d’Afrique de l’Ouest, les
dimensions économiques et politiques sont les principaux moteurs de la
migration. Les pays qui montrent des difficultés économiques (comme un
faible niveau de revenu, un taux de chômage élevé et une forte pauvreté)
ainsi qu’une instabilité politique voient plus de départs. Les individus
émigrent pour échapper à ces conditions difficiles et chercher un
meilleur avenir pour eux-mêmes et leurs familles.
Les variables socio-démographiques comme la densité de population et
le niveau de satisfaction viennent compléter cette analyse. Une forte
densité de population sans opportunités adéquates mène souvent à la
surpopulation urbaine, ce qui ajoute une pression supplémentaire sur les
ressources locales et pousse les gens à partir.
En conclusion, le cercle de corrélation permet de visualiser que
l’émigration en Afrique de l’Ouest est un phénomène multi-facette,
influencé par un ensemble complexe de facteurs économiques, sociaux, et
politiques. La pauvreté, le chômage, et l’instabilité politique sont les
moteurs clés qui expliquent pourquoi tant de personnes cherchent à
partir de leur pays d’origine vers d’autres horizons, espérant y trouver
des opportunités de vie meilleures.
8.10. NUAGE DES INDIVIDUS
L’interprétation du nuage des individus consiste à analyser la
répartition des pays d’Afrique de l’Ouest dans le plan factoriel (Dim1
et Dim2)
Dans le nuage des individus, chaque pays est représenté par un point
dont les coordonnées sont définies par ses contributions aux dimensions
principales (Dim1 et Dim2). Ces coordonnées reflètent la manière dont
chaque pays est influencé par les variables explicatives (taux de
chômage, pauvreté, stabilité politique, etc.).Les pays proches les uns
des autres partagent des caractéristiques similaires. Les pays éloignés
des axes ou positionnés à l’extrémité des dimensions ont des
contributions marquées par des variables spécifiques. Les pays proches
de l’origine (0,0) sont faiblement représentés par ces dimensions
principales.
Côte d’Ivoire (CIV) et Ghana (GHANA)
Ces pays ont des coordonnées élevées sur Dim1, indiquant qu’ils sont
fortement influencés par des facteurs économiques comme le taux de
pauvreté, le revenu moyen, et le chômage. Ces pays peuvent être
considérés comme des points de départ importants pour l’émigration
économique. Malgré une croissance économique relative, une grande partie
de la population reste confrontée à des inégalités, ce qui pousse
certains à chercher de meilleures opportunités à l’étranger.
Niger (NIGER) :
Situé à l’extrémité négative de Dim1, il reflète des conditions
économiques particulièrement défavorables (faible revenu par habitant,
pauvreté élevée, et chômage). Le Niger, étant un des pays les plus
pauvres, voit une forte émigration vers d’autres pays d’Afrique de
l’Ouest ou des pays plus développés. Les migrations sont souvent
motivées par la recherche de meilleures opportunités économiques et la
lutte contre la pauvreté.
Gambie (GAMBIE)
Elle se situe à l’extrémité négative de Dim2, reflétant une forte
instabilité politique et sociale. L’instabilité politique et les
tensions sociales sont des moteurs majeurs de l’émigration en Gambie.
Les départs sont souvent motivés par des raisons de sécurité ou par la
recherche de meilleures conditions de vie.
Niger (NIGER) et Mali (MALI)
Ces pays ont des coordonnées élevées sur Dim2, ce qui traduit des
problèmes socio-politiques comme l’insécurité, les conflits, ou une
gouvernance fragile. Ces pays connaissent une émigration importante en
raison des conflits armés (comme ceux liés au terrorisme) et de
l’instabilité politique. La recherche de sécurité pousse les populations
à fuir vers des pays plus stables.
Burkina Faso:
Ce pays est influencé à la fois par les dimensions économiques
(faibles revenus et pauvreté) et socio-politiques (instabilité). Le
Burkina Faso connaît une émigration mixte, motivée autant par des
raisons économiques que politiques. Les populations fuient la pauvreté
et les conflits armés dans les zones rurales.
Sierra Leone :
Elle se positionne dans une zone où les deux dimensions sont
importantes. La Sierra Leone, ayant souffert de la guerre civile et de
difficultés économiques, voit ses citoyens partir pour des raisons
sociales, politiques, et économiques.
Bénin (BENIN) et Guinée (GUINEE):
Ces pays sont proches de l’origine, indiquant qu’ils sont faiblement
influencés par les dimensions principales. Les migrations en provenance
de ces pays sont généralement moins importantes ou influencées par
d’autres facteurs non captés dans cette analyse, comme les réseaux
familiaux ou les opportunités d’études.
Interprétation récapitulatif
Le nuage des individus met en évidence les disparités entre les pays
d’Afrique de l’Ouest en termes de facteurs influençant l’émigration. Les
dimensions économiques (pauvreté, chômage, revenu) et socio-politiques
(instabilité, conflits) jouent un rôle central dans les décisions
migratoires. Ces résultats confirment que l’émigration est un phénomène
complexe, multidimensionnel, et fortement influencé par les
caractéristiques propres à chaque pays. Cette analyse peut guider les
politiques visant à atténuer les pressions migratoires en renforçant les
conditions économiques et sociales dans ces pays.
8.10.1. Classification des individus
8.10.1.1. Étapes pour une classification hiérarchique
Recueil des données :
Nous utilisons les coordonnées des pays sur Dim1 et Dim2, qui
reflètent leurs contributions aux facteurs d’analyse.
Les variables (issues du cercle de corrélation) aident à
comprendre les caractéristiques qui différencient ou regroupent ces
pays.
8.10.1.2. Calcul des distances :
Les distances euclidiennes sont généralement utilisées pour mesurer
la similarité ou la dissimilarité entre les individus (pays).
8.10.1.3. Création d’une matrice de distance :
Une matrice de distance est construite pour capturer la
dissimilarité entre chaque paire de pays.
Application de l’algorithme de classification hiérarchique :
Nous appliquons une méthode comme l’agrégation ascendante
hiérarchique (CAH) pour regrouper les pays de manière itérative.
Les critères de liaison peuvent être single linkage (plus proche
voisin), complète linkage (plus éloigné voisin), ou ward.D2
(minimisation de l’inertie intra-classe).
Dendrogramme :
Le résultat est un dendrogramme (arbre hiérarchique), qui montre les
regroupements des pays à différents niveaux.
Choix du nombre de classes :
La classification réalisée sur les individus fait apparaître 3
classes.

La classe 1 est composée d’individus tels que GAMBIE, GUINEE BISSAU,
SERRA LIONNE, TOGO et LIBERIA. Ce groupe est caractérisé par : de
faibles valeurs pour les variables Pop et Ni.SM (de la plus extrême à la
moins extrême).
La classe 2 est composé d’individus partageant : des variables dont
les valeurs ne diffèrent pas significativement de la moyenne.
La classe 3 est composée d’individus tels que COTE D’IVOIRE, GHANA,
MALI et NIGER. Ce groupe est caractérisé par : de fortes valeurs pour la
variable Pop.

Classification des individus (pays)
Classe 1 : Pays à Pression Modérée et Défis Multiples
Pays inclus: Gambie, Guinée-Bissau, Liberia, Sierra Leone,
Togo.
Caractéristiques principales:
Faibles populations et densités démographiques.
Niveau de satisfaction sociale et développement économique
limité.
Systèmes de santé fragiles exacerbés par le COVID-19.
Ces pays combinent une faible pression démographique avec des défis
sociaux, politiques et économiques prononcés, souvent à l’origine de
flux migratoires pour la survie ou la quête de meilleures
opportunités.
Le Groupe 1, comprenant la Gambie, la Guinée-Bissau et le Liberia,
se distingue par de faibles indicateurs démographiques et sociaux tel
que le niveau de satisfaction moyen et le nombre d’infrastructures
limitées. Ces pays affichent un nombre de population modérée, avec
2015828 hab. en Guinée-Bissau, 2573995 en Gambie et 5087584 hab. au
Liberia, ainsi qu’un PIB par habitant très bas, comme en Gambie (655
USD), (694 USD) en Guinée-Bissau et au Liberia (612 USD). Les niveaux de
satisfaction sociale y sont également faibles, avec des indices variant
entre 0,4 et 0,5 traduisant des conditions de vie précaires. En 2020,
les effets socioéconomiques de la pandémie de COVID-19 ont exacerbé les
inégalités existantes, poussant une partie de la population, notamment
les jeunes, à migrer vers des régions perçues comme plus stables. La
Gambie, par exemple, occupe une position stratégique sur les routes
migratoires clandestines vers l’Europe, accentuant les flux migratoires
sortants. Ces dynamiques reflètent un contexte marqué par des défis
structurels et des opportunités limitées au sein de ces pays.
L’émigration est motivée par une quête de meilleures conditions de vie
malgré une pression démographique limitée.
Ces pays affichent des densités de population variées, la Gambie et
la Guinée-Bissau ayant une faible densité, tandis que le Togo et le
Liberia connaissent une urbanisation croissante. Les flux migratoires,
surtout en Gambie et au Liberia, sont marqués par des migrations
économiques internes et internationales. La Gambie reste un point de
transit clé pour les migrations clandestines vers l’Europe via la
Méditerranée. En Guinée-Bissau, la migration est influencée par les
pressions économiques et l’instabilité politique. La Sierra Leone, après
les crises précédentes, enregistre des mouvements migratoires internes
liés à la recherche de meilleures opportunités économiques.
Politique et Gouvernance
- La Guinée-Bissau a traversé une année de tension politique en
2020, marquée par des élections contestées et une gouvernance instable.
Le Liberia, bien qu’ayant une transition politique pacifique, a continué
de lutter contre la corruption et les défis de reconstruction
post-guerre
- Le Togo a enregistré des tensions lors des élections
présidentielles, avec des appels à des réformes démocratiques. La Sierra
Leone, quant à elle, a progressé sur le plan de la consolidation de la
paix mais reste vulnérable aux impacts des crises économiques et
sociales.
Économie
Analyse des causes économiques des différents pays sur chaque
axe
Éducation et Santé
- L’éducation a été fortement perturbée, les écoles restant fermées
pendant une grande partie de l’année à cause des confinements. En
Guinée-Bissau, où le taux de scolarisation dans le secondaire est faible
(34,2 %), cette fermeture a exacerbé les inégalités éducatives.
- Les systèmes de santé, déjà fragiles, ont été submergés par la
pandémie. Le Liberia et la Sierra Leone, ayant encore des
infrastructures affaiblies par les crises d’Ebola passées, ont rencontré
de grandes difficultés à gérer les cas de COVID-19. En Gambie, les
confinements ont réduit l’accès aux services de santé de base. Ces pays
ont rapidement mis en place des mesures pour limiter la propagation du
COVID-19, telles que des confinements, des restrictions de déplacements
et des campagnes de sensibilisation.
Classe 2: Pays à Équilibre Relative et Opportunités Régionales
Pays inclus : Sénégal, Guinée, Benin
Caractéristiques principales :
- Indicateurs économiques et démographiques moyens.
- Flux migratoires modérés, principalement intra - régionaux.
- Résilience relative face aux crises économiques et
sanitaires.
La classe 2 est composé d’individus partageant des variables dont
les valeurs ne diffèrent pas significativement de la moyenne.
Indicateurs socioéconomiques et démographiques porches des moyennes
régionales.et absence de disparités extrêmes dans les données.
Ces pays se positionnent comme des points d’équilibre dans la
région, attirant et envoyant des migrants tout en montrant une certaine
stabilité économique et sociale.
La classe 2, composé du Sénégal, du Bénin et de la Guinée, présente
des indicateurs socioéconomiques intermédiaires. Le PIB par habitant est
moyen : 1951 USD pour le Sénégal, 1399 USD pour le Bénin et 959 USD pour
la Guinée, reflétant une économie modérée. Concernant la densité de
population, le Sénégal (87 hab. /km²), le Bénin (95 hab. /km²), et la
Guinée (54 hab. /km²) montrent des variations, mais elles restent
relativement stables comparées aux pays à forte densité.
En 2020, ces pays ont joué un rôle clé dans les migrations
inter-régionales. Ils ont attiré des populations des pays voisins grâce
à des opportunités économiques tout en observant des flux migratoires
sortants, notamment vers l’Europe. Ce phénomène illustre leur position
stratégique dans les flux migratoires, en servant de points de transit
et de destination tout en subissant des pressions migratoires
internes.
En 2020, le Groupe 2, composé du Sénégal, du Bénin et de la Guinée,
a connu des impacts importants liés à la pandémie de COVID-19. Ces pays,
avec des indicateurs socioéconomiques intermédiaires, ont subi des
perturbations économiques et sociales qui ont exacerbé les pressions
migratoires. La fermeture des frontières a limité les mouvements
migratoires habituels, notamment ceux de nature circulaire vers les pays
voisins. Cependant, la crise économique déclenchée par le COVID-19,
marquée par une baisse des revenus et une augmentation du chômage, a
amplifié les motivations pour migrer, surtout chez les jeunes et les
travailleurs informels.
Les mesures de confinement ont réduit les activités économiques,
impactant particulièrement les secteurs informels qui emploient une
large part de la population. Au Sénégal, au Bénin et en Guinée, cela
s’est traduit par une augmentation de la précarité, renforçant le désir
de migrer vers des pays perçus comme plus stables ou offrant plus
d’opportunités. Par ailleurs, l’accès limité aux soins de santé pendant
la pandémie a aussi accentué les vulnérabilités.
Malgré ces défis, ces pays ont continué à jouer un rôle clé dans les
migrations régionales, attirant les populations des pays voisins grâce à
des opportunités économiques limitées mais existantes. En revanche,
l’émigration vers l’Europe, bien que ralentie par la crise sanitaire,
est restée un objectif pour certaines populations, notamment les jeunes
diplômés et les travailleurs touchés par la crise économique. La
pandémie a donc non seulement modifié les dynamiques migratoires
traditionnelles, mais elle a également mis en lumière les fragilités
structurelles de ces pays intermédiaires.
Actualité en 2020 pour les pays : Sénégal, Bénin et Guinée
En 2020, le Sénégal, le Bénin et la Guinée ont fait face à des
dynamiques variées dans les domaines démographique, politique,
économique, éducatif, sanitaire et migratoire, exacerbées par les
impacts de la pandémie de COVID-19. Voici un résumé des principaux
points.
Classe 3 : Pays à Forte Pression Démographique et Dynamique
Migratoire
Pays inclus: Côte d’Ivoire, Mali, Niger, Burkina Faso, Ghana (ajouté
en raison de sa forte population).
Caractéristiques principales:
- Populations importantes avec une pression démographique
accrue.
- Facteurs de migrations complexes : conflits, pauvreté, et crises
environnementales.
- Migrations internationales et internes significatives.
Ces pays sont caractérisés par une forte densité démographique et
des contextes socio-économiques qui intensifient les flux migratoires à
diverses échelles.
Le Groupe 3, composé de la Côte d’Ivoire, du Mali, du Niger, du
Ghana et du Burkina Faso, se distingue par une forte population et une
pression démographique significative. Ces pays affichent des populations
importantes, comme la Côte d’Ivoire (26,8 millions), le Mali (21,2
millions), (21,5 millions) pour le Burkina Faso, (24.3 millions) au
Niger et le Ghana (31,1 millions). La pression démographique est
particulièrement marquée au Niger (18.7 hab. /km²) et en Côte d’Ivoire
(91 hab. /km²). Bien que le Burkina Faso ait une densité moyennement
faible, il partage les défis liés à l’instabilité politique et aux
crises environnementales. En 2020, les migrations ont été fortement
influencées par les conflits dans la région du Sahel, les sécheresses
récurrentes et les tensions socioéconomiques. Ces facteurs ont poussé
les populations à migrer vers des pays voisins ou à entreprendre des
routes internationales, tandis que des pays comme la Côte d’Ivoire ont
continué à attirer des migrants grâce à leur rôle de puissance
économique régionale.
En 2020, les pays de la région ouest-africaine, à savoir la Côte
d’Ivoire, le Ghana, le Mali, le Niger et le Burkina Faso, ont été
confrontés à une combinaison de défis démographiques, politiques,
économiques, éducatifs et sanitaires qui ont façonné leurs dynamiques
migratoires. Sur le plan démographique, la Côte d’Ivoire et le Ghana, en
tant que pôles économiques régionaux, ont attiré des flux migratoires
significatifs en provenance des pays voisins. Par exemple, la Côte
d’Ivoire accueillait environ 5 millions de migrants internationaux,
principalement issus des pays de la sous-région, tandis que le Ghana,
avec sa population de 31,1 millions d’habitants, servait de destination
pour des migrations circulaires en quête d’opportunités économiques. En
parallèle, des pays comme le Mali, le Niger et le Burkina Faso, soumis à
une forte pression démographique et à des niveaux de pauvreté élevés,
ont enregistré des déplacements massifs internes et externes exacerbés
par l’insécurité croissante.
Sur le plan politique, les conflits armés dans le Sahel ont dominé
l’année 2020, particulièrement au Mali, au Niger et au Burkina Faso, où
l’intensification des attaques par des groupes armés non étatiques a
provoqué des déplacements forcés de plus de 5 millions de personnes dans
la région. Par ailleurs, la Côte d’Ivoire a traversé des tensions
électorales qui ont brièvement perturbé ses flux migratoires.
Économiquement, la pandémie de COVID-19 a amplifié les inégalités et
ralenti la croissance. La fermeture des frontières et les restrictions
sanitaires ont durement frappé les économies informelles, affectant
particulièrement les ménages vulnérables dans les zones rurales et
urbaines.
En termes d’éducation, la situation était critique dans les pays du
Sahel, où plus de 3 300 écoles étaient fermées, privant près de 650 000
enfants d’accès à l’éducation, une situation aggravée par la pandémie.
La Côte d’Ivoire et le Ghana, bien que mieux lotis, ont également subi
des perturbations éducatives dues aux confinements. Enfin, sur le plan
sanitaire, les systèmes de santé fragiles des pays sahéliens ont eu du
mal à gérer les impacts du COVID-19, tandis que la Côte d’Ivoire et le
Ghana ont su maintenir une certaine résilience grâce à des
infrastructures sanitaires plus solides.
Ainsi, l’année 2020 a été marquée par une convergence de crises dans
ces pays, où les conflits, la pandémie, et les pressions démographiques
ont intensifié les dynamiques migratoires. Ces défis appellent des
réponses coordonnées pour renforcer la résilience régionale et gérer
efficacement les flux migratoires. Les cinq pays ont rapidement mis en
place des mesures pour limiter la propagation du COVID-19, telles que
des confinements, des restrictions de déplacements et des campagnes de
sensibilisation. Cependant, des systèmes de santé déjà fragiles,
notamment au Mali et au Niger, ont eu du mal à gérer les impacts de la
pandémie. La Côte d’Ivoire et le Ghana ont mieux résilié grâce à leurs
infrastructures sanitaires plus développées, mais les inégalités d’accès
aux soins ont accentué la précarité dans les zones rurales.
GROUPE PAYS MEMBRES JUSTIFICATION
Pays à Pression Modérée et Défis Multiples Gambie, Guinée-Bissau,
Liberia, Sierra Leone, Togo Faible pression démographique, défis sociaux
et économiques.
Pays à Équilibre Relatif et Opportunités Régionales Sénégal, Guinée,
Benin Indicateurs socio-économiques modérés, flux migratoires
stables.
Pays à Forte Pression Démographique et Dynamique Migratoire Côte
d’Ivoire, Mali, Niger, Burkina Faso, Ghana Forte densité et migrations
liées à des crises multiples.
9. CONCLUSION
Située à un carrefour stratégique entre l’Afrique du Nord et les
zones tropicales, l’Afrique de l’Ouest est une région marquée par des
mouvements de population intenses depuis des siècles. Sa position
géographique, avec une ouverture sur l’Atlantique et une proximité de
l’Europe, en a fait un espace clé pour les migrations. Historiquement,
cette région a été un lieu de brassage culturel ainsi que de mobilité
interne et internationale. Depuis les années 1960, des pôles économiques
et politiques comme le Sénégal, la Côte d’Ivoire, le Ghana et le Nigeria
ont attiré de nombreuses populations en quête de meilleures
opportunités.
Cependant, au fil des décennies, l’Afrique de l’Ouest est également
devenue une terre d’émigration. Les populations quittent les zones
rurales pour les villes, migrent vers des pays voisins plus stables ou
dynamiques, ou se dirigent vers d’autres continents, en particulier
l’Europe. Ces mouvements sont motivés par une combinaison complexe de
facteurs socio-économiques, politiques et environnementaux. La pauvreté,
le chômage, les conflits, l’instabilité politique et les effets du
changement climatique, tels que la désertification et la dégradation des
terres agricoles, alimentent ces flux migratoires.
La migration n’est pas un phénomène récent ; elle a façonné
l’histoire humaine. Des premières migrations humaines aux flux actuels,
les mouvements de population contemporains ont transformé les sociétés,
les cultures et les économies. Aujourd’hui, en Afrique de l’Ouest, la
migration constitue un enjeu majeur des débats politiques et
économiques, impactant à la fois les pays d’origine et les pays de
destination.
Cette étude vise à analyser les différents facteurs à l’origine de
la mobilité des populations en Afrique de l’Ouest, en explorant à la
fois les causes socio-économiques et les impacts sur les pays d’origine
et d’accueil. Elle met en lumière les dynamiques de migration interne et
internationale et propose une classification des pays selon leurs
caractéristiques migratoires, afin de mieux comprendre les disparités et
les similitudes au sein de la région.
REFEFERENCES BBLIOGRAPHIQUES
[6] «
33794-file-rapport_statistique_sur_la_migration_du_travail_en_afrique.pdf
».
[7] M. Roser, P. Arriagada, J. Hasell, H. Ritchie, et E.
Ortiz-Ospina, « Economic Growth », Our World Data, déc. 2023, Consulté
le: 20 novembre 2024. [En ligne]. Disponible sur: https://ourworldindata.org/economic-growth
[8] « Cahiers de l’Afrique de l’Ouest : Mobilités ouest-africaines
et politiques migratoires des pays de l’OCDE ».
[10] M. de Lattre-Gasquet, « LE DÉVELOPPEMENT DES ESPACES RURAUX EN
AFRIQUE DE L’OUEST », Futuribles, p. 1, mars 2021.
[11] «
futuribles-le-developpement-des-espaces-ruraux-en-afrique-de-louest(1).pdf
».
[12] « Kotchoni - Potentiel d’expansion des échanges commerciaux
ent.pdf ».
[13] « Sebego - RAPPORT 2020 SUR LE DÉVÉLOPPEMENT DURABLE EN
AFRIQ.pdf ».
[14] « s11482-021-10024-w.pdf ».
[19] « de Lattre-Gasquet - 2021 - LE DÉVELOPPEMENT DES ESPACES
RURAUX EN AFRIQUE DE .pdf ».
[21] L. Kabbanji, Politiques migratoires en Afrique de l’ouest:
Burkina Faso et Côte d’Ivoire. KARTHALA Editions, 2011.
[22] « Nations Unies | Paix, dignité et égalité sur une planète
saine ». Consulté le: 16 novembre 2024. [En ligne]. Disponible sur: https://www.un.org/fr/
[24] « Nations Unies | Paix, dignité et égalité sur une planète
saine ». Consulté le: 16 novembre 2024. [En ligne]. Disponible sur: https://www.un.org/fr/
• Comment décririez-vous la situation migratoire actuelle dans les pays de l’Afrique de l’Ouest ?